Affichage des articles dont le libellé est vacances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vacances. Afficher tous les articles

jeudi 29 octobre 2009

Vacances... prolongées

Devant l’enthousiasme débordant exprimé dans les nombreux commentaires du billet précédent, je cède et continue ce blog ! Même si par rapport aux plans évoqués ci-dessous, je reste pour l’instant bloquée dans la période de recherche d’emploi. D’où le titre de ce billet…

Le mois de juillet a été plus musical que jamais, avec l’enchaînement du Montreux Jazz Festival et du Paléo, soit 3 semaines quasi ininterrompues de concerts divers et variés. Je vous épargnerai le compte-rendu de toutes les prestations auxquelles j’ai assisté – psychopathe que je suis, c’est bel et bien détaillé ailleurs sur le net ! -, j’ai comme l’impression qu’une simple et longue liste vous suffira amplement (avec en gras ceux qui m’ont particulièrement marquée… de manière positive).
MONTREUX : Leila, Moderator, Underworld, Justin Nozuka, The Funk On Me, Steely Dan, Dave Matthews Band, Chickenfoot, Herbie Hancock & Lang Lang, Alela Diane, finn. & eicher, Emily Loizeau, ELEW, Black Eyed Peas, SMV, George Duke trio & Chaka Khan, Montreux Jazz on the Road 2009, Lily Allen, CTI All Star Band, Jamie Cullum, Sébastien Schuller, Alice Cooper, We Have Band, Noisettes, DJ Vincz, David Sanborn, Raphael Saadiq, Q-Tip, Ray Lema, Mr Lif, Outerspace, Jedi Mind Tricks, La Coka Nostra, Trybez, Grace Jones, Wyclef Jean, Sly Dunbar & Robbie Shakespeare, Bill Laswell & Method of Defiance, B.B. King, Kenny "Babyface" Edmonds, Marianne Faithfull, John Scofield Piety Street Band, McCoy Tyner Trio, Chucho Valdés, Solomon Burke, Susan Tedeschi, Scott Matthew, Anthony & The Johnsons, Ray Parker Jr, Kool & The Gang, Earth Wind & Fire Experience feat. Al McKay, Allen Toussaint, Madeleine Peyroux, Daniel Powter, Status Quo, John Fogerty, Swedish ACT Allstars, Melody Gardot, Peter Cincotti, Seal, Prince, The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads, Simian Mobile Disco, Yuksek, Birdy Nam Nam.
PALEO : Anaïs, The V.AC., Gossip, Sophie Hunger, Peter Kernel, Kaiser Chiefs, Julien Doré, Yodelice, Ghinzu, Pascale Picard Band, Peter van Poehl, Franz Ferdinand, Toufo, Prodigy, Olli & The Bollywood Orchestra, Brutus, Hugh Coltman, Rodrigo y Gabriela, Amy Macdonald, Karkwa, Moby, Peter Doherty, Erik Truffaz & the Bénarès project, Charlie Winston, Fatboy Slim, Ayo, Grace, Tracy Chapman, Francis Cabrel, Caravan Palace, concert classique, Coeur de Pirate, Raphael, Bénabar.
Après tant de musique, j’étais complètement vannée et j’en avais quand même pas dessus (?!) les oreilles ! Mais cet été constituait la seule et unique occasion d’enchaîner ces deux festivals en entier, c’était quelque chose que je voulais faire une fois, pour voir. Bref. Ca, c’est fait !

Le mois d’août a débuté par une fête nationale beaucoup trop tranquille. Ensuite je me suis exilée une dizaine de jours au chalet avec une bande de copains de la région, ainsi que Martin (un des Québécois de Delft) accompagné de sa blonde, qui étaient en plein road trip helvète. A mon retour en plaine, je me suis mise à chercher activement du travail, ne me doutant pas à quel point cela s’avérerait long et pénible.

Histoire de me changer les idées, je suis retournée au chalet en septembre le temps d’un long weekend avec plusieurs amis. Et à la fin du mois, j’étais à Paris. Durant une petite semaine, j’ai fait la touriste pas pressée (genre attendre deux plombes pour grimper dans Notre-Dame ou sur la Tour Eiffel de nuit), j’ai découvert l’Olympia avec Valérie Lemercier, Florence Foresti m’a fait énormément rire au Palace lors de la première de son nouveau spectacle, le film du « Petit Nicolas » m’a également amusée, et j’ai bien entendu assisté à quelques petits concerts ici et là. Le tout en revoyant des amies Parisiennes.

C’est début octobre que j’ai officiellement reçu mon diplôme, lors d’une cérémonie pompeuse, malheureusement plus axée sur la renommée de l’Ecole que sur les nouveaux diplômés… C’était d’autant plus long que j’avais déjà fêté en bonne et due forme la veille ! Donc la journée était pénible (mis à part l’apéro final, quoi), et l’ultime réunion de classe nocturne fatigante.

En novembre, je vais donc continuer à chercher un job, tout en passant du temps avec mes amis par-ici, et peut-être ailleurs si la tentation s’avère trop forte !

Voilà, j’espère avoir de bonnes nouvelles à partager sur ce blog avant la fin de l’année… Alors croisez les doigts avec moi !!!

mercredi 1 juillet 2009

Appelez-moi Master

Ca y est, c’est fait, j’ai mon Master !!!
Ca s’est passé plutôt in extremis (pas de détails, tout raconter ne vous apporterait pas grand-chose…), ces dernières semaines no-life m’ont vraiment épuisée à la fois mentalement et moralement… Mais c’est bon ! Le soulagement n’en est que plus grand !

Après avoir rendu mon rapport le 19 juin, j’ai continué à m’enfermer chez moi, cette fois-ci pour préparer la présentation de mon travail, qui a eu lieu mardi 23 juin, entre autre en présence de ma prof suisse qui a fait un aller-retour durant la journée. Encore en dernière minute, on m’a bien aidé à avoir des bons coups de chaud, pas simple à gérer… Mais je crois que ma présentation était potable vu le temps que j’ai eu à disposition pour m’y coller. Par contre l’espèce d’examen oral que j’ai eu seule face à mes superviseurs était loin d’être glorieux… In extremis le Master, je vous dis !
Pian, Paul et Mike se chargeaient du soutien familial, c’était bien de les avoir proches en ce mardi. Et dans l’auditoire se trouvaient aussi quasi tous mes copains (et quasi pas de personnes externes), des visages bienveillants et rassurants alors que j’endurais cette dernière épreuve en somme ! Après ces émotions et le soulagement final, j’ai fait visiter le laboratoire à ma famille, ce qui a l’air de leur avoir bien plu, et surtout les bouts d’avions et hélicoptères qui traînent dans le hall des tests les ont amusés (alors que pour moi il est dorénavant tout à fait normal d’avoir un cockpit à portée, ainsi qu’un F-14 ou F-18).
Pour marquer le coup avec mes amis, on s’est retrouvés assez nombreux sur la terrasse du Bebop, avec en musique de fond un jazzband en live. Notre tablée était vraiment sympa. Tellement sympa que nous sommes restés entre 21h et 2h ! La fin de soirée (vu l’heure, on va même dire la fin de nuit) s’est déroulée chez un copain.

Mercredi, c’est donc la tête dans le pâté que je suis allée à TU. Et oui, j’avais beau avoir rendu mon rapport et fait ma présentation finale, il y avait encore un tout petit détail à régler pour l’EPFL : la réalisation d’un poster A0 résumant mon travail. Il se trouve que cette tâche (gratuite, vu qu’on n’aura aucune note et que ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est à nous ennuyer jusqu’au bout…) s’est avérée plus ardue que prévu, à cause du format spécial. Bref, j’ai passé mon après-midi à me battre sur Powerpoint pour arriver à la conclusion qu’il faut laisser tomber et apprendre à utiliser Adobe Illustrator vite fait bien fait… Or il était déjà l’heure de quitter l’université et de se diriger vers le bord d’un canal à côté du centre pour fêter la fête national du Québec (Saint Jean-Baptiste) et d’aller ensuite au Ruif pour une ultime soirée Erasmus. Le bar était vraiment vide, vu que tout le monde est en période d’examens. Qu’à cela ne tienne, notre groupe a investit les lieux, on s’est bien amusés, et nous avons squatté la terrasse jusqu’à la fermeture de 2h, après quoi nous sommes allés faire du bikefishing avec Martin et Daniel (les derniers arrivés de Montréal), ce qui nous a encore donné faim pour des burgers et kebabs.
Jeudi, tête dans le pâté, deuxième épisode ! Ma journée (qui ne commence pas avant 11h, on est bien d’accords) était marquée par la courte visite de ma Maman, qui était arrivée la veille aux Pays-Bas. Sa fille masterisée lui a fièrement montré là où elle a passé quatre mois inoubliables, en lui présentant un tas de monde, allant de la fameuse secrétaire aux fabuleux techniciens. Après ce lab tour, je suis retournée à mon poster, pour 3h petites mais laborieuses heures… Je n’ai pas pu faire plus long, car le BBQ de la Faculté débutait ! Des supers bonnes grillades, des salades, une tireuse d’Heineken, des vins, des amis, des collègues, des gens croisés un peu tous les jours au labo : que demander de plus ?! L’université étant verrouillée à 22h tapantes, un large groupe a continué la soirée au centre ville, et ensuite ça s’est fini jusqu’à pas d’heure chez moi.
Vendredi, tête dans le pâté, sprint final ! Finir ce satané poster dans les temps a nécessité un effort bien plus important que prévu, même si ce que j’ai rendu est vraiment minable. Tant pis, je ne suis apparemment plus à un truc de bâclé près, surtout que cet exercice ne compte en rien pour l’obtention du master… Après trois soirées très très remplies, j’ai consacré mon vendredi soir à des tâches bien glauques chez moi : vider mes armoires, faire ma valise, empaqueter divers trucs, trier les choses que j’avais à donner à mes voisins et amis. Ce qui fait que je me suis retrouvée dans un studio très impersonnel durant ces derniers jours !
Samedi, Paul et ma Maman sont venus embarquer quasi toutes mes affaires – ce qui me permettra de quitter Delft qu’avec un sac à dos dans quelques heures – et nous sommes allés manger une dernière fois au Sate bar à Rotterdam. Je suis rentrée seuls sur Delft pour larver chez moi, puisque j’avais quelques heures de sommeil en retard et qu’en plus il faisait une chaleur écrasante ! C’est requinquée que j’ai rejoint une grosse et ultime fête dans un bâtiment voisin, l’occasion de revoir un tas de monde que je n’ai croisé qu’à ce genre de fêtes et de leur dire au revoir…
Avant-hier, nouveau festival à me mettre sous la dent : Parkpop à Den Haag, le plus grand festival pop gratuit d’Europe. Comme nous sommes y allés avec un large groupe, nous nous avons évidemment perdu la moitié dans la foule, et ce avant même le premier concert. Impossible de se retrouver, tant pis, tout le monde se promènera au grès de ses envies ! Sans vous débiter un compte-rendu complet, voilà la liste des artistes que j’ai écoutés : le ska presque qu’instrumental (donc idéal pour émerger) de Skatalites, Dana Fuchs Band le temps d’une chanson horriblement braillée, l’agréable Sabrina Starke, la blague Dio & Sef dont un tube (Tijdmachine) m’a suivi depuis février donc les voir en live était un moyen de boucler la boucle en quelque sorte, les Britanniques The Pretenders (I’ll stand by you) qui ont la pêche malgré leur quasi 60 balais, le Flamand Milow (You don’t know / Ayo Technology) qui est entrain d’être bien connu et que j’aime de plus en plus. J’ai absolument adoré son concert, j’apprécie beaucoup les artistes qui partagent la scène avec leur groupe, au sens où il laisse une bonne place à ses copains musiciens et sa copine choriste de première classe.

Hier après-midi, c’était mon traditionnel cake d’adieu à TU, avec en prime une tournée de remerciements aux techniciens. En début de soirée, nous nous sommes retrouvés une petite quinzaine de quasi que francophones pour aller manger ensemble sur la terrasse d’un restaurant au centre. Depuis que j’entendais parler des spare ribs de Billy Beer, je ne pouvais pas quitter Delft sans y aller. Et ça en valait effectivement le détour ! Je suis allée au Bebop pour une ultime after, avec les plus valeureux, même s’ils devaient bosser le lendemain.
Ma dernière soirée à Delft était vraiment super : passer du bon temps avec des amis qu’on n’est pas forcément sûrs de revoir un jour alors qu’on a partagé plein de choses ensemble, c’était la meilleure des manières pour marquer le coup ! La toute dernière chose qu’il me restait à faire en rentrant chez moi en ayant dit au revoir à mes potes en chemin était d’aller abandonner mon fidèle vélo, accroché à un poteau près de chez moi pour qu’une copine le récupère et le promène à ma place dès le lendemain. Ca m’a fichu un sacré cafard, mine de rien…

J’ai rendu les clés de mon studio en fin de matinée aujourd’hui, et suis partie rejoindre ma famille, dans un premier temps à Leusden, puis à Houten pour un dernier Wok restaurant avec ma Maman, Pian, Yoeri, Mike ainsi que leurs conjoints et enfants. Et je renterai en Suisse demain en début de soirée…


Voilà, ça c’était pour mes diverses célébrations post-réussite de Master ! Avant de vous parler de mes grands projets en Suisse, gros flashback puisque je n’ai toujours pas partagé mes aventures trépidantes depuis fin mai !

Le vendredi précédent le long weekend de Pentecôte, après une journée vraiment pas productive du tout (labo vide, et gens qui ne passent qu’en coup de vent en cours d’après-midi pour vous attirer hors de l’uni), nous avons profité d’un petit moment de relaxation (et baignade pour certains) avec un gros groupe de francophones (et un Espagnol) au bord du lac. Enfin… « lac ». Le gros étang à Delftse Hout, qui est infesté de moustiques qui apparemment ne prennent même pas la peine de piquer. Des connaissances de copains amenant de connaissances, une chose folle s’est produite : j’ai rencontré « mon » premier Suisse de Delft ! Et hasard fort de fruit, il est moitié Suisse, moitié Néerlandais. Un vrai compatriote, quoi !
La soirée – ou plutôt de la nuit – au centre-ville a été un peu poussive à débuter, mais c’est la routine quand on sort avec des Espagnols (et Marina, une Canado-Russe arrivée durant mes vacances), eux qui ont vraiment l’habitude d’être lents, très lents au démarrage…

Dimanche, il était temps de débuter ma série de festivals estivaux, youpie ! Le Pinkpop fêtait sa 40ème édition, et est dans la lignée du Paléo. Plus de trois heures de multiples trains et bus navette étaient nécessaire pour rejoindre Landgraaf, tout au sud et à la frontière allemande. Je vous épargnerai le compte-rendu détaillé (si ça vous intéresse, manifestez-vous et je vous redirigerai), sachez juste que j’ai vu Madness (raison de mon déplacement, et j’ai bien fait !), Keane (ça, c’est fait), James Morrisson (à force d’entendre à la télé…), Placebo (beurk), et le groupe Krezip (remplacement de dernière minute pour Depeche Mode qui a dû annuler). Sinon, je ne peux quand même pas m’empêcher de dire qu’on a sacrément de la chance avec le Paléo, où (presque) tout est bien pensé. Et c’est en allant voir comment cela se passe ailleurs que je m’en rends mieux compte.
Petite anecdote pour la route : il faut croire que les montagnes me manquent plus que je ne le crois. C’est stupide, mais voir des champs un peu ondulés et une petite colline dans cette région si éloignée, ça m’a fait un petit quelque chose ! C’était plutôt inattendu puisque cela faisait 2-3 mois que je clamais haut et fort que, tant que ce ne serait pas la période de mon trip à mon chalet ou alors le trip luge, la montagne ne me manquerait pas…

Et au niveau de mon projet de master, c’est en fait durant la semaine qui a suivi que les choses ont commencé à devenir intenables, après réunion vraiment tendue… Dès lors, je n’avais plus d’autre choix que la no-life attitude ! Socialiser ? Parler avec des gens ? Connais pas… Pas le temps…

Or avant le cataclysme, j’avais déjà prévu deux choses auxquelles je ne voulais absolument pas renoncer !
Ma première distraction était le Zomerfestival, sur le campus à deux pas de chez moi. La musique plutôt hollando-néerlandaise n’était pas forcément attrayante, mais tout à fait suffisante pour se défouler entre amis.
La deuxième et dernière distraction, c’était un nouveau match de foot des Oranje au stade de Rotterdam, le Kuip, apparemment le plus populaire du pays car le public est très proche du terrain. Il s’agissait d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde (alors qu’en fait les Pays-Bas venaient d’assurer leur qualification en Islande) contre la Norvège, battue 2-0 sous une pluie battante. Avec Jeroen, on l’a bien sentie passer puisque nous étions au bord du terrain, absolument pas à l’abri !
Et ensuite, c’était donc la trilogie infernale rapport – défense – poster, et les multiples festoyages racontés au début de ce billet !


Comme dit, je rentre demain (mercredi) soir en Suisse. Jeudi, j’aurai un certain nombre de trucs barbants à régler, mais j’espère pouvoir traîner un peu au port et voir des gens qui m’auront manqué... Et dès vendredi, je staff au Montreux Jazz ! Donc si vous y allez, faites-moi signe (je devrais être dispo avant 18h et dès la fin des concerts, disons vers 1h). Ensuite je serai bien évidemment toute la semaine au Paléo, autre occasion de revoir du monde entre les concerts (ou dans la voiture sur le chemin du retour, si vous avez une place pour moi…). Dooonc si vous n’allez ni à Montreux ni à Nyon, on n’a pas beaucoup de chances de se croiser avant le 27 juillet !


Pour conclure, petite chose à propos de l’avenir de ce blog…
Etant donné qu’il est censé se passer plein de choses passionnantes de mon côté en 2009 (après le projet aux Pays-Bas et les vacances qui suivent, puis la recherche d’emploi et d’appartement en Suisse, youpiiie), je pense continuer à alimenter très irrégulièrement cet espace au fur et à mesure des news incroyables. Qu’est-ce que vous en pensez ?? (Oui, j’attends des réactions !)

vendredi 8 mai 2009

Vacances & visites de Suisse

La semaine dernière je ne suis pas allée à l’université. Je me suis accordé 3 jours de vacances, ce qui équivaut à avoir 10 jours off vu les circonstances : la Fête nationale a lieu le 30 avril, le 1er mai est plus ou moins férié pour les trucs en rapport avec l’Etat (dont TU), le 4 mai est un jour de commémoration de ceux qui sont morts durant la seconde guerre mondiale en servant le pays en Europe et en Asie (Dodenherdenking – Remembrance Day), et le 5 mai c’est la célébration de la fin de la guerre (Bevrijdingsdag – Liberation Day). Et si vous regardez le calendrier, vous verrez que les jours intermédiaires étaient un samedi et un dimanche, donc youhouhou, perfect !

Durant la matinée du lundi, je suis allée visiter le Van Gogh museum à Amsterdam. L’entrée est chère, mais l’exposition « Les couleurs de la nuit » en valait le coup. C’est très bien amené, chaque visiteur a des écouteurs pour des explications bienvenues, et cela débute avec des tableaux d’autres peintres qui ont inspiré Van Gogh. Cette expo est parcourue en un peu plus d’une heure, et une demi-heure m’a suffit pour jeter un coup d’œil aux tableaux de l’expo permanente, sans audiotour cette fois-ci. En cours d’après-midi, Dédé est arrivée à l’aéroport alors je suis allée l’accueillir, on est rentrées gentiment sur Delft avec pour seul et unique but de la soirée de planifier notre semaine et prendre des grandes décisions. C’est le genre de chose qui nous prend mille ans, puisqu’on n’est vraiment pas très douées pour ça, hum. On pensait avoir fait d’incroyables progrès puisque ça s’est fait assez rapidement (tout est relatif), mais à ce moment-là on ne savait pas encore que nous n’allions pas franchement suivre ce qui était prévu ! Et bien sûr, on a papoté jusqu’à pas d’heure, girl time power !
Nos supers idées de visites pour mardi étant toutes outdoor, elles sont tombées à l’eau vu le temps pourri. On s’est donc décidées à aller s’abriter dans les magasins à Amsterdam, avec quelques idées en tête. Puisque c’est nous, on n’a bien entendu de nouveau pas du tout fait ce qu’on pensait. Comme il faisait tout gris mais sec, cela nous a permis de nous balader tranquillement dans la ville que nous avions déjà visitée ensemble en 2005, jusqu’à la kermesse (les Hollandais adorent les fêtes foraines) qu’il y avait sur la place du Dam. Une ville (et un pays) aussi plate a un avantage tout simple : perchées sur une espèce de balançoire tournant à 60m du sol, on a une vue imprenable et largement dégagée ! Redescendues sur le plancher des vaches, on s’est promenées à travers les canaux en passant au marché aux fleurs (Bloemenmarkt), et entre temps les magasins étaient déjà fermés, alors nous nous sommes laissées tenter par des cocktails sur Rembrandtplein dans un bar australien (?) sympa, que nous avons quitté juste avant la retransmission du match de Champions League, pour traverser le quartier rouge en direction du quartier chinois adjacent, où nous avons découvert le restaurant A-fusion, bien coté au Gault-Millau (ça rigole pas !). C’était teeeellement bon et bien présenté, je crois qu’on s’est un peu fait exploser le bide avec du pepersaus ossenhaas pour moi et des crevettes pour Dédé.
Mercredi, Dédé a découvert les joies du vélo aux Pays-Bas, entre mon studio et la gare. Je lui ai quand même laissé mon vélo, qui est un chouilla moins pourri que le second que j’ai récupéré (oui, la roue avant est bien voilée… Et alors ?! Du moment que ça roule…), histoire de ne pas (trop) la traumatiser. Nous avons passé la journée au milieu des tulipes, puisque c’est LE moment (quoique, les 2 semaines précédentes étaient encore plus propices, alors qu’actuellement c’est quasi terminé). Le Keukenhof est un parc célèbre pour en voir de toutes les couleurs. La soirée du 29 avril, précédant ainsi la fête nationale, est traditionnellement l’occasion d’une énorme fiesta (Koninginnenach) à Den Haag, ancienne capitale et lieu de résidence de la famille royale (sauf erreur). Nous nous sommes donc noyées dans la masse, à la kermesse (excellent le carrousel qui nous a secouées, hihi), à proximité des différences scènes montées en pleine ville, vers le bar à Malibu, et euh voilà. En fait, le secret de la gestion de cette soirée, c’est qu’il ne faut pas trop boire et ne pas rentrer trop tard, sinon le lendemain à Amsterdam est plus que rude !
Jeudi 30 avril, Koninginnedag à Amsterdam ! La capitale n’était pas simple à atteindre, maintenant je comprends mieux pourquoi tout le monde m’a dit d’arriver tôt (vers 10h) et insistait qu’il fallait rentrer tôt aussi (vers 19h). Avec Dédé on n’a quitté Delft que vers 11h, et on a mis 2h en train pour y arriver, soit le double du temps habituel ! Mais nous avons dû laisser passer deux trains et effectuer un changement en chemin… Le retour était un peu mieux, assises en 1ère classe jusqu’à Leiden, mais debout serrées vers les portes pour les 20 dernières minutes. Enfin bref. Vous vous souvenez de la vague orange qui a déferlé sur la Suisse l’été passé durant l’Euro ? Vous n’avez rien, mais alors absolument rien vu ! Plus orange qu’Amsterdam un 30 avril, tu meurs ! Habits, chapeaux, lunettes, trucs extravagants : ces gens sont fous, c’est excellent ! La ville était absolument bondée (et 100% piétonne au centre), les artères principales remplies par la foule marchant vers les différentes scènes, les canaux bourrés de bateaux oranges avec musique. Globalement, je n’ai jamais vu une fête pareille, et pourtant j’ai passé un Nouvel-An devant Big Ben ! Il y avait teeellement de monde, mais surtout une teeeeellement chouette ambiance ! Bon enfant ! Joyeux ! Ca ne pousse pas dans la rue, les gens sont tout fou-fou sans enquiquiner ceux qui veulent passer ! Tout le monde est uni dans le même trip, c’est hyper agréable ! Dédé et moi avons traversé la ville de la gare centrale jusqu’à Museumplein, en chemin nous avons brièvement vu ma Maman et Paul (l’ami de ma tante Pian). Durant la journée, on a bougé tranquillement d’une scène à l’autre. Et nous n’avons pas résisté de retourner au restaurant A-fusion avant de rentrer tôt sur Delft. Ce n’est qu’en arrivant au studio que nous avons appris ce qu’il s’était passé à la mi-journée à Apeldoorn, lors de la visite de la famille royale : un abruti a décidé de s’en prendre à la Reine Beatrix (qui était dans un grand car) en lui fonçant dessus (avec une petite voiture ridicule). Ce c****** a renversé et tué des spectateurs dans la foule qu’il a traversée avant de se tuer contre un monument. Je peux vous dire qu’ici tout le monde est sous le choc qu’une chose pareille se soit passée ici, alors que c’est si calme d’habitude (comme en Suisse, quoi). Ce drame a sérieusement terni la fête dans le pays, où les célébrations ont été carrément annulées, mis à part à Amsterdam (impossible de tout stopper avec autant de gens en ville !) où les festivités n’ont été que raccourcies (jusqu’à 19h au lieu de 1h)…
Dédé est repartie vendredi, après avoir fait un aller-retour à Amsterdam. J’y ai ensuite retrouvé ma Maman pour une séance de shopping chez Mexx (qui apparemment nous arnaque bien en Suisse, en doublant le prix en euros…). Pour une fois, cela n’a pas été une tare (!), et je me suis trouvé un costume parfait en 30 minutes chrono. J’adore les faites pour les Hollandais, je n’ai au moins plus l’impression d’avoir une taille bizarre, quel bonheur ! Rentrées à Delft, nous sommes allée manger au restaurant chinois que j’avais testé avec Sarah : miam !

Samedi, c’était au tour de ma Maman de (re)découvrir les joies du vélo aux Pays-Bas. Elle trouvait mon vélo tout à fait correct en photo, mais une fois assise dessus elle l’a tout de suite trouvé moins « luxe », avec le pédalier qui bouge un peu. Nous sommes parties de bonne heure pour une excursion à Terneuzen (au sud en Zeeland, à plus de 2h30 en train/bus avec plein de changements) pour visiter une vieille tante qui avait pour habitude de venir en Suisse chaque année. Je n’avais plus pu converser avec elle directement depuis que j’étais petite (et que je parlais toujours néerlandais, donc), alors je pensais un peu l’impressionner en lui sortant des petites phrases improvisées et en répondant à quelques unes de ses questions, en l’absence d’intermédiaire. Mais elle avait l’air de trouver ça tout à fait normal, pffff. Après avoir dîné et marché sur la digue jusqu’en ville, nous sommes reparties jusqu’à Roosendaal, à mi-chemin, où vit une amie de ma Maman, qu’elle n’avait pas revue depuis une dizaine d’années. Papotage, souper (19h, donc c’était tard pour eux), tasse de café/thé (à 20h30, c’est sacré ici), et il était déjà temps de rentrer chez moi.
Dimanche, grasse matinée jusqu’à… 8h30 ! Oui alors ça, je n’ai pas compris non plus, surtout que le temps était bien morose. Bref. Après quelques courses à vélo sous la pluie (ô joie), nous gardons espoir (météorologiquement parlant) et nous décidons à aller à Madurodam, à Den Haag. C’est un parc où des bâtiments caractéristiques et monuments néerlandais sont miniaturisés. J’y étais allée il y a 21 ans, et le but du jour cette fois-ci était de reproduire plus ou moins les mêmes photos, avec moi qui dépasse les maquettes au lieu de l’inverse, haha ! Au début le soleil était réapparu, mais après, qu’est-ce qu’on a caillé ! En rentrant on s’est quand même promenées à Den Haag, avant d’aller souper à Delft dans un café-restaurant super sympa derrière la grande place du marché, De Waag. Et nous avons fini la soirée à échanger le contenu de la valise que ma Maman a embarquée (des habits plus légers), contre des fringues chaudes (dont ma grosse veste d’hiver). Parce qu’il faut bien prévoir mon retour en juillet, et il est absolument illusoire de tout faire rentrer dans 2 valises et 2 sacs !
Lundi matin, nous sommes allées pédaler dans Delft : les ponts levants (et levés juste quand on veut passer, grrrrr), les petits canaux, l’ancienne et la nouvelle église, la place du marché, les rues commerçantes, le campus de TU, … Nous avions bien calculé notre coup, pour être à l’heure d’un tour de visite à la fabrique Royal Delft, devant laquelle je passe en vélo à chaque fois que je vais faire mes commissions. Ma Maman aimant bien ces céramiques, c’était l’occasion ou jamais pour y aller. La visite était assez courte, mais intéressante. Le Bleu de Delft est très connu, mais en fait c’est d’abord peint en noir et l’oxyde de Cobalt devient bleu à 1700°C lors de la seconde cuisson (si j’ai bien retenu). Ma Maman est finalement rentrée en direction Leusden en début d’après-midi, après avoir plié ma lessive comme à la maison (ça ne s’invente pas !).
Quelques heures plus tard, je suis partie en direction d’Amsterdam, pour y faire un tour sur les canaux ! Jeroen et son frère Bas y ont récemment acheté un petit bateau, et ils m’en ont fait profiter, avec Jasper et sa copine Larissa. Nous avons commencé notre ballade peu avant 20h, heure à laquelle il était impératif de s’arrimer quelques instants pour respecter les deux minutes de silence pour le Dodenherdenking dont j’ai parlé plus haut. Car si on ne se tait pas, on passe vraiment pour des rustres. Nous avons navigué pendant près de 3h, ce qui qu’on a eu droit à la tombée de la nuit et ensuite à l’ambiance toute romantique avec les ponts joliment illuminés. Mais qu’est-ce qu’il faisait froid ! Mary Jane – le bateau – nous a permis de faire un joli tour sur le canal Amstel, devant la brasserie Heineken, Leidseplein, le quartier du Jordaan, Muntplein, et finalement de retourner vers le grand théâtre Le Carré. Après avoir repris le métro à Amsterdam (une première pour moi : disons que c’est un peu rustique pour quelque chose qui est en construction depuis 1977, mais ils n’arrêtent pas d’avoir des soucis pour avancer puisque la ville est construite sur un tas de sable…) et attrapé un train plus ou moins direct pour Delft, nous avons encore vite pédalé sous la pluie à 1h du mat’.
Mardi, après une vraie (!) grasse matinée, je me suis préparée psychologiquement à bosser de nouveau dès le lendemain. J’ai soupé chez Jeroen avec son pote Ivo, avant d’assister à la déroute d’Arsenal qui a été bouté hors de la Champions League par Manchester United aux portes de la finale. Pour se consoler (enfin… ME consoler) ils m’ont initiée aux joies de la Wii avec du bowling (me suis faite éclater, bien évidemment) et du tennis (me suis presque pas faite éclater, mais quand même).

Mercredi, mon programme s’est résumé à mon boulot ! J’ai recommencé à TU sur les chapeaux de roue, en y passant plus de 11h, pour une journée légèrement hyperproductive. J’ai pu avancer encore mieux que je ne le voulais, c’était inespéré. Peut-être que l’absence de mon superviseur (jusqu’à la fin de semaine prochaine, youhouhou) m’a donné un sérieux coup de pouce, lui qui a tendance à rester sur mon dos juste aux moments où il ne faut pas (autrement dit, en plus d’un sens de la communication hyper développé, il a le sens du timing…).

Allez, je vous promets que le prochain billet sera plus court ! (Ou pas ?!)