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mercredi 1 juillet 2009

Appelez-moi Master

Ca y est, c’est fait, j’ai mon Master !!!
Ca s’est passé plutôt in extremis (pas de détails, tout raconter ne vous apporterait pas grand-chose…), ces dernières semaines no-life m’ont vraiment épuisée à la fois mentalement et moralement… Mais c’est bon ! Le soulagement n’en est que plus grand !

Après avoir rendu mon rapport le 19 juin, j’ai continué à m’enfermer chez moi, cette fois-ci pour préparer la présentation de mon travail, qui a eu lieu mardi 23 juin, entre autre en présence de ma prof suisse qui a fait un aller-retour durant la journée. Encore en dernière minute, on m’a bien aidé à avoir des bons coups de chaud, pas simple à gérer… Mais je crois que ma présentation était potable vu le temps que j’ai eu à disposition pour m’y coller. Par contre l’espèce d’examen oral que j’ai eu seule face à mes superviseurs était loin d’être glorieux… In extremis le Master, je vous dis !
Pian, Paul et Mike se chargeaient du soutien familial, c’était bien de les avoir proches en ce mardi. Et dans l’auditoire se trouvaient aussi quasi tous mes copains (et quasi pas de personnes externes), des visages bienveillants et rassurants alors que j’endurais cette dernière épreuve en somme ! Après ces émotions et le soulagement final, j’ai fait visiter le laboratoire à ma famille, ce qui a l’air de leur avoir bien plu, et surtout les bouts d’avions et hélicoptères qui traînent dans le hall des tests les ont amusés (alors que pour moi il est dorénavant tout à fait normal d’avoir un cockpit à portée, ainsi qu’un F-14 ou F-18).
Pour marquer le coup avec mes amis, on s’est retrouvés assez nombreux sur la terrasse du Bebop, avec en musique de fond un jazzband en live. Notre tablée était vraiment sympa. Tellement sympa que nous sommes restés entre 21h et 2h ! La fin de soirée (vu l’heure, on va même dire la fin de nuit) s’est déroulée chez un copain.

Mercredi, c’est donc la tête dans le pâté que je suis allée à TU. Et oui, j’avais beau avoir rendu mon rapport et fait ma présentation finale, il y avait encore un tout petit détail à régler pour l’EPFL : la réalisation d’un poster A0 résumant mon travail. Il se trouve que cette tâche (gratuite, vu qu’on n’aura aucune note et que ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est à nous ennuyer jusqu’au bout…) s’est avérée plus ardue que prévu, à cause du format spécial. Bref, j’ai passé mon après-midi à me battre sur Powerpoint pour arriver à la conclusion qu’il faut laisser tomber et apprendre à utiliser Adobe Illustrator vite fait bien fait… Or il était déjà l’heure de quitter l’université et de se diriger vers le bord d’un canal à côté du centre pour fêter la fête national du Québec (Saint Jean-Baptiste) et d’aller ensuite au Ruif pour une ultime soirée Erasmus. Le bar était vraiment vide, vu que tout le monde est en période d’examens. Qu’à cela ne tienne, notre groupe a investit les lieux, on s’est bien amusés, et nous avons squatté la terrasse jusqu’à la fermeture de 2h, après quoi nous sommes allés faire du bikefishing avec Martin et Daniel (les derniers arrivés de Montréal), ce qui nous a encore donné faim pour des burgers et kebabs.
Jeudi, tête dans le pâté, deuxième épisode ! Ma journée (qui ne commence pas avant 11h, on est bien d’accords) était marquée par la courte visite de ma Maman, qui était arrivée la veille aux Pays-Bas. Sa fille masterisée lui a fièrement montré là où elle a passé quatre mois inoubliables, en lui présentant un tas de monde, allant de la fameuse secrétaire aux fabuleux techniciens. Après ce lab tour, je suis retournée à mon poster, pour 3h petites mais laborieuses heures… Je n’ai pas pu faire plus long, car le BBQ de la Faculté débutait ! Des supers bonnes grillades, des salades, une tireuse d’Heineken, des vins, des amis, des collègues, des gens croisés un peu tous les jours au labo : que demander de plus ?! L’université étant verrouillée à 22h tapantes, un large groupe a continué la soirée au centre ville, et ensuite ça s’est fini jusqu’à pas d’heure chez moi.
Vendredi, tête dans le pâté, sprint final ! Finir ce satané poster dans les temps a nécessité un effort bien plus important que prévu, même si ce que j’ai rendu est vraiment minable. Tant pis, je ne suis apparemment plus à un truc de bâclé près, surtout que cet exercice ne compte en rien pour l’obtention du master… Après trois soirées très très remplies, j’ai consacré mon vendredi soir à des tâches bien glauques chez moi : vider mes armoires, faire ma valise, empaqueter divers trucs, trier les choses que j’avais à donner à mes voisins et amis. Ce qui fait que je me suis retrouvée dans un studio très impersonnel durant ces derniers jours !
Samedi, Paul et ma Maman sont venus embarquer quasi toutes mes affaires – ce qui me permettra de quitter Delft qu’avec un sac à dos dans quelques heures – et nous sommes allés manger une dernière fois au Sate bar à Rotterdam. Je suis rentrée seuls sur Delft pour larver chez moi, puisque j’avais quelques heures de sommeil en retard et qu’en plus il faisait une chaleur écrasante ! C’est requinquée que j’ai rejoint une grosse et ultime fête dans un bâtiment voisin, l’occasion de revoir un tas de monde que je n’ai croisé qu’à ce genre de fêtes et de leur dire au revoir…
Avant-hier, nouveau festival à me mettre sous la dent : Parkpop à Den Haag, le plus grand festival pop gratuit d’Europe. Comme nous sommes y allés avec un large groupe, nous nous avons évidemment perdu la moitié dans la foule, et ce avant même le premier concert. Impossible de se retrouver, tant pis, tout le monde se promènera au grès de ses envies ! Sans vous débiter un compte-rendu complet, voilà la liste des artistes que j’ai écoutés : le ska presque qu’instrumental (donc idéal pour émerger) de Skatalites, Dana Fuchs Band le temps d’une chanson horriblement braillée, l’agréable Sabrina Starke, la blague Dio & Sef dont un tube (Tijdmachine) m’a suivi depuis février donc les voir en live était un moyen de boucler la boucle en quelque sorte, les Britanniques The Pretenders (I’ll stand by you) qui ont la pêche malgré leur quasi 60 balais, le Flamand Milow (You don’t know / Ayo Technology) qui est entrain d’être bien connu et que j’aime de plus en plus. J’ai absolument adoré son concert, j’apprécie beaucoup les artistes qui partagent la scène avec leur groupe, au sens où il laisse une bonne place à ses copains musiciens et sa copine choriste de première classe.

Hier après-midi, c’était mon traditionnel cake d’adieu à TU, avec en prime une tournée de remerciements aux techniciens. En début de soirée, nous nous sommes retrouvés une petite quinzaine de quasi que francophones pour aller manger ensemble sur la terrasse d’un restaurant au centre. Depuis que j’entendais parler des spare ribs de Billy Beer, je ne pouvais pas quitter Delft sans y aller. Et ça en valait effectivement le détour ! Je suis allée au Bebop pour une ultime after, avec les plus valeureux, même s’ils devaient bosser le lendemain.
Ma dernière soirée à Delft était vraiment super : passer du bon temps avec des amis qu’on n’est pas forcément sûrs de revoir un jour alors qu’on a partagé plein de choses ensemble, c’était la meilleure des manières pour marquer le coup ! La toute dernière chose qu’il me restait à faire en rentrant chez moi en ayant dit au revoir à mes potes en chemin était d’aller abandonner mon fidèle vélo, accroché à un poteau près de chez moi pour qu’une copine le récupère et le promène à ma place dès le lendemain. Ca m’a fichu un sacré cafard, mine de rien…

J’ai rendu les clés de mon studio en fin de matinée aujourd’hui, et suis partie rejoindre ma famille, dans un premier temps à Leusden, puis à Houten pour un dernier Wok restaurant avec ma Maman, Pian, Yoeri, Mike ainsi que leurs conjoints et enfants. Et je renterai en Suisse demain en début de soirée…


Voilà, ça c’était pour mes diverses célébrations post-réussite de Master ! Avant de vous parler de mes grands projets en Suisse, gros flashback puisque je n’ai toujours pas partagé mes aventures trépidantes depuis fin mai !

Le vendredi précédent le long weekend de Pentecôte, après une journée vraiment pas productive du tout (labo vide, et gens qui ne passent qu’en coup de vent en cours d’après-midi pour vous attirer hors de l’uni), nous avons profité d’un petit moment de relaxation (et baignade pour certains) avec un gros groupe de francophones (et un Espagnol) au bord du lac. Enfin… « lac ». Le gros étang à Delftse Hout, qui est infesté de moustiques qui apparemment ne prennent même pas la peine de piquer. Des connaissances de copains amenant de connaissances, une chose folle s’est produite : j’ai rencontré « mon » premier Suisse de Delft ! Et hasard fort de fruit, il est moitié Suisse, moitié Néerlandais. Un vrai compatriote, quoi !
La soirée – ou plutôt de la nuit – au centre-ville a été un peu poussive à débuter, mais c’est la routine quand on sort avec des Espagnols (et Marina, une Canado-Russe arrivée durant mes vacances), eux qui ont vraiment l’habitude d’être lents, très lents au démarrage…

Dimanche, il était temps de débuter ma série de festivals estivaux, youpie ! Le Pinkpop fêtait sa 40ème édition, et est dans la lignée du Paléo. Plus de trois heures de multiples trains et bus navette étaient nécessaire pour rejoindre Landgraaf, tout au sud et à la frontière allemande. Je vous épargnerai le compte-rendu détaillé (si ça vous intéresse, manifestez-vous et je vous redirigerai), sachez juste que j’ai vu Madness (raison de mon déplacement, et j’ai bien fait !), Keane (ça, c’est fait), James Morrisson (à force d’entendre à la télé…), Placebo (beurk), et le groupe Krezip (remplacement de dernière minute pour Depeche Mode qui a dû annuler). Sinon, je ne peux quand même pas m’empêcher de dire qu’on a sacrément de la chance avec le Paléo, où (presque) tout est bien pensé. Et c’est en allant voir comment cela se passe ailleurs que je m’en rends mieux compte.
Petite anecdote pour la route : il faut croire que les montagnes me manquent plus que je ne le crois. C’est stupide, mais voir des champs un peu ondulés et une petite colline dans cette région si éloignée, ça m’a fait un petit quelque chose ! C’était plutôt inattendu puisque cela faisait 2-3 mois que je clamais haut et fort que, tant que ce ne serait pas la période de mon trip à mon chalet ou alors le trip luge, la montagne ne me manquerait pas…

Et au niveau de mon projet de master, c’est en fait durant la semaine qui a suivi que les choses ont commencé à devenir intenables, après réunion vraiment tendue… Dès lors, je n’avais plus d’autre choix que la no-life attitude ! Socialiser ? Parler avec des gens ? Connais pas… Pas le temps…

Or avant le cataclysme, j’avais déjà prévu deux choses auxquelles je ne voulais absolument pas renoncer !
Ma première distraction était le Zomerfestival, sur le campus à deux pas de chez moi. La musique plutôt hollando-néerlandaise n’était pas forcément attrayante, mais tout à fait suffisante pour se défouler entre amis.
La deuxième et dernière distraction, c’était un nouveau match de foot des Oranje au stade de Rotterdam, le Kuip, apparemment le plus populaire du pays car le public est très proche du terrain. Il s’agissait d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde (alors qu’en fait les Pays-Bas venaient d’assurer leur qualification en Islande) contre la Norvège, battue 2-0 sous une pluie battante. Avec Jeroen, on l’a bien sentie passer puisque nous étions au bord du terrain, absolument pas à l’abri !
Et ensuite, c’était donc la trilogie infernale rapport – défense – poster, et les multiples festoyages racontés au début de ce billet !


Comme dit, je rentre demain (mercredi) soir en Suisse. Jeudi, j’aurai un certain nombre de trucs barbants à régler, mais j’espère pouvoir traîner un peu au port et voir des gens qui m’auront manqué... Et dès vendredi, je staff au Montreux Jazz ! Donc si vous y allez, faites-moi signe (je devrais être dispo avant 18h et dès la fin des concerts, disons vers 1h). Ensuite je serai bien évidemment toute la semaine au Paléo, autre occasion de revoir du monde entre les concerts (ou dans la voiture sur le chemin du retour, si vous avez une place pour moi…). Dooonc si vous n’allez ni à Montreux ni à Nyon, on n’a pas beaucoup de chances de se croiser avant le 27 juillet !


Pour conclure, petite chose à propos de l’avenir de ce blog…
Etant donné qu’il est censé se passer plein de choses passionnantes de mon côté en 2009 (après le projet aux Pays-Bas et les vacances qui suivent, puis la recherche d’emploi et d’appartement en Suisse, youpiiie), je pense continuer à alimenter très irrégulièrement cet espace au fur et à mesure des news incroyables. Qu’est-ce que vous en pensez ?? (Oui, j’attends des réactions !)

vendredi 15 mai 2009

R.A.S.

Après la rentrée à TU à un rythme effréné, la semaine qui a suivi a été bien plus relax. Tout comme ces derniers jours ainsi que le weekend passé, d’ailleurs. Après n’avoir pas tenu en place durant mes chouettes vacances, je me suis pris un weekend pour moi, en restant à Delft. En fait il a surtout consisté en tâches ménagères (toujours que du bonheur, ya pas à dire), mais aussi au début tout en douceur de ma recherche de travail. Eh oui, c’est qu’il ne faut pas oublier que la vraie vie va bien devoir commencer un jour où l’autre (là je vise novembre)… Donc dimanche, mon programme s’est résumé à la mise à jour de mon CV et à l’envoi de divers mails pour activer les gens dans mon réseau. Rien de bien passionnant à vous conter, donc. Vendredi j’étais tout de même allée à une fête dans mon quartier, après avoir fait un petit warm-up chez moi avec Freddy, Jeremy, Roger et son ami Ricard (sans h). Puis la houseparty en question était sympa, c’était dans un des logements voisins et organisé par Sodaba, Zakelin et Petra, rencontrées au début de mon séjour au Ruif et qui sont restées assez proches des Québécois.

Et voilà, c’est tout ! Quand je vous promettais un billet court pour compenser le précédent…

lundi 27 avril 2009

Dordrecht, Amsterdam & Bruxelles

Depuis le long weekend de Pâques, on a été vraiment gâtés avec pas mal de soleil (qui m’a donc narguée, puisque j’ai à nouveau passé 36 bonnes heures à TU durant les 4 jours qui ont suivi). Le printemps a l’air de s’installer (les gens sont méfiants et craignent que ce ne soit qu’un leurre… Moi j’y crois !), c’est vraiment magnifique avec toutes ces fleurs un peu partout !
Les Néerlandais (ou plutôt les échanges) dégainent leurs barbecues plus vite que leur ombre, c’est cruel de sentir de bonnes odeurs quand on rentre à pas d’heure chez soi et qu’on doit encore se cuisiner quelque chose… Par contre, le cliché du Hollandais au camping, c’est absolument véridique ! Durant le long weekend de Pâques, pas mal de camarades sont allés camper, vu qu’en plus il faisait beau.
Bref, ça me rend d’autant plus dingue que je ne compte vraiment plus mes heures à TU alors qu’il fait grand beau dehors. On en profite tout de même comme on peut, donc on tâche de prendre le lunch dehors avec une bande de compatriotes, dont Ramona que je vois régulièrement au labo et Jeroen avec qui j’ai sympathisé à force de se croiser vers la machine à café.

Samedi passé, je suis allée me promener à Dordrecht (30 minutes en train depuis Delft). C’est une adorable ville en format de poche, absolument charmant ! Deux heures suffisent pour fait le tour de la vieille ville à pieds (le reste n’est pas intéressant…), où il y a plein de terrasses dès qu’il y a un square. Le temps magnifique a rendu ma ballade encore plus parfaite. Comme j’étais un peu enrhumée j’avais pris une petite veste (pour le trajet en vélo à Delft), mais ensuite j’ai bien cuit quand j’étais dans les rues à l’abri du vent (soit la plupart du temps), tandis qu’au bord de la Meuse (Oude Maas) c’était bien agréable. Dordrecht n’est pas vraiment touristique, même si j’ai croisé plusieurs groupes de vieux qui étaient guidés par des gens du coin qui leur racontent divers faits et anecdotes. D’après mon Lonely Planet – qui est en passe de devenir mon bible – Dordrecht est la plus ancienne ville des Pays-Bas, et sa situation géographique stratégique au carrefour de la Meuse et de plusieurs rivières secondaires en ont fait une puissance importante au 16ème siècle. Et c’est là que ce sont rassemblés pour la première fois tous les leaders des provinces du pays.
Je vous fais encore part d’une petite réflexion que cette énième errance m’a inspirée : peut-être que je prête plus d’attention à ce genre de choses ici vu ma condition de semi-touriste, mais j’ai l’impression que les Hollandais sont assez portés sur les statues en l’honneur d’illustres personnes qui sont nées ou qui ont vécu dans les villes, alors qu’en Suisse cela ne me semble pas si fréquent que ça. Me trompe-je ? Bref.

Le Québécois Peter étant sur le point de quitter Delft, il y a eu un énorme BBQ durant la soirée de ce même samedi. J’y ai passé une large partie de la soirée/nuit à papoter avec Ramona et Oscar, un autre Néerlandais, qui s’avère être un connaisseur de la région du Léman. C’était bien sympa, à l’entrée de mon building, et beaucoup moins foireux que le Roof BBQ. Quoique, ça a commencé assez tard (après 22h !), mais fini bien « tôt » (4h du mat’). Une autre réflexion du jour (décidément) : le choix de viandes à griller est très pauvre ici (des saucisses ou des saucisses…), j’espère que ce n’est qu’une mauvaise passe et que lorsqu’on va se rapprocher de l’été, les stocks seront plus intéressants, comme en Suisse !

Après une courte nuit, j’ai passé le dimanche après-midi suivant à Amsterdam. Malgré le soleil, j’étais plutôt dans le coton (…) au début, mais j’ai continué à marcher sans me poser de questions ni me poser tout court, sinon je n’aurais plus réussi à décoller. Ce qui fait que je ne me suis arrêtée qu’à 16h pour manger un petit truc qui a fait office de dîner, après mon petit déjeuner encore plus frugal que d’habitude (!). Ceux qui se sont promenés dans diverses villes avec moi se souviendront au passage de ma tendance à ne pas m’arrêter pour manger (bah quoi, c’est une perte de temps), et auront la preuve que je ne fais pas ça que lorsque j’ai de la compagnie que je veux fatiguer ! Après avoir traversé le quartier des 9 straatjes (9 petites rues) où j’ai fait quelques repérage de boutiques diverses, j’ai continué mon shopping, et j’ai même acheté quelques trucs, ce qui est hyper rare pour moi puisqu’en général je ne trouve absolument rien !

Le début de la semaine passée à TU a été toujours aussi productif, j’étais toute contente de moi, mais parfois un peu frustrée de ne pas pouvoir compléter le programme imposant que je prévoyais chaque jour, alors que les gens d’ici disaient « wouahou, tu as fait beaucoup… Quoi ?! Tu veux encore faire des trucs ?!?! ». Tout allait bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce qu’un souci majeur survienne avec mes échantillons (qui étaient presque prêts) donc nouveau coup d’arrêt, partiel parce que je ne vais pas laisser ça comme ça, et ne plus rien faire… Cerise sur le gâteau, mon superviseur a trouvé le moyen de me plomber très délicatement, et ma motivation s’est envolée pour la fin de semaine, où j’ai à nouveau glandouillé (genre je ne faisais qu’un truc utile pendant 3h de la journée, et le reste du temps ce n’était que de la paperasse ou du remplissage de temps…).
Vendredi après-midi, une rumeur a couru dans l’Aviation Hall (là où il y a nos labos) : il y avait des free drinks et du free food dans un atelier ! Ni une, ni deux, on s’est tous rués dessus. En fait il y avait des compagnies plus ou moins reliées à l’école qui se présentaient sur des pseudo-stands, tout en proposant des internships (et plus ou moins des jobs si on se renseignait). C’était en tout cas très agréable de se faire quelques contacts de telle manière informelle, avec des Heineken à volonté au plein milieu des machines. Et le buffet chaud qui a suivi n’était que du bonheur, mmmmmmh !

Samedi (hier), je suis retournée en Belgique voisine, à Bruxelles cette fois-ci. Freddy et moi nous étions donnés rendez-vous à 8h15 à la gare de Delft, mais une fois au guichet mon compagnon du jour remarque qu’il n’a pas sa carte… Sprinter jusqu’à chez lui à vélo s’est avéré inutile, à 5 minutes près nous avons manqué notre train. Le suivant n’était qu’une heure plus tard, quelle loose ! Inutile de vous dire à quel point j’étais heureuse de m’être levée si tôt, pour rien… Du coup nous avons pris le train suivant pour Rotterdam et on a attendu là-bas en flânant un peu dans les rues… désertes ! Absolument incroyable que cette ville soit morte à ce point avant 9h30 !
Lorsque le train suivant arrive enfin, nous avons eu une nouvelle mauvaise surprise : il était bondé ! Il faut dire que c’est le premier weekend des vacances ici. Donc on s’est tapé les 2h de trajets debout dans le couloir, ce qui nous a quelque peu sciés les jambes pour bien commencer la journée…
Etant donné que mon idée était de plus ou moins suivre le parcours BD (qui ne s'est pas avéré si simple à repérer) en traquant les fresques, tout en adaptant la ballade pour passer vers le Palais Royal et traîner un peu plus au centre, Freddy et moi sommes descendus à la dernière station de la ville, Bruxelles-Midi/Zuid. Quel choc, ils sont restés bloqués dans les années 60, ou bien ?! C’est tout vieux et limite à l’abandon… En fait, tout le quartier que nous avons traversé était de ce genre, donc vraiment pas intéressant mais étonnant puisque nous ne nous attendions vraiment pas à cela. Un ascenseur vous extrait de ce quartier populaire (mais vraiment très populaire !) pour arriver au pied du Palais de Justice, qui se trouve en hauteur tout comme le Parc et le Palais Royal, ainsi que la Cathédrale St-Michel. Je ne soupçonnais vraiment pas que Bruxelles était une ville si vallonnée : en un jour j’ai avalé le plus important dénivelé que ce que j’ai fait en 2.5 mois ! Bon, vous me direz que ce n’est pas difficile, vu comme les Pays-Bas sont plats…
Puisque je parle de vallons, j’en profite pour parler de Wallons aussi (jetez-moi des cailloux pour ce jeu de mot…). J’ai vraiment ressenti Bruxelles comme étant plus francophone que néerlandophone, par exemple on nous adressait systématiquement la parole en français, langue que nous entendions vraiment fréquemment dans les rues (ce qui fait tout bizarre d’ailleurs, depuis le temps). Certains pubs m’ont marquées, où ils spécifient bien que c’est une initiative de la communauté flamande ou alors Avec ses talents et ses bons plans, la Wallonie avance. Ou alors le détail qui tue à la gare, où le tableau d’affichage indique les noms des villes à double, par exemple Tournai – Mouscron / Doornik – Moeskroen. En Suisse on n’est pas si mal lotis avec notre röstigraben, finalement !
De ce que j’en ai vu en 6h, les seuls endroits qui valent le coup à Bruxelles sont en fait tous autour de la Grand-Place, où j’ai apprécié les jolis bâtiments en pierre blanche (sinon les autres… bof…). Nous sommes forcément allés voir Manneken Pis, qui était déguisé en balayeur cela dit en passant. Nous avons aussi vu Jeanneke Pis, son pendant féminin, qui se trouve au fond d’une petite rue derrière des grilles. Mais c’est à un endroit stratégique, puisque c’est juste à côté du Delirium Café, un endroit (tout sombre…) qu’on se devait de visiter. Ne sachant que choisir parmi les plus de 2000 bières disponibles, nous nous sommes laissés tenter par celle dont le lieu nous inspirait : on a donc trinqué avec deux « Delirium Tremens », bon choix ! Avec Freddy, on s’est ensuite séparés autour de deux gaufres sur la Grand-Place, lui rentrant 1h plus tôt pour ensuite sortir à Rotterdam, moi continuant ma ballade sous le signe des BD avant de retrouver Delft.

lundi 13 avril 2009

Weekend de Pâques

Vendredi Saint, j’ai passé la soirée avec une bande d’Espagnols et de Portugais, dont Ruben qui commençait à fêter son anniversaire, au bar De Kurk, un pub sympa qui était très animé dès 1h ! Entre deux bières, j’ai réussi à désamorcer un (énième) rush sur Bruxelles pour le lendemain, les autres étant du genre à décider absolument à la dernière minute (et de changer d’avis au dernier moment, aussi). Bref, il est clair que j’aimerais aller visiter la capitale belge si proche, mais je ne compte pas y aller plusieurs fois, ce qui implique quand même un minimum d’organisation pour repérer ce qu’il y a à voir et à tout combiner en quelques heures, puisque ça se fera probablement en aller-retour !

Comme en Suisse, il a fait plus que chaud et beau ce weekend. Temps propice à quelque chose que j’adore : les barbecues. Samedi soir, c’était mon premier barbeck de la saison pour l’anniversaire de Ruben, youhouhou !!! Il avait lieu sur le toit du bâtiment voisin, qui n’est pas franchement safe à atteindre : il faut aller dans la cage d’escaliers jusqu’au dernier étage, puis faire un entassement branlant de tables de chevet sur une table de cuisine sous la trappe, plus des gars costauds en renfort pour hisser celles et ceux qui n’arrivent pas à monter par leurs propres moyens, c’est-à-dire à la force de ses pauvres bras. Vu qu’on va vers la saison des barbecues, il serait bien judicieux de se cotiser pour une bonne échelle, histoire que personne ne se blesse en montant ou en descendant (un mec s’est légèrement disloqué une épaule en descendant il n’y a pas longtemps)... Le BBQ était un peu foireux (mise en route difficile, surtout quand on commence à s’en inquiéter quand il fait déjà nuit), mais c’était un joyeux bordel dans la joie et la bonne humeur, et après s’être quelque peu acharnés nous avions enfin des bonnes braises ! Il y avait des gens d’un peu partout, des Portugais, les incontournables Espagnols, les Québécois Franck et Peter, Marko un Serbe, des Allemands, … Mais toujours pas d’autre Suisses (francophones ou pas), cela fait maintenant deux mois que je suis à Delft, et je n’en ai pas rencontré, à croire que je suis la seule et l’unique ici.

Dimanche de Pâques, les cloches des églises se déchaînaient alors que j’étais sur mon vélo, mais mon but était beaucoup plus fun : je suis allée à l’étranger, à Anvers (Antwerpen en néerlandais), qui se trouve à moins d’1h30 de Delft. C’est donc sur cette ville que j’ai jeté mon dévolu, me disant que quelques heures seraient amplement suffisantes pour en faire le tour, donc pas besoin de se lever à l’aube. Il n’y a absolument aucun contrôle pour passer la frontière, c’est parce qu’il y a une nouveauté dans l’espace Schengen depuis le 1er avril, non ? Enfin bref. En tout cas, tout est semblable à ce que je vois aux Pays-Bas, mis à part leurs plaques d’immatriculation rouges, l’absence de canaux, et un nombre de cyclistes très limités (les pistes, ou plutôt leur absence n’est pas encourageante). Ceux qui ne comprennent rien au néerlandais n’entendent pas de différence en passant la frontière. Mais alors pour moi c’est toujours troublant d’aller en Flandre, parce que ma compréhension n’est franchement pas terrible, avec qu’en Hollande je gère relativement bien. Comme tout le monde le sait, la langue est un des sujets sensibles entre Flamands et Wallons, alors j’ai été bien sage et ai parlé néerlandais, ou anglais quand je n’avais pas le vocabulaire suffisant, mais alors surtout pas en français. Toujours à ce propos, j’ai été marquée par les annonces à la gare d’Anvers – qui est impressionnante avec les quais sur trois étages, cela dit en passant - , qui ne sont pas préenregistrées et sont donc faites selon l’humeur du speaker : la première fois, ce n’est qu’en flamand, et tant pis pour vous si vous ne comprenez pas une autre langue ; la deuxième fois, marmonné vite fait en français, avant d’être répété bien distinctement en flamand. Ôtez-moi d’un doute : à Lausanne, tout passe systématiquement en français puis est répété en allemand, non ? Puisque je n’avais pas de plan et que je déteste découvrir une ville sans avoir une vague idée d’à quoi elle ressemble, j’avais rusé en affichant une carte trouvée sur internet et en… prenant une photo de mon écran. J’avais l’air maline à regarder mon appareil en marchant, hihi ! En ce dimanche de Pâques, la grande rue commerçante (Meir) était morte, mis à part deux-trois musiciens qui se couraient après. Les seuls endroits animés étaient un marché bric-à-brac et, bien évidemment, les quelques endroits touristiques (Groenplaats, Onze-Lieve-Vrouwekathedraal, Grote Markt). C’est d’ailleurs sur cette petite (!) Grande place, à la Brasserie Noord, que j’ai mangé de la vlaamse stoofcarbonade (carbonade flamande), un ragoût de bœuf cuisiné dans de la bière Leffe, accompagné d’une bonne Stella Artois ! Que dire de la ville ? Alors… Personnellement, je l’ai trouvée bizarre car c’est un gros mélange de vieilles maisons avec de jolies façades, de bâtiments vieillots, et de quelques constructions plus modernes. Ca doit être cette grande inhomogénéité qui fait que je n’aime pas trop… Apparemment, Antwerpen est aussi connue pour ses diamants, ce qui me fait une belle jambe, vous en conviendrez. Et le peintre Peter Paul Ruben est la fierté de la ville, sauf qu’il ne m’évoquait rien, ce qui me fait une seconde belle jambe. Au fil de ma balade, je suis arrivée au bord du fleuve Schelde (Escaut en français) et j’ai marché au travers du château (Steen). Et voilà, j’avais vu tout ce que je voulais de cette petite ville. Ayant prévu que l’affaire serait vite pliée, j’avais un plan B (qui vous semblera peut-être un peu stupide). Je suis donc allée au… cinéma, voir « Duplicity », qui est sur tous les écrans européens mais qui ne sort qu’en juin aux Pays-Bas. Chose agréable, les salles obscures belges sont plus civilisées que les néerlandaises, que c’est agréable quand personne ne fait plein de bruit en buvant et mangeant et sortant en pleine action ! J’ai beaucoup aimé ce film, en gros un mélange entre Closer – Ocean’s Eleven – Inside Man, avec Julia Roberts et Clive Owen.

Aujourd’hui je suis restée tranquillement à Delft, subissant le boum-boum provenant d’un « Monster truck show » (?!) qui avait lieu juste en-face de chez moi. La seule chose (ou presque) constructive du jour, c’était d’aller pédaler une petite heure avec mon iPod, un peu au hasard mais avec pour direction générale le petit lac de la ville dont on m’avait parlait. Il s’agit d’un gros étang (de Grote Plas) dans lequel je n’aurais pas vraiment envie de me baigner, avec une petite bande de sable en bordure et du gazon. Ce sera peut-être un endroit pour barbecues et larvages divers, mais je préfère éviter à cause de ces saletés de moustiques… En chemin, on traverse des jolis endroits dans le bois (Delft Hout) et quelque chose qui peut être une réserve naturelle. Pas mal pour s’aérer !

vendredi 10 avril 2009

Ma galère de projet peut enfin commencer !

Toute la semaine dernière je n’étais pas en grande forme... Par ex, mercredi avant d’aller au Ruif j’avais un peu mal au crâne, un petit trajet à vélo plus tard, c’était infernal, donc j’y ai juste avalé vite faire une petite bière avant de rentrer me coucher, jusqu’au lendemain où je ne suis pas allée à TU avant l’après-midi, puisque je n’étais toujours pas bien. Samedi, pendant la journée je ne suis sortie que pour faire mes courses (en ville, les mannequins dans les vitrines étaient remplacés par des vraies personnes, c’était rigolo tout plein), j’ai écrit à mes nombreux fans et en cours de soirée, Ricardo et Jose m’ont prévenue qu’il y avait une fête dans un building voisin. C’était une barbecue party, mais malheureusement je suis arrivée trop tard pour la bidoche... Ce qui ne m’a pas empêchée de rencontrer mille monde, de TU ou des gens incrusté : des Italiens, des Espagnols (ils sont absolument partout, c’est fou !), un Iranien, des Portugais, … Bref, j’ai bien profité de la soirée et du fait qu’elle était à côté de chez moi, et surtout que j’étais rétablie !
Ce n’est que dimanche que j’ai réalisé que c’était le weekend des musées à Delft, donc quelques uns étaient gratuits. Me doutant qu’ils étaient barbants, je n’y a fait que des sauts : 3 musées en 80 minutes, vite fait bien fait ! Le musée Lambert van Meerten est dans une vieille maison jolie à visiter où sont exposé des porcelaines, céramiques, Bleu de Delft (ça, c’est fait !), par contre si on ne lit pas couramment le néerlandais, on peut se brosser pour des explications quelconques. J’ai parcouru les deux étages d’autant plus rapidement, en repérant un style moderne de Bleu de Delft (ou pas ?) qui me plait bien, cela dit en passant. Le Prinsenhof se situe à quelques mètres, dans le plus grand et plus riche ancien couvent de la ville, où le prince Willem van Orange s’est fait assassiner en 1584 (ce dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là). La scène a été reconstituée dans un escalier (c’est-à-dire il y a l’impact de la balle dans un mur), vous verrez ça en photo plus tard… Ce musée donne quelques infos en anglais, mais elles ne m’intéressaient absolument pas, et les peintures/portrait sont si sombre, je n’aime vraiment pas ce style ! Finalement, j’ai rapidement traversé le musée Nusantara, consacré à l’Indonésie, ou plus précisément à divers objets de là-bàs. C’est dingue, cela fait plus ou moins partie de ma culture, mais ça ne me parle absolument pas ! Enfin bref, ce weekend des musées aura au moins été l’occasion pour que je visite quelques trucs de Delft. Il me ne reste plus qu’à monter dans la Nieuwe Kerk pour y apprécier la vue, et éventuellement voir le musée Vermeer, et j’aurai fait le tour de ce que je voulais dans « ma » ville.

Hier je suis allée au cinéma avec deux nouveau Français, Roger et Jeremy, pour voir « Knowing », qui semblait être le genre de film d’action qu’il me fallait, pour me changer les idées et ne surtout pas réfléchir. Le film commence bien, mais les choses se gâtent vraiment pas la suite, me laissant plus que perplexe pour la fin. Et comme dans tout blockbuster, il y a des moments vraiment comiques qui sont censés être plutôt dramatiques, des situations énormissimes qui s’enchaînent, une bannière américaine qui flotte fièrement au-dessus du chaos, … C’était également mon premier ciné aux Pays-Bas, et il faut dire que c’est assez particulier. Mais alors le coup de vendre de la bière (et du pinard, à entendre les bruits de bouchons) pour les salles obscures, qu’est-ce que c’est que ça ?! Comme il n’y a pas d’entracte, les spectateurs débarquent avec deux tonnes de bouffe, leurs tas de boissons, et ils ne se gênent pas le moins du monde pour aller aux toilettes en plein film. Pas terrible… Après tant d’émotions, j’ai encore emmené les deux gars au Locus Publicus.
Cet après-midi (donc après ma grasse mat’…), il faisait un temps magnifique, et plus de proposer des températures bien agréables. J’ai fait un petit tour à vélo, en direction de Rotterdam. Sa périphérie doit se trouver à 20min de chez moi je pense, mais après 15min le petit vent de face m’a usée et j’ai rebroussé chemin. Entre les deux villes, c’est assez la cambrousse avec de vastes espaces verts et beaucoup d’animaux (vaches, chèvres, chevaux, poneys, poules, canards, …). En jetant un coup d’œil sur Google maps, je me dis que relier l’Erasmusbrug à Rotterdam depuis mon studio doit prendre moins d’une heure. Un petit défi pour ce printemps en perspective, peut-être ? Il faut que j’en parle autour de moi…


Mais pourquoi avais-je besoin de me changer les idées ce weekend ? Parce que – attention grande nouvelle –, après huit semaines de dur labeur à Delft, je fais enfin quelque chose d’utile à TU !!! Hier j’ai fait mes premiers tests, dont les résultats ont l’air plus que bien, je suis tellement contente ! Et du coup j’ai bossé dur ces derniers jours pour enfin avancer : 10h vendredi et 37h en quatre jours cette semaine. Comme vous l’avez compris, mon projet de master a rencontré pas mal de difficultés depuis mon arrivée… Alors comme promis, voilà quelques détails sur mon travail, pour que vous ayez une idée de ce que je trafique à Delft.Plantons d’abord le décor : mon projet de master a pour intitulé « Fatigue mechanism of thermoplastic composites », je suis au département Design and Production of Composite Structures qui fait partie de la faculté d’Aerospace Engineering. Mon superviseur est Shafqat, doctorant depuis 2 ans. Et je travaille plus ou moins en collaboration avec François (un des Québécois arrivé en même temps que moi), chose qui n’était pas prévue mais qui s’est avérée nécessaire vu le déroulement des choses, puisqu’après un mois, le matériau initialement prévu pour moi a dû être mis de côté, car nous n’arrivions pas à produire des échantillons corrects (problèmes techniques avec une machine) et que mon temps à Delft est compté ! Le stage de François a donc été divisé en deux parties distinctes, chacun de nous assumant la moitié des essais, sur le même type de matériaux.
Une petite explication du titre de mon projet ne serait pas superflue, je pense ! Un composite est un assemblage de deux types de matériaux, l’un étant des fibres de renforts (des fibres de verres, par exemple), l’autre étant une matrice qui solidarise le tout (en l’occurrence de la résine de nylon, qui fait partie de la famille des thermoplastiques). Une fois des plaques de ce composite produites, ces dernières sont découpées en petits échantillons (13cm x 2cm), qui doivent encore être préparés de diverses manières avant d’êtres testés. Dit comme ça, c’est un processus rapide, alors qu’il n’en est rien : si toutes les étapes peuvent se faire à la chaîne (ce qui est quasi impossible puisqu’il y a toujours des imprévus, comme des réservations de machines qui se perdent, nos précieux techniciens tellement occupés qu’ils n’ont pas forcément de temps pour aider ou des blaireaux qui se sont un malin plaisir de vous mettre des bâtons dans les roues), il faut compter une bonne semaine de préparation ! Un test de fatigue est un test d’usure qui consiste à infliger des centaines/milliers de cycles charge-décharge, c’est-à-dire que la machine tire sur l’échantillon, le relâche, retire dessus, relâche, etc. La photo ci-dessous montre mon poste de travail, avec la machine de fatigue au milieu, des spots et des caméras qui pointent sur l’échantillon, un ordinateur qui gère les données de ces dernières et un autre ordinateur qui contrôle la machine. Les données qui m’intéressent sont l’évolution des déformations du composite (mesurées par un système sophistiqué de caméras qui vaut 50'000 euros, la classe), le nombre de cycles avant sa rupture, et le profil de rupture qui sera étudier par microscopie électronique. Le but du jeu étant de se baser sur diverses configurations du composites pour mieux comprendre quels sont les mécanismes qui entrent en ligne de compte, et ainsi tenter de les contrecarrer avec de nouveaux designs.

vendredi 6 mars 2009

Routine & Den Haag

Déjà une semaine depuis mon dernier billet, eh ben ! Entre temps, ma routine s’est déjà bien installée : le matin aller d’un bon pas à TU (pas de le courage de pédaler au réveil, et je préfère largement marcher 10 minutes pour bien de réveiller qu’être sur mon vélo 5min en mode Paris-Roubaix et d’arriver KO au boulot), enchaîner les thés pendant que je travaille, prendre un lunch à la hollandaise (càd sandwiches préparés à la maison) à midi tapante, tous les 2-3 jours me taper un raid commissions en fin de journée, me faire à manger et souper devant Friends/Joey (saison 4, diffusée en anglais sous-titré néerlandais parce qu’ils ne doublent pas les films etc) et le TJ suisse sur TV5, sortir suivant la motivation et les multiples fêtes (et au Ruif les mercredi soirs) et dormir 6h-7h avant de commencer une nouvelle journée. Et le weekend, je tâche de visiter les parages du, plus tard, j’irai un peu plus loin, genre à Amsterdam) et de sortir encore.

Prenons le weekend passé, par exemple.
Vendredi soir, il y avait une grosse fiesta à TU, dans le hall et la cafeteria de l’Aerospace Engineering, organisé par les étudiants de l’institut. Etant donné qu’ils nous ont saoulés toute la semaine précédente en monopolisant l’atelier pour y faire de la peinture, on était assez curieux de voir le résultat, sous le thème Cuba Libre. Alors si on connaît Balélec, c’est tout mignon, tout petit, et si simple à organiser ! Enfin bref, j’ai trouvé moyen et je ne suis décidément pas fan de ce genre de soirées. Surtout avec un mal de crâne…
Le samedi était studieux (et relativement productif) à Delft. Rien de bien transcendant.
Dimanche était consacré à la visite de musées à Den Haag (La Haie) et une vaste balade. J’étais déjà sur mon vélo pour aller à la gare avant 10h, vous vous rendez compte ?! Je suis arrivée au Gemeente Museum pour l’ouverture à 11h (eek). De l’extérieur, c’est un bâtiment plutôt moche et vieillot, et une fois dedans on se rend compte que c’est agencé disons euh spécialement. Globalement, j’ai été bien déçue par l’exposition principale « XXth Century » (dont c’était le dernier jour), mais en plus des peintres que j’aime bien (comme Mondriaan – qui a fait autre chose que des lignes et des carrés, grande révélation en ce qui me concerne (voir ci-contre) – , Van Gogh ou Kandinsky), j’y ai découvert des autres avec un style qui me plaisait bien : Karl Schmidt-Rotluff (Women in green), Herman Max Pachstein (Landscape at Dangast), Jan Toorop (Kanaal in Middelburg-Vlissingen), Robert Delauney (Cercles simultanés). Il y avait aussi quelques salles avec un chouette thème « Love ! Art ! Passion ! », où des œuvres de couples d’artistes ayant collaborés était exposées : Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, ou Hans Arp et Sophie Taeuber (que je ne connaissais pas). Pardon pour la looongue liste, ce n’était pas pour vous barber (quoique !), mais ça me servira surtout d’aide-mémoire. En sortant du musée, je me suis dirigée vers le Vredespaleis, qui abrite entre autres la Cour Internationale de Justice des Nations Unies, où il y a une flamme de la paix entourée de pierres provenant de tout plein de pays. Pour compléter ma journée culturelle, je suis allée au Panorama Mesdag. Qu’est-ce ? Au XIXème siècle, Hendrik Willem Mesdag a peint une immense fresque de 360° sur plus de 10m. Le paysage est vraiment beau (la mer, les dunes et le village de Scheveningen) et la peinture est très joliment mise en scène. Finalement, c’est ce tout petit musée qui m’a le plus plu ! Avant de rentrer chez moi, j’ai encore marché pas mal dans les rues commerçantes and vers les jolis Binnenhof et Mauritshuis (avec des bâtiments modernes au loin). Bref, j’ai fait quelques kilomètres !


Vu que ma semaine était plutôt longue à TU (et à peu près pour rien, au final… Youpie…), je vais bien me changer les idées ce weekend. Ce qui est prévu (mais va changer mille fois, comme d’habitude ici), c’est de rejoindre une fiesta avec des Espagnols ce soir et d’aller à Rotterdam demain avec les Québécois.


Je suis toujours à la recherche d’une alternative à Picasa pour mes photos… Flickr peut-être ??