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lundi 18 mai 2009

Visite de Marc

Quelques heures avant l’arrivée de Marc (MégaVolts, pour ceux qui se demandent de duquel je parle…), vendredi soir, des violents orages ont éclaté dans mes parages. Peut-être est-ce pour ça que l’avion qui faisait des allers-retours entre Genève et Amsterdam a eu une bonne heure de retard, ce qui m’a laissé le temps de l’accueillir à l’aéroport, contrairement à ce qui était prévu. Je lui ai donc fait découvrir les joies du Burger King, et nous sommes rentrés à Delft, où la pluie avait cessé. Ayant soifs, nous nous sommes bien évidemment arrêtés au Locus Publicus pour une première bière sur sol néerlandais.

Samedi, après avoir bien dormi – moi qui pensais que j’allais morfler et qu’il allait me faire me lever à l’aube ! -, Marc et moi sommes doucement partis en direction d’Enkhuizen, au bord de la Zuiderzee à 1h au nord d’Amsterdam. En y arrivant, on a compris qu’on tombait en plein festival de jazz. C’était extrêmement sympa en outdoor, avec plein de petites scènes montées dans la charmante vieille ville ainsi que des groupes qui jouaient en se baladant dans les rues. Excellent d’entendre ce genre de musique jouée comme ça, ça nous change de la Guggenmuzik ou des fanfares ! Le but de notre déplacement était en fait d’aller visiter le Zuiderzeemuseum, quelque chose comme le musée de l’habitat rural à Ballenberg (je fais comme si je connaissais, mais je n’y suis jamais allée). La visite était donc un bon prétexte pour avoir une activité en extérieur, puisque le temps était clément, mis à part un peu de crachin et un vent puissant venant de la mer. Bref, j’ai bien aimé me balader dans ces anciens quartiers reconstruits brique par brique, entre le village, les maisons de pêcheurs ainsi que leurs « ateliers », avec les canaux et la digue qui rendaient également bien. Après avoir bien profité de la visite, nous avons repris le train, parcourant d’innombrables pâturages (avec ou sans bestioles), champs (légumes ou ex-tulipes), bleds de taille modeste, petits parcs éoliens, le tout étant traversé de petits canaux. Puisque le trajet jusqu’à Delft dure 2h et qu’il commençait à faire faim, nous avons fait une escale à Amsterdam, avant que Marc (en état de fatigue avancé post-Blek, donc pas si survolté que ça et tout à fait suivable !) n’arrive plus à vaincre ses pics de sommeil.
Nous nous y sommes donc promenés un peu en début de soirée en quête d’un endroit où manger, jusqu’à Rembrandtplein. , où nous avons jeté notre dévolu sur le bar australien où j’étais déjà allée avec Dédé : Coco’s outback. Leçon du jour : les kangourous, ça a beau être mignon, mais… qu’est-ce que c’est bon ! Avec Marc on s’est régalés, nos petits steaks de 350gr accompagnés de bonnes frites nous ont bien fait plaisir.
La panse généreusement remplie, nous sommes repartis en direction de Delft. Lors du trajet, on a croisé de beaux orages avec d’importants déluges. Lorsque nous sommes sortis du train, ça allait, il ne pleuvait pas trop. Le temps de rejoindre nos vélos, ça y est, il royait (comment ça s’écrit ??) ! On s’est abrités jusqu’à la première accalmie, et nous avons sprinté jusqu’à chez moi. En chemin le pluie s’est calmée encore plus, mais certains bouts de routes étaient légèrement inondés, donc ce sont surtout ces traversées qui nous ont trempés au final !

Dimanche, Marc et moi avons joué de malchance pour les musées à Amsterdam. Le but était de prendre un billet d’entrée pour la maison d’Anne Frank à l’office du tourisme de la gare, pour éviter l’immense file d’attente sur place. Perdu, les seules places encore disponibles sont pour le début de soirée, trop tard à notre goût, on passe donc notre tour. Notre deuxième idée pour la journée était la visite du musée maritime des Pays-Bas, apparemment un musée immense. Manque de chance, après avoir trotté jusque là-bàs, on voit qu’il est fermé jusqu’en 2010 pour rénovation… Au final, nous nous sommes rabattus sur un classique, le Rijksmuseum, où il y a entre autre des peintures de Rembrandt (dont le grand « De Nachtwacht ») et Vermeer (« La laitière »), et des œuvres d’artistes moins connus (d’après moi) mais qui m’ont bien plus, comme Jan van Goyen (subtiles paysages néerlandais) ou Aert Van der Neer (qui avait l’air d’affectionner les crépuscules et la nuit). En sortant, nous nous sommes dirigées du côté de Rembrandtplein, en passant par le marché aux fleurs et le smartshop que s’y trouve. Comme il commençait à pleuvoir (une bonne douche et ça repart), on s’est abrités dans un pub voisin de notre endroit préféré. Initialement je pensais faire découvrir la cuisine indonésienne à Marc ou alors tester un restaurant du Suriname, mais l’appel du kangourou était trop fort, nous n’y avons pas résisté ! De retour au Coco’s outback, nous avons cette fois-ci opté pour un burger de Kangourou (deux tailles : « énorme » avec 600gr de bidoche ou « pas si énorme » avec 300gr, donc quand même respectable). Nous avons également continué l’investigation débutée la veille : les cocktails, d’autant plus que nous étions arrivés durant l’happy hour ! En deux jours, nous y avons testé et approuvé les suivants : Ulururu, Crazy Kangaroo, Sex on the Beach, Long Island Iced Tea, Tasmania Devil.

Ce matin, Marc m’a quittée pour passer une nouvelle journée à Amsterdam avant de rentrer en Suisse. Il était mon troisième et dernier invité Suisse à Delft. Son départ coïncide donc avec le début d’une ultime période pas très drôle, passablement centrée sur le boulot et la rédaction de mon rapport. Et vous savez à quel point j’adore écrire du blabla (blog mis à part, quoi !)… En tout cas, ça sent la fin de mon séjour, et, honnêtement, ce n’est pas forcément pour me plaire !...

vendredi 8 mai 2009

Vacances & visites de Suisse

La semaine dernière je ne suis pas allée à l’université. Je me suis accordé 3 jours de vacances, ce qui équivaut à avoir 10 jours off vu les circonstances : la Fête nationale a lieu le 30 avril, le 1er mai est plus ou moins férié pour les trucs en rapport avec l’Etat (dont TU), le 4 mai est un jour de commémoration de ceux qui sont morts durant la seconde guerre mondiale en servant le pays en Europe et en Asie (Dodenherdenking – Remembrance Day), et le 5 mai c’est la célébration de la fin de la guerre (Bevrijdingsdag – Liberation Day). Et si vous regardez le calendrier, vous verrez que les jours intermédiaires étaient un samedi et un dimanche, donc youhouhou, perfect !

Durant la matinée du lundi, je suis allée visiter le Van Gogh museum à Amsterdam. L’entrée est chère, mais l’exposition « Les couleurs de la nuit » en valait le coup. C’est très bien amené, chaque visiteur a des écouteurs pour des explications bienvenues, et cela débute avec des tableaux d’autres peintres qui ont inspiré Van Gogh. Cette expo est parcourue en un peu plus d’une heure, et une demi-heure m’a suffit pour jeter un coup d’œil aux tableaux de l’expo permanente, sans audiotour cette fois-ci. En cours d’après-midi, Dédé est arrivée à l’aéroport alors je suis allée l’accueillir, on est rentrées gentiment sur Delft avec pour seul et unique but de la soirée de planifier notre semaine et prendre des grandes décisions. C’est le genre de chose qui nous prend mille ans, puisqu’on n’est vraiment pas très douées pour ça, hum. On pensait avoir fait d’incroyables progrès puisque ça s’est fait assez rapidement (tout est relatif), mais à ce moment-là on ne savait pas encore que nous n’allions pas franchement suivre ce qui était prévu ! Et bien sûr, on a papoté jusqu’à pas d’heure, girl time power !
Nos supers idées de visites pour mardi étant toutes outdoor, elles sont tombées à l’eau vu le temps pourri. On s’est donc décidées à aller s’abriter dans les magasins à Amsterdam, avec quelques idées en tête. Puisque c’est nous, on n’a bien entendu de nouveau pas du tout fait ce qu’on pensait. Comme il faisait tout gris mais sec, cela nous a permis de nous balader tranquillement dans la ville que nous avions déjà visitée ensemble en 2005, jusqu’à la kermesse (les Hollandais adorent les fêtes foraines) qu’il y avait sur la place du Dam. Une ville (et un pays) aussi plate a un avantage tout simple : perchées sur une espèce de balançoire tournant à 60m du sol, on a une vue imprenable et largement dégagée ! Redescendues sur le plancher des vaches, on s’est promenées à travers les canaux en passant au marché aux fleurs (Bloemenmarkt), et entre temps les magasins étaient déjà fermés, alors nous nous sommes laissées tenter par des cocktails sur Rembrandtplein dans un bar australien (?) sympa, que nous avons quitté juste avant la retransmission du match de Champions League, pour traverser le quartier rouge en direction du quartier chinois adjacent, où nous avons découvert le restaurant A-fusion, bien coté au Gault-Millau (ça rigole pas !). C’était teeeellement bon et bien présenté, je crois qu’on s’est un peu fait exploser le bide avec du pepersaus ossenhaas pour moi et des crevettes pour Dédé.
Mercredi, Dédé a découvert les joies du vélo aux Pays-Bas, entre mon studio et la gare. Je lui ai quand même laissé mon vélo, qui est un chouilla moins pourri que le second que j’ai récupéré (oui, la roue avant est bien voilée… Et alors ?! Du moment que ça roule…), histoire de ne pas (trop) la traumatiser. Nous avons passé la journée au milieu des tulipes, puisque c’est LE moment (quoique, les 2 semaines précédentes étaient encore plus propices, alors qu’actuellement c’est quasi terminé). Le Keukenhof est un parc célèbre pour en voir de toutes les couleurs. La soirée du 29 avril, précédant ainsi la fête nationale, est traditionnellement l’occasion d’une énorme fiesta (Koninginnenach) à Den Haag, ancienne capitale et lieu de résidence de la famille royale (sauf erreur). Nous nous sommes donc noyées dans la masse, à la kermesse (excellent le carrousel qui nous a secouées, hihi), à proximité des différences scènes montées en pleine ville, vers le bar à Malibu, et euh voilà. En fait, le secret de la gestion de cette soirée, c’est qu’il ne faut pas trop boire et ne pas rentrer trop tard, sinon le lendemain à Amsterdam est plus que rude !
Jeudi 30 avril, Koninginnedag à Amsterdam ! La capitale n’était pas simple à atteindre, maintenant je comprends mieux pourquoi tout le monde m’a dit d’arriver tôt (vers 10h) et insistait qu’il fallait rentrer tôt aussi (vers 19h). Avec Dédé on n’a quitté Delft que vers 11h, et on a mis 2h en train pour y arriver, soit le double du temps habituel ! Mais nous avons dû laisser passer deux trains et effectuer un changement en chemin… Le retour était un peu mieux, assises en 1ère classe jusqu’à Leiden, mais debout serrées vers les portes pour les 20 dernières minutes. Enfin bref. Vous vous souvenez de la vague orange qui a déferlé sur la Suisse l’été passé durant l’Euro ? Vous n’avez rien, mais alors absolument rien vu ! Plus orange qu’Amsterdam un 30 avril, tu meurs ! Habits, chapeaux, lunettes, trucs extravagants : ces gens sont fous, c’est excellent ! La ville était absolument bondée (et 100% piétonne au centre), les artères principales remplies par la foule marchant vers les différentes scènes, les canaux bourrés de bateaux oranges avec musique. Globalement, je n’ai jamais vu une fête pareille, et pourtant j’ai passé un Nouvel-An devant Big Ben ! Il y avait teeellement de monde, mais surtout une teeeeellement chouette ambiance ! Bon enfant ! Joyeux ! Ca ne pousse pas dans la rue, les gens sont tout fou-fou sans enquiquiner ceux qui veulent passer ! Tout le monde est uni dans le même trip, c’est hyper agréable ! Dédé et moi avons traversé la ville de la gare centrale jusqu’à Museumplein, en chemin nous avons brièvement vu ma Maman et Paul (l’ami de ma tante Pian). Durant la journée, on a bougé tranquillement d’une scène à l’autre. Et nous n’avons pas résisté de retourner au restaurant A-fusion avant de rentrer tôt sur Delft. Ce n’est qu’en arrivant au studio que nous avons appris ce qu’il s’était passé à la mi-journée à Apeldoorn, lors de la visite de la famille royale : un abruti a décidé de s’en prendre à la Reine Beatrix (qui était dans un grand car) en lui fonçant dessus (avec une petite voiture ridicule). Ce c****** a renversé et tué des spectateurs dans la foule qu’il a traversée avant de se tuer contre un monument. Je peux vous dire qu’ici tout le monde est sous le choc qu’une chose pareille se soit passée ici, alors que c’est si calme d’habitude (comme en Suisse, quoi). Ce drame a sérieusement terni la fête dans le pays, où les célébrations ont été carrément annulées, mis à part à Amsterdam (impossible de tout stopper avec autant de gens en ville !) où les festivités n’ont été que raccourcies (jusqu’à 19h au lieu de 1h)…
Dédé est repartie vendredi, après avoir fait un aller-retour à Amsterdam. J’y ai ensuite retrouvé ma Maman pour une séance de shopping chez Mexx (qui apparemment nous arnaque bien en Suisse, en doublant le prix en euros…). Pour une fois, cela n’a pas été une tare (!), et je me suis trouvé un costume parfait en 30 minutes chrono. J’adore les faites pour les Hollandais, je n’ai au moins plus l’impression d’avoir une taille bizarre, quel bonheur ! Rentrées à Delft, nous sommes allée manger au restaurant chinois que j’avais testé avec Sarah : miam !

Samedi, c’était au tour de ma Maman de (re)découvrir les joies du vélo aux Pays-Bas. Elle trouvait mon vélo tout à fait correct en photo, mais une fois assise dessus elle l’a tout de suite trouvé moins « luxe », avec le pédalier qui bouge un peu. Nous sommes parties de bonne heure pour une excursion à Terneuzen (au sud en Zeeland, à plus de 2h30 en train/bus avec plein de changements) pour visiter une vieille tante qui avait pour habitude de venir en Suisse chaque année. Je n’avais plus pu converser avec elle directement depuis que j’étais petite (et que je parlais toujours néerlandais, donc), alors je pensais un peu l’impressionner en lui sortant des petites phrases improvisées et en répondant à quelques unes de ses questions, en l’absence d’intermédiaire. Mais elle avait l’air de trouver ça tout à fait normal, pffff. Après avoir dîné et marché sur la digue jusqu’en ville, nous sommes reparties jusqu’à Roosendaal, à mi-chemin, où vit une amie de ma Maman, qu’elle n’avait pas revue depuis une dizaine d’années. Papotage, souper (19h, donc c’était tard pour eux), tasse de café/thé (à 20h30, c’est sacré ici), et il était déjà temps de rentrer chez moi.
Dimanche, grasse matinée jusqu’à… 8h30 ! Oui alors ça, je n’ai pas compris non plus, surtout que le temps était bien morose. Bref. Après quelques courses à vélo sous la pluie (ô joie), nous gardons espoir (météorologiquement parlant) et nous décidons à aller à Madurodam, à Den Haag. C’est un parc où des bâtiments caractéristiques et monuments néerlandais sont miniaturisés. J’y étais allée il y a 21 ans, et le but du jour cette fois-ci était de reproduire plus ou moins les mêmes photos, avec moi qui dépasse les maquettes au lieu de l’inverse, haha ! Au début le soleil était réapparu, mais après, qu’est-ce qu’on a caillé ! En rentrant on s’est quand même promenées à Den Haag, avant d’aller souper à Delft dans un café-restaurant super sympa derrière la grande place du marché, De Waag. Et nous avons fini la soirée à échanger le contenu de la valise que ma Maman a embarquée (des habits plus légers), contre des fringues chaudes (dont ma grosse veste d’hiver). Parce qu’il faut bien prévoir mon retour en juillet, et il est absolument illusoire de tout faire rentrer dans 2 valises et 2 sacs !
Lundi matin, nous sommes allées pédaler dans Delft : les ponts levants (et levés juste quand on veut passer, grrrrr), les petits canaux, l’ancienne et la nouvelle église, la place du marché, les rues commerçantes, le campus de TU, … Nous avions bien calculé notre coup, pour être à l’heure d’un tour de visite à la fabrique Royal Delft, devant laquelle je passe en vélo à chaque fois que je vais faire mes commissions. Ma Maman aimant bien ces céramiques, c’était l’occasion ou jamais pour y aller. La visite était assez courte, mais intéressante. Le Bleu de Delft est très connu, mais en fait c’est d’abord peint en noir et l’oxyde de Cobalt devient bleu à 1700°C lors de la seconde cuisson (si j’ai bien retenu). Ma Maman est finalement rentrée en direction Leusden en début d’après-midi, après avoir plié ma lessive comme à la maison (ça ne s’invente pas !).
Quelques heures plus tard, je suis partie en direction d’Amsterdam, pour y faire un tour sur les canaux ! Jeroen et son frère Bas y ont récemment acheté un petit bateau, et ils m’en ont fait profiter, avec Jasper et sa copine Larissa. Nous avons commencé notre ballade peu avant 20h, heure à laquelle il était impératif de s’arrimer quelques instants pour respecter les deux minutes de silence pour le Dodenherdenking dont j’ai parlé plus haut. Car si on ne se tait pas, on passe vraiment pour des rustres. Nous avons navigué pendant près de 3h, ce qui qu’on a eu droit à la tombée de la nuit et ensuite à l’ambiance toute romantique avec les ponts joliment illuminés. Mais qu’est-ce qu’il faisait froid ! Mary Jane – le bateau – nous a permis de faire un joli tour sur le canal Amstel, devant la brasserie Heineken, Leidseplein, le quartier du Jordaan, Muntplein, et finalement de retourner vers le grand théâtre Le Carré. Après avoir repris le métro à Amsterdam (une première pour moi : disons que c’est un peu rustique pour quelque chose qui est en construction depuis 1977, mais ils n’arrêtent pas d’avoir des soucis pour avancer puisque la ville est construite sur un tas de sable…) et attrapé un train plus ou moins direct pour Delft, nous avons encore vite pédalé sous la pluie à 1h du mat’.
Mardi, après une vraie (!) grasse matinée, je me suis préparée psychologiquement à bosser de nouveau dès le lendemain. J’ai soupé chez Jeroen avec son pote Ivo, avant d’assister à la déroute d’Arsenal qui a été bouté hors de la Champions League par Manchester United aux portes de la finale. Pour se consoler (enfin… ME consoler) ils m’ont initiée aux joies de la Wii avec du bowling (me suis faite éclater, bien évidemment) et du tennis (me suis presque pas faite éclater, mais quand même).

Mercredi, mon programme s’est résumé à mon boulot ! J’ai recommencé à TU sur les chapeaux de roue, en y passant plus de 11h, pour une journée légèrement hyperproductive. J’ai pu avancer encore mieux que je ne le voulais, c’était inespéré. Peut-être que l’absence de mon superviseur (jusqu’à la fin de semaine prochaine, youhouhou) m’a donné un sérieux coup de pouce, lui qui a tendance à rester sur mon dos juste aux moments où il ne faut pas (autrement dit, en plus d’un sens de la communication hyper développé, il a le sens du timing…).

Allez, je vous promets que le prochain billet sera plus court ! (Ou pas ?!)

vendredi 10 avril 2009

Ma galère de projet peut enfin commencer !

Toute la semaine dernière je n’étais pas en grande forme... Par ex, mercredi avant d’aller au Ruif j’avais un peu mal au crâne, un petit trajet à vélo plus tard, c’était infernal, donc j’y ai juste avalé vite faire une petite bière avant de rentrer me coucher, jusqu’au lendemain où je ne suis pas allée à TU avant l’après-midi, puisque je n’étais toujours pas bien. Samedi, pendant la journée je ne suis sortie que pour faire mes courses (en ville, les mannequins dans les vitrines étaient remplacés par des vraies personnes, c’était rigolo tout plein), j’ai écrit à mes nombreux fans et en cours de soirée, Ricardo et Jose m’ont prévenue qu’il y avait une fête dans un building voisin. C’était une barbecue party, mais malheureusement je suis arrivée trop tard pour la bidoche... Ce qui ne m’a pas empêchée de rencontrer mille monde, de TU ou des gens incrusté : des Italiens, des Espagnols (ils sont absolument partout, c’est fou !), un Iranien, des Portugais, … Bref, j’ai bien profité de la soirée et du fait qu’elle était à côté de chez moi, et surtout que j’étais rétablie !
Ce n’est que dimanche que j’ai réalisé que c’était le weekend des musées à Delft, donc quelques uns étaient gratuits. Me doutant qu’ils étaient barbants, je n’y a fait que des sauts : 3 musées en 80 minutes, vite fait bien fait ! Le musée Lambert van Meerten est dans une vieille maison jolie à visiter où sont exposé des porcelaines, céramiques, Bleu de Delft (ça, c’est fait !), par contre si on ne lit pas couramment le néerlandais, on peut se brosser pour des explications quelconques. J’ai parcouru les deux étages d’autant plus rapidement, en repérant un style moderne de Bleu de Delft (ou pas ?) qui me plait bien, cela dit en passant. Le Prinsenhof se situe à quelques mètres, dans le plus grand et plus riche ancien couvent de la ville, où le prince Willem van Orange s’est fait assassiner en 1584 (ce dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là). La scène a été reconstituée dans un escalier (c’est-à-dire il y a l’impact de la balle dans un mur), vous verrez ça en photo plus tard… Ce musée donne quelques infos en anglais, mais elles ne m’intéressaient absolument pas, et les peintures/portrait sont si sombre, je n’aime vraiment pas ce style ! Finalement, j’ai rapidement traversé le musée Nusantara, consacré à l’Indonésie, ou plus précisément à divers objets de là-bàs. C’est dingue, cela fait plus ou moins partie de ma culture, mais ça ne me parle absolument pas ! Enfin bref, ce weekend des musées aura au moins été l’occasion pour que je visite quelques trucs de Delft. Il me ne reste plus qu’à monter dans la Nieuwe Kerk pour y apprécier la vue, et éventuellement voir le musée Vermeer, et j’aurai fait le tour de ce que je voulais dans « ma » ville.

Hier je suis allée au cinéma avec deux nouveau Français, Roger et Jeremy, pour voir « Knowing », qui semblait être le genre de film d’action qu’il me fallait, pour me changer les idées et ne surtout pas réfléchir. Le film commence bien, mais les choses se gâtent vraiment pas la suite, me laissant plus que perplexe pour la fin. Et comme dans tout blockbuster, il y a des moments vraiment comiques qui sont censés être plutôt dramatiques, des situations énormissimes qui s’enchaînent, une bannière américaine qui flotte fièrement au-dessus du chaos, … C’était également mon premier ciné aux Pays-Bas, et il faut dire que c’est assez particulier. Mais alors le coup de vendre de la bière (et du pinard, à entendre les bruits de bouchons) pour les salles obscures, qu’est-ce que c’est que ça ?! Comme il n’y a pas d’entracte, les spectateurs débarquent avec deux tonnes de bouffe, leurs tas de boissons, et ils ne se gênent pas le moins du monde pour aller aux toilettes en plein film. Pas terrible… Après tant d’émotions, j’ai encore emmené les deux gars au Locus Publicus.
Cet après-midi (donc après ma grasse mat’…), il faisait un temps magnifique, et plus de proposer des températures bien agréables. J’ai fait un petit tour à vélo, en direction de Rotterdam. Sa périphérie doit se trouver à 20min de chez moi je pense, mais après 15min le petit vent de face m’a usée et j’ai rebroussé chemin. Entre les deux villes, c’est assez la cambrousse avec de vastes espaces verts et beaucoup d’animaux (vaches, chèvres, chevaux, poneys, poules, canards, …). En jetant un coup d’œil sur Google maps, je me dis que relier l’Erasmusbrug à Rotterdam depuis mon studio doit prendre moins d’une heure. Un petit défi pour ce printemps en perspective, peut-être ? Il faut que j’en parle autour de moi…


Mais pourquoi avais-je besoin de me changer les idées ce weekend ? Parce que – attention grande nouvelle –, après huit semaines de dur labeur à Delft, je fais enfin quelque chose d’utile à TU !!! Hier j’ai fait mes premiers tests, dont les résultats ont l’air plus que bien, je suis tellement contente ! Et du coup j’ai bossé dur ces derniers jours pour enfin avancer : 10h vendredi et 37h en quatre jours cette semaine. Comme vous l’avez compris, mon projet de master a rencontré pas mal de difficultés depuis mon arrivée… Alors comme promis, voilà quelques détails sur mon travail, pour que vous ayez une idée de ce que je trafique à Delft.Plantons d’abord le décor : mon projet de master a pour intitulé « Fatigue mechanism of thermoplastic composites », je suis au département Design and Production of Composite Structures qui fait partie de la faculté d’Aerospace Engineering. Mon superviseur est Shafqat, doctorant depuis 2 ans. Et je travaille plus ou moins en collaboration avec François (un des Québécois arrivé en même temps que moi), chose qui n’était pas prévue mais qui s’est avérée nécessaire vu le déroulement des choses, puisqu’après un mois, le matériau initialement prévu pour moi a dû être mis de côté, car nous n’arrivions pas à produire des échantillons corrects (problèmes techniques avec une machine) et que mon temps à Delft est compté ! Le stage de François a donc été divisé en deux parties distinctes, chacun de nous assumant la moitié des essais, sur le même type de matériaux.
Une petite explication du titre de mon projet ne serait pas superflue, je pense ! Un composite est un assemblage de deux types de matériaux, l’un étant des fibres de renforts (des fibres de verres, par exemple), l’autre étant une matrice qui solidarise le tout (en l’occurrence de la résine de nylon, qui fait partie de la famille des thermoplastiques). Une fois des plaques de ce composite produites, ces dernières sont découpées en petits échantillons (13cm x 2cm), qui doivent encore être préparés de diverses manières avant d’êtres testés. Dit comme ça, c’est un processus rapide, alors qu’il n’en est rien : si toutes les étapes peuvent se faire à la chaîne (ce qui est quasi impossible puisqu’il y a toujours des imprévus, comme des réservations de machines qui se perdent, nos précieux techniciens tellement occupés qu’ils n’ont pas forcément de temps pour aider ou des blaireaux qui se sont un malin plaisir de vous mettre des bâtons dans les roues), il faut compter une bonne semaine de préparation ! Un test de fatigue est un test d’usure qui consiste à infliger des centaines/milliers de cycles charge-décharge, c’est-à-dire que la machine tire sur l’échantillon, le relâche, retire dessus, relâche, etc. La photo ci-dessous montre mon poste de travail, avec la machine de fatigue au milieu, des spots et des caméras qui pointent sur l’échantillon, un ordinateur qui gère les données de ces dernières et un autre ordinateur qui contrôle la machine. Les données qui m’intéressent sont l’évolution des déformations du composite (mesurées par un système sophistiqué de caméras qui vaut 50'000 euros, la classe), le nombre de cycles avant sa rupture, et le profil de rupture qui sera étudier par microscopie électronique. Le but du jeu étant de se baser sur diverses configurations du composites pour mieux comprendre quels sont les mécanismes qui entrent en ligne de compte, et ainsi tenter de les contrecarrer avec de nouveaux designs.

mercredi 18 mars 2009

Visite de Sarah

Après une nouvelle semaine assez inutile à TU, la visite de Sarah (accompagnée de sa mascotte Helmut – longue histoire… – ) tombait à pic. Elle m’a rejoint à Delft vendredi en cours d’après-midi après avoir trotté à Amsterdam. On a marché tranquillement dans la vieille ville, bu un verre au soleil (!) sur la grande place du marché, et ensuite à la maison je lui ai mitonné un petit plat typique : des poffertjes. Non mais en fait ça s’achète au supermarché et yapluka mettre au micro-onde et saupoudrer de 2 tonnes de sucre glace, mmmmhhh. Comme vous le voyez, ça ressemble à peu près à des mini-crêpes ou des blinis.
Samedi nous avons visité Leiden par un temps tout gris et franchement frisquet. Quand c’est devenu carrément pluvieux et que le vent s’est levé, il me semble que Sarah a bien apprécié cette particularité météorologique de la région en cette période. On a relativement suivi le walking tour « officiel », passant par de Burcht, une tour fortifiée sur une petite colline qui permet donc d’avoir une jolie vue sur la ville. Leiden est une charmante petite ville, connue pour son université de droit, qui nous ont d’ailleurs abritées et aimablement offert le café (mais ça, ils n’en savent rien) puisque c’était une journée portes ouvertes. Nous sommes ressorties passablement réchauffées, pour aller visiter un des 9 moulins de la ville : le moulin De Put (hihi). C’était très intéressant, le boulanger était entrain de faire sa farine (3 grands sacs quotidiennement, mais ça dépend des jours… N’est-ce pas Sarah ?), et étant donné qu’on était seules avec lui, il nous a tout expliqué et même fait une démonstration de l’arrêt du moulin (manuellement en tirant sur une corde), mais également de la maniabilité et du pliage des toiles sur les pales en bois. Vraiment impressionnant de voir comme quelque chose de si peu moderne fonctionne à merveille ! En bonus, le boulanger nous a encore expliqué comment il peut orienter son moulin en fonction du vent, avec une grande roue qui le fait tourner autour du pylône en bois qui tient le tout (donc ça bouge pas mal quand on est dans le moulin).Sarah et moi avons fait un arrêt à Den Haag en rentrant, histoire de voir plein de monde terminer le demi-marathon, voir le Vredespaleis (le Palais de la Paix, pour ceux qui n’auraient pas suivi depuis l’autre billet), y faire quelques photos avec les cailloux des différents pays. Sur le chemin de la gare, nous sommes tombées sur un bar/resto sympa (Havana) et Sarah a testé une autre spécialité néerlandaise, les kroketten : de la viande et de la purée frites dans de la chapelure. Rentrées à Delft en cours de soirée, on a choisi de manger dans un restaurant chinois que je voulais tester un jour, De Gouden Koets, et il s’avère qu’il est super bon ! Forcément, j’ai commandé un Babi Pangang puisque c’est mon étalon ici (passé le test haut-la-main !) et Sarah a jeté son dévolu sur du bon canard à une sauce inconnue (vive l’aventure), Shangai choi bidule quelque chose. Après la sympathique marche digestive de 25 minutes pour rejoindre mon studio, nous nous sommes écroulées au lit en pensant à la journée qui allait suivre dans la capitale.

Dimanche, direction Amsterdam, donc ! La Venise du nord se trouve à 1h en train de chez moi, c’est parfait. On a commencé notre promenade tout en douceur, passant dans des rues pleines de coffeshops, ensuite on a parcouru la rue commerçante Kalverstraat depuis la place du Dam, s’arrêtant juste avant la fin dans un centre commercial (Kalvertoren), pour y manger un morceau tout en appréciant la vue du petit restaurant qu’il y a au dernier étage. A deux pas de là, nous avons passé le marché aux fleurs avec un petit arrêt au Magic Mushroom Gallery voisin. Nous avons ensuite rallié le musée du jour via Rembrandsplein (oooh ils ont terminé les travaux), et une longue rue où j’ai retrouvé un petit resto avec une terrasse sympa où j’étais allée il y a 1-2 an. Disons-le tout de suite, le musée n’était pas vraiment un musée… Son nom l’indique est assez clair, je crois : Heineken Experience. J’avais déjà visité cette ancienne brasserie avec Delphine il y a 3-4 ans, mais entre temps il y a eu quelques changements, donc j’étais quand même curieuse de (re)voir ça avec Sarah ! Je n’enterai pas dans les détails, mais sachez juste qu’ils expliquent l’histoire de la famille Heineken et de leur bière, de son évolution, qu’on nous apprend à déguster une bière (tiens, je n’avais jamais fait attention aux bulles qui restaient coincées sous la mousse), que grâce à notre travel buddy Helmut on a fait copain-copain avec un chinois du staff, et qu’après tant d’efforts on nous offre deux verres de Heineken. C’est donc toutes réhydratées qu’on est allée sur la Leidseplein pour immortaliser notre passage devant le Hard Rock Cafe. L’étape finale de la ballade était la traversée du quartier rouge à la tombée de la nuit, avec des madames affriolantes aux vitrines, sympa… Ou pas… Nous avons donc pas mal marché à nouveau, et malgré un retour en train plutôt longuet (changements à Leiden et Den Haag), Sarah et moi avons rejoint mon home sweet home absolument claquées, mais contentes !

Etant donné que beaucoup de boulot m’attendait à TU lundi (pour rien, mais ça je ne le savais pas encore… Bref !), avec Sarah on s’est quittées devant mon bâtiment assez tôt, elle rejoignant la gare pour se diriger à Rotterdam avant de prendre l’avion, moi retournant au charbon pour une semaine qui s’annonçait tout aussi fructueuse que les précédentes… Même si le weekend m’avait vraiment crevée, je suis encore sortie lundi en début de soirée à Doerak pour marquer le coup avec Ivan, un Italien de ma student room qui venait de terminer brillamment sa thèse de master. Hier j’ai passé un après-midi à la Desperate Housewives, entre lessive, vaisselle et putz : super. Et là, je suis peut-être sur le point de partir au Ruif… Comment ? « Dormir » ? Mais pourquoi donc ?...

Et nouvelle de dernière minute pas réjouissante du tout : mon portable est extrêmement lent à démarrer et il fait un drôle de bruit. Je crains qu’il ne claque dans les heures/jours/semaines à venir…

vendredi 6 mars 2009

Routine & Den Haag

Déjà une semaine depuis mon dernier billet, eh ben ! Entre temps, ma routine s’est déjà bien installée : le matin aller d’un bon pas à TU (pas de le courage de pédaler au réveil, et je préfère largement marcher 10 minutes pour bien de réveiller qu’être sur mon vélo 5min en mode Paris-Roubaix et d’arriver KO au boulot), enchaîner les thés pendant que je travaille, prendre un lunch à la hollandaise (càd sandwiches préparés à la maison) à midi tapante, tous les 2-3 jours me taper un raid commissions en fin de journée, me faire à manger et souper devant Friends/Joey (saison 4, diffusée en anglais sous-titré néerlandais parce qu’ils ne doublent pas les films etc) et le TJ suisse sur TV5, sortir suivant la motivation et les multiples fêtes (et au Ruif les mercredi soirs) et dormir 6h-7h avant de commencer une nouvelle journée. Et le weekend, je tâche de visiter les parages du, plus tard, j’irai un peu plus loin, genre à Amsterdam) et de sortir encore.

Prenons le weekend passé, par exemple.
Vendredi soir, il y avait une grosse fiesta à TU, dans le hall et la cafeteria de l’Aerospace Engineering, organisé par les étudiants de l’institut. Etant donné qu’ils nous ont saoulés toute la semaine précédente en monopolisant l’atelier pour y faire de la peinture, on était assez curieux de voir le résultat, sous le thème Cuba Libre. Alors si on connaît Balélec, c’est tout mignon, tout petit, et si simple à organiser ! Enfin bref, j’ai trouvé moyen et je ne suis décidément pas fan de ce genre de soirées. Surtout avec un mal de crâne…
Le samedi était studieux (et relativement productif) à Delft. Rien de bien transcendant.
Dimanche était consacré à la visite de musées à Den Haag (La Haie) et une vaste balade. J’étais déjà sur mon vélo pour aller à la gare avant 10h, vous vous rendez compte ?! Je suis arrivée au Gemeente Museum pour l’ouverture à 11h (eek). De l’extérieur, c’est un bâtiment plutôt moche et vieillot, et une fois dedans on se rend compte que c’est agencé disons euh spécialement. Globalement, j’ai été bien déçue par l’exposition principale « XXth Century » (dont c’était le dernier jour), mais en plus des peintres que j’aime bien (comme Mondriaan – qui a fait autre chose que des lignes et des carrés, grande révélation en ce qui me concerne (voir ci-contre) – , Van Gogh ou Kandinsky), j’y ai découvert des autres avec un style qui me plaisait bien : Karl Schmidt-Rotluff (Women in green), Herman Max Pachstein (Landscape at Dangast), Jan Toorop (Kanaal in Middelburg-Vlissingen), Robert Delauney (Cercles simultanés). Il y avait aussi quelques salles avec un chouette thème « Love ! Art ! Passion ! », où des œuvres de couples d’artistes ayant collaborés était exposées : Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, ou Hans Arp et Sophie Taeuber (que je ne connaissais pas). Pardon pour la looongue liste, ce n’était pas pour vous barber (quoique !), mais ça me servira surtout d’aide-mémoire. En sortant du musée, je me suis dirigée vers le Vredespaleis, qui abrite entre autres la Cour Internationale de Justice des Nations Unies, où il y a une flamme de la paix entourée de pierres provenant de tout plein de pays. Pour compléter ma journée culturelle, je suis allée au Panorama Mesdag. Qu’est-ce ? Au XIXème siècle, Hendrik Willem Mesdag a peint une immense fresque de 360° sur plus de 10m. Le paysage est vraiment beau (la mer, les dunes et le village de Scheveningen) et la peinture est très joliment mise en scène. Finalement, c’est ce tout petit musée qui m’a le plus plu ! Avant de rentrer chez moi, j’ai encore marché pas mal dans les rues commerçantes and vers les jolis Binnenhof et Mauritshuis (avec des bâtiments modernes au loin). Bref, j’ai fait quelques kilomètres !


Vu que ma semaine était plutôt longue à TU (et à peu près pour rien, au final… Youpie…), je vais bien me changer les idées ce weekend. Ce qui est prévu (mais va changer mille fois, comme d’habitude ici), c’est de rejoindre une fiesta avec des Espagnols ce soir et d’aller à Rotterdam demain avec les Québécois.


Je suis toujours à la recherche d’une alternative à Picasa pour mes photos… Flickr peut-être ??

lundi 16 février 2009

Premier weekend aux Pays-Bas

Comme promis, voilà de mes nouvelles depuis les Pays-Bas !

Vendredi matin, mes parents m’ont amenée à Cointrin où nous avons mangé une dernière fois ensemble dans un nouveau resto avec vue sur la piste. Mon vol entre Genève et Amsterdam a été parfait, et n’ayant pas dormi des masses la nuit précédente j’ai commencé à somnoler au-dessus du Lac Léman pour rouvrir les yeux sur la Mer du Nord ! Arrivée à Schiphol, tout s’est à nouveau passé comme sur des roulettes (surtout qu’ils prévoient des chariots pour les bagages à main entre l’avion et les valises, ce qui m’a juste sauvée, vu mon gros et lourd sac à dos), ma valise m’attendait sagement dès que j’ai passé la douane. Ma tante Pian et mon oncle Paul m’ont réceptionnée avec tous mes bagages, et j’ai donc passé le weekend chez eux à Leusden. La soirée fut tranquille, à la maison à manger des poffertjes (haute gastronomie typiquement hollandais : ce sont des espèces de mini crêpes – ou des espèces de blinis si ça vous parle plus – que l’on saupoudre avec deux tonnes de sucre et/ou beurre) et en regardant un programme apparemment très connu ici avec un type, Uri Geller, une sorte de magicien. Mais comme j’étais claquée par mon voyage, je dormais déjà fort au lit autour de minuit !

Après avoir un peu dormi le matin et fait quelques premières courses à Leusden, Pian et moi nous sommes dirigées vers Houten, où habite un de ses deux fils. On est d’abord allées se promener au centre-ville pour que je le repère une fois, au cas où je viendrais en train, puis nous sommes allées chez mon cousin Yoeri, puisque sa fille Amber (presque 2 ans) était réveillée. Quand nous sommes arrivées devant la maison, elle criait de joie parce qu’elle avait aperçu sa grand-mère, mais dès que son père a ouvert la porte et qu’elle m’a vue, elle s’est stoppée net pour me dévisager, c’était bien drôle ! Mais après 5 minutes, elle a décidé que j’étais sa copine et qu’on pouvait jouer à cache-cache derrière le canapé, hihi. Pour finir mes repérages et profiter du beau temps (il faisait bon au soleil, mais par contre très cru à l’ombre, hum), nous sommes tous allés nous promener dans le quartier, à la recherche de chats et autres animaux, la passion de la petiote, qui marchait main dans la main avec sa grand-mère et moi. A presque 2 ans, Amber répète avec application tous ce qu’on lui dit, alors on a tenté de la faire parler français, ce qui a effectivement marché, puisqu’elle nous a lâché un magnifique « bonjour ! » qui nous a fait éclater de rire. Pas malin ces adultes, parce que ça la vexée et ensuite elle ne voulait plus rien répéter. Tant pis, je continuerai à baragouiner en néerlandais avec elle, puisqu’on a à peu près le même niveau et qu’on se comprend bien ! Dès que Jessica, sa mère, est rentrée du boulot, nous sommes partis manger dans un nouveau restaurant wok (très à la mode ici, il y en a partout !), Yakimono. On y est restés entre 17h45 (eh oui, on mange très tôt en Hollande) et 19h30, heure tardive pour Amber et surtout l’heure de la tasse de thé/café que les Néerlandais boivent toujours le soir (ce qui explique le timing du souper). En sortant du restaurant, il faisait vraiment très très froid (vous savez, ce froid qui vous glace le visage en 2 secondes chrono…), et on a un peu ri jaune quand on a remarqué que les vitres de la voiture étaient gelées à l’extérieur mais aussi à l’intérieur ! Enfin bref, une fois réchauffée, Pian et moi sommes tranquillement rentrées à Leusden.

Ultime grasse matinée en ce dimanche, pour lequel nous n’avions prévu qu’un petit programme. Ma tante et moi avons bravé le temps pourave (fine pluie gelée) pour nous promener à Utrecht. On a décidé d’aller se réchauffer dans… une église ! Non, vous ne rêvez pas, je suis allée à l’église. Oui, il y a une feinte. Disons que les Hollandais recyclent les anciens bâtiments d’une manière particulière. En effet, dans cette église, il y a maintenant un musée sur des horloges musicales et orgues de rue : Nationaal museum van speelklok tot pierement. Le lieu est très surprenant, et la visite guidée est vraiment sympa. Comme apprendre plein de choses sur la mécaniques de ces grosses boîte à musique donne faim, nous sommes allées manger un appelbal (une spécialité de la région : une pomme avec à l’intérieur un peu de pâte d’amande et quelques raisins, le tout enrobé dans un peu de pâte avec plein de sucre. Très bon pour les quatre heures !) au Springhaver Theater, un chouette bar d’étudiants où j’étais déjà allée. Mais entre temps il y a partout un changement hyper agréable : tout est non-fumeur depuis l’été passé ! C’est la fin des cheveux et des habits qui puent la clope, ô joie ô bonheur ! Nous sommes ensuite rentrées à Leusden, où nous sommes allées chercher le souper à un take away chinois délicieux, China-Town (nom très original, je vous l’accorde). 2 plats complets y coûtent environ 25€ et suffisent en fait pour 5 personnes, rien à voir avec les prix suisses, j’adore ! En plus des quantités imposantes, il y a aussi beaucoup plus de choix. On a choisi mon traditionnel Babi Pangang (du porc grillé aigre-doux) et pour découvrir Siu Yuk (du lard de porc aussi grillé à la perfection avec une sauce aux 5 épices) accompagné de riz blanc et de Mihoen (nouilles de riz très légères).

Demain matin / tout à l’heure, Paul et Pian me conduiront à Delft, où je serai accueillie par la secrétaire du labo, qui me donnera un coup de main pour bien guider mes premiers pas (remplir de la paperasse, en gros) dans la ville qui sera la mienne pour les 4.5 mois à venir !