Quelques heures avant l’arrivée de Marc (MégaVolts, pour ceux qui se demandent de duquel je parle…), vendredi soir, des violents orages ont éclaté dans mes parages. Peut-être est-ce pour ça que l’avion qui faisait des allers-retours entre Genève et Amsterdam a eu une bonne heure de retard, ce qui m’a laissé le temps de l’accueillir à l’aéroport, contrairement à ce qui était prévu. Je lui ai donc fait découvrir les joies du Burger King, et nous sommes rentrés à Delft, où la pluie avait cessé. Ayant soifs, nous nous sommes bien évidemment arrêtés au Locus Publicus pour une première bière sur sol néerlandais.
Samedi, après avoir bien dormi – moi qui pensais que j’allais morfler et qu’il allait me faire me lever à l’aube ! -, Marc et moi sommes doucement partis en direction d’Enkhuizen, au bord de la Zuiderzee à 1h au nord d’Amsterdam. En y arrivant, on a compris qu’on tombait en plein festival de jazz. C’était extrêmement sympa en outdoor, avec plein de petites scènes montées dans la charmante vieille ville ainsi que des groupes qui jouaient en se baladant dans les rues. Excellent d’entendre ce genre de musique jouée comme ça, ça nous change de la Guggenmuzik ou des fanfares ! Le but de notre déplacement était en fait d’aller visiter le Zuiderzeemuseum, quelque chose comme le musée de l’habitat rural à Ballenberg (je fais comme si je connaissais, mais je n’y suis jamais allée). La visite était donc un bon prétexte pour avoir une activité en extérieur, puisque le temps était clément, mis à part un peu de crachin et un vent puissant venant de la mer. Bref, j’ai bien aimé me balader dans ces anciens quartiers reconstruits brique par brique, entre le village, les maisons de pêcheurs ainsi que leurs « ateliers », avec les canaux et la digue qui rendaient également bien. Après avoir bien profité de la visite, nous avons repris le train, parcourant d’innombrables pâturages (avec ou sans bestioles), champs (légumes ou ex-tulipes), bleds de taille modeste, petits parcs éoliens, le tout étant traversé de petits canaux. Puisque le trajet jusqu’à Delft dure 2h et qu’il commençait à faire faim, nous avons fait une escale à Amsterdam, avant que Marc (en état de fatigue avancé post-Blek, donc pas si survolté que ça et tout à fait suivable !) n’arrive plus à vaincre ses pics de sommeil.
Nous nous y sommes donc promenés un peu en début de soirée en quête d’un endroit où manger, jusqu’à Rembrandtplein. , où nous avons jeté notre dévolu sur le bar australien où j’étais déjà allée avec Dédé : Coco’s outback. Leçon du jour : les kangourous, ça a beau être mignon, mais… qu’est-ce que c’est bon ! Avec Marc on s’est régalés, nos petits steaks de 350gr accompagnés de bonnes frites nous ont bien fait plaisir.
La panse généreusement remplie, nous sommes repartis en direction de Delft. Lors du trajet, on a croisé de beaux orages avec d’importants déluges. Lorsque nous sommes sortis du train, ça allait, il ne pleuvait pas trop. Le temps de rejoindre nos vélos, ça y est, il royait (comment ça s’écrit ??) ! On s’est abrités jusqu’à la première accalmie, et nous avons sprinté jusqu’à chez moi. En chemin le pluie s’est calmée encore plus, mais certains bouts de routes étaient légèrement inondés, donc ce sont surtout ces traversées qui nous ont trempés au final !
Dimanche, Marc et moi avons joué de malchance pour les musées à Amsterdam. Le but était de prendre un billet d’entrée pour la maison d’Anne Frank à l’office du tourisme de la gare, pour éviter l’immense file d’attente sur place. Perdu, les seules places encore disponibles sont pour le début de soirée, trop tard à notre goût, on passe donc notre tour. Notre deuxième idée pour la journée était la visite du musée maritime des Pays-Bas, apparemment un musée immense. Manque de chance, après avoir trotté jusque là-bàs, on voit qu’il est fermé jusqu’en 2010 pour rénovation… Au final, nous nous sommes rabattus sur un classique, le Rijksmuseum
Ce matin, Marc m’a quittée pour passer une nouvelle journée à Amsterdam avant de rentrer en Suisse. Il était mon troisième et dernier invité Suisse à Delft. Son départ coïncide donc avec le début d’une ultime période pas très drôle, passablement centrée sur le boulot et la rédaction de mon rapport. Et vous savez à quel point j’adore écrire du blabla (blog mis à part, quoi !)… En tout cas, ça sent la fin de mon séjour, et, honnêtement, ce n’est pas forcément pour me plaire !...
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