La semaine dernière, nous avons passé une soirée entre francophones chez Guillaume, un doctorant Français. Mis à part François et moi, c’était plutôt Franco-Français, nous garantissions ainsi la touche internationale du souper. Quoique, les fajitas que nous avions mangé n’étaient pas si français que ça, eux non plus, hihi.
Il est temps que je case un petit intermède que je ne saurais où vous glisser par la suite (j’ai quelques bouts de billets sous le coude) ! Un des buts de ma venue aux Pays-Bas était de tenter de retrouver mon néerlandais. En fait, quand j’étais petite, c’était ma langue principale, mais quand j’ai commencé l’école enfantine avec tout le monde qui parle français, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour que ma Maman ne me parle plus en hollandais. J’étais différente des autres, et quand on est gamin, ce n’est pas bien d’entrer dans le moule. Comme j’ai été stupide ! Donc avant mon arrivée ici, je ne parlais quasi pas néerlandais, mais je comprends l’essentiel de ce qu’on me raconte, à force d’être souvent venue visiter ma famille. Bref. Initialement, je pensais suivre un cours « Néerlandais pour les étrangers » pour combler mes larges blancs. Mais honnêtement, ma vie ici est bien différente sans réelles contraintes au niveau des horaires et des devoirs. Donc au final, comme je ne me suis pas sentie assez motivée pour m’infliger à nouveau des cours hebdomadaires à des heures fixes après une longue journée à TU, j’ai laissé tomber cette idée… Au fil du temps, un plan B s’est plus ou moins profilé : mettre souvent la télé néerlandaise en bruit de fond, regarder quelques programmes (jeux, …) et lire les sous-titres des séries/films américains, feuilleter les journaux (Metro et DePers) pendant les pauses à TU, demander à ma famille de m’écrire qu’en néerlandais et de corriger mes fautes quand je tente de leur répondre dans cette langue, parler avec mes petites cousines de 2-3 ans (on a plus au moins le même niveau, c’est parfait !), tâcher de poser mes questions en Dutch dans les magasins, demander aux Néerlandais que je côtoie (surtout les techniciens à TU) des traductions quand je ne comprends pas les instructions écrites en néerlandais, passer du temps/dîner avec des étudiants Hollandais de la faculté – comme Ramona, Jeroen ou Chris par exemple - , baragouiner quelques trucs quand la secrétaire du labo et le grand professeur hyper sympa me taquinent en néerlandais, … Comme quoi, il y a plein de petits moyens pour encore plus se faire l’oreille, et quelques autres pour tâcher de pratiquer un minimum la langue ! Cela a plus ou moins porté ses fruits, et j’ai décidé que désormais mon niveau était juste satisfaisant pour être inscrit sur mon CV.
Le weekend prolongé passé a bien débuté, avec une très longue soirée qui a débuté chez moi pour ensuite aller au Ruif, avant de prolongé chez un copain. Ce mercredi soir-là nous avons tous bien profité du férié qui suivait en nous couchant que peu avant 5h. Inutile de vous dire à quel point j’étais bien fraîche le lendemain… Jeudi de l’Ascension j’ai rejoint Houten, pour visiter mes cousins, leur fille, et leur nouveau-né de 11 jours, Luuk ! Après un festin apporté par Pian et Paul et des bonnes choses cuisinées sur place, je suis rentrée sur Leusden avec ces derniers.
Vendredi était une grosse journée ! Nous avons tous les trois pris la voiture en direction de la Belgique, avec pour but ultime Brugge et des étapes à Maldegem et Aardenburg (à la frontière, côté Pays-Bas).
Les routes belges sont en fait mythiques, c’est un tel bordel ! Il faut le voir pour le croire ! C’est une grosse blague ! Par exemple, quelques dizaines de mètres après avoir dépassé la sortie d’autoroute, on vous indique que c’était par-là qu’il fallait aller. Et en plus quand vous avez le malheur de tomber dans des déviations, c’est la catastrophe, ils se mélangent les pinceaux (avec en bonus le GPS qui ne comprends plus rien). Autre exemple : ces fameux panneaux indiquent qu’il faut aller tout droit, vous suivez sagement, et ensuite, plus aucune information ! Alors vous faites demi-tour… Et c’est là que vous tomber sur LE panneau qui vous dit qu’il fallait en fait tourner à gauche ! Mais ces blaireaux ne donnent pas l’indication dans les deux sens. Ils font peut-être des économies ? Chapeau bas, quels artistes !
Bref, après avoir fait quelques détours et été ralentis après (!) avoir dépassé Antwerpen, nous sommes arrivés à bon port, c'est-à-dire à Maldegrem chez mon plus ou mon oncle Frits. N’ayant pas de contacts avec cette partie de la famille (je vous épargnerai les détails), cela devait fait vingt bonnes années que je ne les avais pas vu, lui, sa femme, et ses deux filles dont l’aînée a mon âge. Ces pseudo-retrouvailles étaient très bien, ils étaient supers et très accueillants. Alors que nous étions censés débarquer pour une tasse de thé/café, nous avons au final carrément dîné chez eux (à coup de petits pains et plein de stuffing, comme d’habitude par ici). La communication entre nous était un peu drôle, mais je suis désormais coutumière de ce genre de situations et c’est venu très naturellement comme ça : je parlais anglais, et eux me parlaient néerlandais/flamand ; j’ai même compris ce que la mère disait, alors qu’elle parle un flamand très local, vive moi !
A 5 minutes de là, au-delà de la frontière, se trouve Aardenburg. Pian, Paul et moi y sommes allés pour visiter la tombe de ma grand-mère (que je n’ai jamais connue), chose que je voulais absolument profiter de faire durant ces quelques mois. Nous n’avons fait qu’un passage éclair au cimetière, juste le temps de nettoyer un peu la pierre et planter deux-trois trucs. Pas le temps pour de quelconques émotions, quoi. Nous avons encore vite parcouru la petite ville (morte, mais choue) pour repérer quelques endroits où ma Maman a grandi, et nous sommes repartis en direction de la Belgique.
Contrairement à mon habitude, je suis allée à Brugge (en version flamande) un peu les mains dans les poches, sa
ns rien avoir préparé ou lu auparavant. Je n’avais qu’un vague plan, et c’est tout. C’est donc en me promenant seule un peu au hasard pour découvrir la ville, partant régulièrement à l’écart des touristes, où c’est tout aussi joli mais encore plus agréable. Des trois villes belges que j’ai visitées depuis Delft, Bruges (en version wallonne) est largement la seule à m’avoir charmée ! Autre haut fait du jour : il ne m’a fallu que 20 minutes pour trouver non pas une, mais deux paires de chaussures, victoire ! Depuis le temps que j’en cherchais… Les deux autres et moi nous sommes régalés sur la terrasse du restaurant De Stoepa. Anecdote du jour, bonjour : un serveur est allé voir son chef en lui disant qu’il y avait une famille de Français qui cherchaient une table alors que c’était visiblement plein, et là le patron lui a dit « ouais ouais, j’vais voir ça après », et au final on n’a jamais vu s’installer la famille en question… Il était temps de rentrer au pays, et 3h après avoir quitté Bruges nous sommes enfin arrivés à Delft, où Paul m’a gentiment déposée, ce qu’il leur a coûté quand même un sacré détour jusqu’à Leusden !
Après cet intermède en famille, samedi je suis retournée sur les canaux d’Amsterdam avec Jeroen et deux de ses copains, Ivo et Maarten, pour une opération BBQ vers le stade olympique (la ville a accueilli les Jeux de 1928). C’était la première fois que je m’avent
urais en-dehors du centre, d’ ailleurs. Le BBQ instantané – vous savez, les barquettes d’alu contenant du charbon empaqueté dans du papier qui est censé mettre leur mettre le feu en moins de deux – était foireux (et pour le coup, ça m’a fait plaisir que des Hollandais n’y arrivent pas non plus), mais les hommes ont fait le nécessaire pour qu’on puisse griller la bidoche (ça me rappelle une expérience au chalet, tiens). En fait, à peu près tout ce qui pouvait aller de travers est effectivement allé de travers ce jour-là : on a dû faire un détour via Rotterdam parce qu’il y avait des travaux en direction de Den Haag durant le weekend ; le BBQ n’était donc pas franchement optimal ; le moteur de Mary Jane (le bateau) a été bien capricieux au début, avant d’aller comme il faut, et pour finalement lâcher alors que nous rentrions et que nous étions au milieu de l’Amstel. Les rares petits bateaux qui nous ont vu ont spontanément offert leur aide : une personne nous a tirés jusqu’à la rive pour tenter une réparation (qui s’est avéré trop compliquée), et une autre nous a tiré un bout sur la rivière, ce qui allait quand même légèrement plus vite qu’à la rame !
Dimanche, après avoir bien siesté devant le GP de Monaco, je me suis dit qu’il fallait quand même que je mette le nez dehors pour profiter du temps magnifique ! Alors je suis retournée en direction de Rotterdam. J’ai en fait réalisé que la dernière fois, je m’étais par hasard arrêtée à l’endroit où la piste cyclable digne de ce nom prenait fin, parce qu’ensuite c’est du bitume un peu défoncé ou carrément des pavés (apparemment ils y a des chemins alternatifs, faudrait que j’étudie ça de plus près). Donc j’ai passé l’aéroport, mais je ne suis de nouveau pas allée jusqu’à un quelconque panneau « Rotterdam », c’en était trop, surtout que pédaler le long de l’autoroute ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable et qu’apparemment je suis allergique au pollen rencontré en chemin.
Hier était une journée plutôt bien remplie. En résumé : je n’avais dormi que 4h la nuit précédente, j’ai bossé d’arrache-pied à TU durant plus de 11h pour finir tous mes ultimes tests de fatigue (youhouhou !), j’ai passé 45 minutes chez moi avant d’aller voir la finale de la Ligue des Champions chez Ivo avec des copains, nous avons un peu joué à FIFA sur la Playstation (je n’en reviens toujours pas qu’après environ 7 ans sans y toucher j’ai retrouvé les « trucs » si rapidement, cela dit en passant) avant que j’aille rejoindre des gens au Ruif jusqu’à sa fermeture puis ensuite au snackbar Alev pour caler un peu tout ça. Résultat : au lit à 4h du mat’! Dois-je vous expliquer à quel point j’ai été productive aujourd’hui ?...
Le weekend prolongé passé a bien débuté, avec une très longue soirée qui a débuté chez moi pour ensuite aller au Ruif, avant de prolongé chez un copain. Ce mercredi soir-là nous avons tous bien profité du férié qui suivait en nous couchant que peu avant 5h. Inutile de vous dire à quel point j’étais bien fraîche le lendemain… Jeudi de l’Ascension j’ai rejoint Houten, pour visiter mes cousins, leur fille, et leur nouveau-né de 11 jours, Luuk ! Après un festin apporté par Pian et Paul et des bonnes choses cuisinées sur place, je suis rentrée sur Leusden avec ces derniers.
Vendredi était une grosse journée ! Nous avons tous les trois pris la voiture en direction de la Belgique, avec pour but ultime Brugge et des étapes à Maldegem et Aardenburg (à la frontière, côté Pays-Bas).
Les routes belges sont en fait mythiques, c’est un tel bordel ! Il faut le voir pour le croire ! C’est une grosse blague ! Par exemple, quelques dizaines de mètres après avoir dépassé la sortie d’autoroute, on vous indique que c’était par-là qu’il fallait aller. Et en plus quand vous avez le malheur de tomber dans des déviations, c’est la catastrophe, ils se mélangent les pinceaux (avec en bonus le GPS qui ne comprends plus rien). Autre exemple : ces fameux panneaux indiquent qu’il faut aller tout droit, vous suivez sagement, et ensuite, plus aucune information ! Alors vous faites demi-tour… Et c’est là que vous tomber sur LE panneau qui vous dit qu’il fallait en fait tourner à gauche ! Mais ces blaireaux ne donnent pas l’indication dans les deux sens. Ils font peut-être des économies ? Chapeau bas, quels artistes !
Bref, après avoir fait quelques détours et été ralentis après (!) avoir dépassé Antwerpen, nous sommes arrivés à bon port, c'est-à-dire à Maldegrem chez mon plus ou mon oncle Frits. N’ayant pas de contacts avec cette partie de la famille (je vous épargnerai les détails), cela devait fait vingt bonnes années que je ne les avais pas vu, lui, sa femme, et ses deux filles dont l’aînée a mon âge. Ces pseudo-retrouvailles étaient très bien, ils étaient supers et très accueillants. Alors que nous étions censés débarquer pour une tasse de thé/café, nous avons au final carrément dîné chez eux (à coup de petits pains et plein de stuffing, comme d’habitude par ici). La communication entre nous était un peu drôle, mais je suis désormais coutumière de ce genre de situations et c’est venu très naturellement comme ça : je parlais anglais, et eux me parlaient néerlandais/flamand ; j’ai même compris ce que la mère disait, alors qu’elle parle un flamand très local, vive moi !
A 5 minutes de là, au-delà de la frontière, se trouve Aardenburg. Pian, Paul et moi y sommes allés pour visiter la tombe de ma grand-mère (que je n’ai jamais connue), chose que je voulais absolument profiter de faire durant ces quelques mois. Nous n’avons fait qu’un passage éclair au cimetière, juste le temps de nettoyer un peu la pierre et planter deux-trois trucs. Pas le temps pour de quelconques émotions, quoi. Nous avons encore vite parcouru la petite ville (morte, mais choue) pour repérer quelques endroits où ma Maman a grandi, et nous sommes repartis en direction de la Belgique.
Contrairement à mon habitude, je suis allée à Brugge (en version flamande) un peu les mains dans les poches, sa
Après cet intermède en famille, samedi je suis retournée sur les canaux d’Amsterdam avec Jeroen et deux de ses copains, Ivo et Maarten, pour une opération BBQ vers le stade olympique (la ville a accueilli les Jeux de 1928). C’était la première fois que je m’avent
Dimanche, après avoir bien siesté devant le GP de Monaco, je me suis dit qu’il fallait quand même que je mette le nez dehors pour profiter du temps magnifique ! Alors je suis retournée en direction de Rotterdam. J’ai en fait réalisé que la dernière fois, je m’étais par hasard arrêtée à l’endroit où la piste cyclable digne de ce nom prenait fin, parce qu’ensuite c’est du bitume un peu défoncé ou carrément des pavés (apparemment ils y a des chemins alternatifs, faudrait que j’étudie ça de plus près). Donc j’ai passé l’aéroport, mais je ne suis de nouveau pas allée jusqu’à un quelconque panneau « Rotterdam », c’en était trop, surtout que pédaler le long de l’autoroute ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable et qu’apparemment je suis allergique au pollen rencontré en chemin.
Hier était une journée plutôt bien remplie. En résumé : je n’avais dormi que 4h la nuit précédente, j’ai bossé d’arrache-pied à TU durant plus de 11h pour finir tous mes ultimes tests de fatigue (youhouhou !), j’ai passé 45 minutes chez moi avant d’aller voir la finale de la Ligue des Champions chez Ivo avec des copains, nous avons un peu joué à FIFA sur la Playstation (je n’en reviens toujours pas qu’après environ 7 ans sans y toucher j’ai retrouvé les « trucs » si rapidement, cela dit en passant) avant que j’aille rejoindre des gens au Ruif jusqu’à sa fermeture puis ensuite au snackbar Alev pour caler un peu tout ça. Résultat : au lit à 4h du mat’! Dois-je vous expliquer à quel point j’ai été productive aujourd’hui ?...
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