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mercredi 1 juillet 2009

Appelez-moi Master

Ca y est, c’est fait, j’ai mon Master !!!
Ca s’est passé plutôt in extremis (pas de détails, tout raconter ne vous apporterait pas grand-chose…), ces dernières semaines no-life m’ont vraiment épuisée à la fois mentalement et moralement… Mais c’est bon ! Le soulagement n’en est que plus grand !

Après avoir rendu mon rapport le 19 juin, j’ai continué à m’enfermer chez moi, cette fois-ci pour préparer la présentation de mon travail, qui a eu lieu mardi 23 juin, entre autre en présence de ma prof suisse qui a fait un aller-retour durant la journée. Encore en dernière minute, on m’a bien aidé à avoir des bons coups de chaud, pas simple à gérer… Mais je crois que ma présentation était potable vu le temps que j’ai eu à disposition pour m’y coller. Par contre l’espèce d’examen oral que j’ai eu seule face à mes superviseurs était loin d’être glorieux… In extremis le Master, je vous dis !
Pian, Paul et Mike se chargeaient du soutien familial, c’était bien de les avoir proches en ce mardi. Et dans l’auditoire se trouvaient aussi quasi tous mes copains (et quasi pas de personnes externes), des visages bienveillants et rassurants alors que j’endurais cette dernière épreuve en somme ! Après ces émotions et le soulagement final, j’ai fait visiter le laboratoire à ma famille, ce qui a l’air de leur avoir bien plu, et surtout les bouts d’avions et hélicoptères qui traînent dans le hall des tests les ont amusés (alors que pour moi il est dorénavant tout à fait normal d’avoir un cockpit à portée, ainsi qu’un F-14 ou F-18).
Pour marquer le coup avec mes amis, on s’est retrouvés assez nombreux sur la terrasse du Bebop, avec en musique de fond un jazzband en live. Notre tablée était vraiment sympa. Tellement sympa que nous sommes restés entre 21h et 2h ! La fin de soirée (vu l’heure, on va même dire la fin de nuit) s’est déroulée chez un copain.

Mercredi, c’est donc la tête dans le pâté que je suis allée à TU. Et oui, j’avais beau avoir rendu mon rapport et fait ma présentation finale, il y avait encore un tout petit détail à régler pour l’EPFL : la réalisation d’un poster A0 résumant mon travail. Il se trouve que cette tâche (gratuite, vu qu’on n’aura aucune note et que ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est à nous ennuyer jusqu’au bout…) s’est avérée plus ardue que prévu, à cause du format spécial. Bref, j’ai passé mon après-midi à me battre sur Powerpoint pour arriver à la conclusion qu’il faut laisser tomber et apprendre à utiliser Adobe Illustrator vite fait bien fait… Or il était déjà l’heure de quitter l’université et de se diriger vers le bord d’un canal à côté du centre pour fêter la fête national du Québec (Saint Jean-Baptiste) et d’aller ensuite au Ruif pour une ultime soirée Erasmus. Le bar était vraiment vide, vu que tout le monde est en période d’examens. Qu’à cela ne tienne, notre groupe a investit les lieux, on s’est bien amusés, et nous avons squatté la terrasse jusqu’à la fermeture de 2h, après quoi nous sommes allés faire du bikefishing avec Martin et Daniel (les derniers arrivés de Montréal), ce qui nous a encore donné faim pour des burgers et kebabs.
Jeudi, tête dans le pâté, deuxième épisode ! Ma journée (qui ne commence pas avant 11h, on est bien d’accords) était marquée par la courte visite de ma Maman, qui était arrivée la veille aux Pays-Bas. Sa fille masterisée lui a fièrement montré là où elle a passé quatre mois inoubliables, en lui présentant un tas de monde, allant de la fameuse secrétaire aux fabuleux techniciens. Après ce lab tour, je suis retournée à mon poster, pour 3h petites mais laborieuses heures… Je n’ai pas pu faire plus long, car le BBQ de la Faculté débutait ! Des supers bonnes grillades, des salades, une tireuse d’Heineken, des vins, des amis, des collègues, des gens croisés un peu tous les jours au labo : que demander de plus ?! L’université étant verrouillée à 22h tapantes, un large groupe a continué la soirée au centre ville, et ensuite ça s’est fini jusqu’à pas d’heure chez moi.
Vendredi, tête dans le pâté, sprint final ! Finir ce satané poster dans les temps a nécessité un effort bien plus important que prévu, même si ce que j’ai rendu est vraiment minable. Tant pis, je ne suis apparemment plus à un truc de bâclé près, surtout que cet exercice ne compte en rien pour l’obtention du master… Après trois soirées très très remplies, j’ai consacré mon vendredi soir à des tâches bien glauques chez moi : vider mes armoires, faire ma valise, empaqueter divers trucs, trier les choses que j’avais à donner à mes voisins et amis. Ce qui fait que je me suis retrouvée dans un studio très impersonnel durant ces derniers jours !
Samedi, Paul et ma Maman sont venus embarquer quasi toutes mes affaires – ce qui me permettra de quitter Delft qu’avec un sac à dos dans quelques heures – et nous sommes allés manger une dernière fois au Sate bar à Rotterdam. Je suis rentrée seuls sur Delft pour larver chez moi, puisque j’avais quelques heures de sommeil en retard et qu’en plus il faisait une chaleur écrasante ! C’est requinquée que j’ai rejoint une grosse et ultime fête dans un bâtiment voisin, l’occasion de revoir un tas de monde que je n’ai croisé qu’à ce genre de fêtes et de leur dire au revoir…
Avant-hier, nouveau festival à me mettre sous la dent : Parkpop à Den Haag, le plus grand festival pop gratuit d’Europe. Comme nous sommes y allés avec un large groupe, nous nous avons évidemment perdu la moitié dans la foule, et ce avant même le premier concert. Impossible de se retrouver, tant pis, tout le monde se promènera au grès de ses envies ! Sans vous débiter un compte-rendu complet, voilà la liste des artistes que j’ai écoutés : le ska presque qu’instrumental (donc idéal pour émerger) de Skatalites, Dana Fuchs Band le temps d’une chanson horriblement braillée, l’agréable Sabrina Starke, la blague Dio & Sef dont un tube (Tijdmachine) m’a suivi depuis février donc les voir en live était un moyen de boucler la boucle en quelque sorte, les Britanniques The Pretenders (I’ll stand by you) qui ont la pêche malgré leur quasi 60 balais, le Flamand Milow (You don’t know / Ayo Technology) qui est entrain d’être bien connu et que j’aime de plus en plus. J’ai absolument adoré son concert, j’apprécie beaucoup les artistes qui partagent la scène avec leur groupe, au sens où il laisse une bonne place à ses copains musiciens et sa copine choriste de première classe.

Hier après-midi, c’était mon traditionnel cake d’adieu à TU, avec en prime une tournée de remerciements aux techniciens. En début de soirée, nous nous sommes retrouvés une petite quinzaine de quasi que francophones pour aller manger ensemble sur la terrasse d’un restaurant au centre. Depuis que j’entendais parler des spare ribs de Billy Beer, je ne pouvais pas quitter Delft sans y aller. Et ça en valait effectivement le détour ! Je suis allée au Bebop pour une ultime after, avec les plus valeureux, même s’ils devaient bosser le lendemain.
Ma dernière soirée à Delft était vraiment super : passer du bon temps avec des amis qu’on n’est pas forcément sûrs de revoir un jour alors qu’on a partagé plein de choses ensemble, c’était la meilleure des manières pour marquer le coup ! La toute dernière chose qu’il me restait à faire en rentrant chez moi en ayant dit au revoir à mes potes en chemin était d’aller abandonner mon fidèle vélo, accroché à un poteau près de chez moi pour qu’une copine le récupère et le promène à ma place dès le lendemain. Ca m’a fichu un sacré cafard, mine de rien…

J’ai rendu les clés de mon studio en fin de matinée aujourd’hui, et suis partie rejoindre ma famille, dans un premier temps à Leusden, puis à Houten pour un dernier Wok restaurant avec ma Maman, Pian, Yoeri, Mike ainsi que leurs conjoints et enfants. Et je renterai en Suisse demain en début de soirée…


Voilà, ça c’était pour mes diverses célébrations post-réussite de Master ! Avant de vous parler de mes grands projets en Suisse, gros flashback puisque je n’ai toujours pas partagé mes aventures trépidantes depuis fin mai !

Le vendredi précédent le long weekend de Pentecôte, après une journée vraiment pas productive du tout (labo vide, et gens qui ne passent qu’en coup de vent en cours d’après-midi pour vous attirer hors de l’uni), nous avons profité d’un petit moment de relaxation (et baignade pour certains) avec un gros groupe de francophones (et un Espagnol) au bord du lac. Enfin… « lac ». Le gros étang à Delftse Hout, qui est infesté de moustiques qui apparemment ne prennent même pas la peine de piquer. Des connaissances de copains amenant de connaissances, une chose folle s’est produite : j’ai rencontré « mon » premier Suisse de Delft ! Et hasard fort de fruit, il est moitié Suisse, moitié Néerlandais. Un vrai compatriote, quoi !
La soirée – ou plutôt de la nuit – au centre-ville a été un peu poussive à débuter, mais c’est la routine quand on sort avec des Espagnols (et Marina, une Canado-Russe arrivée durant mes vacances), eux qui ont vraiment l’habitude d’être lents, très lents au démarrage…

Dimanche, il était temps de débuter ma série de festivals estivaux, youpie ! Le Pinkpop fêtait sa 40ème édition, et est dans la lignée du Paléo. Plus de trois heures de multiples trains et bus navette étaient nécessaire pour rejoindre Landgraaf, tout au sud et à la frontière allemande. Je vous épargnerai le compte-rendu détaillé (si ça vous intéresse, manifestez-vous et je vous redirigerai), sachez juste que j’ai vu Madness (raison de mon déplacement, et j’ai bien fait !), Keane (ça, c’est fait), James Morrisson (à force d’entendre à la télé…), Placebo (beurk), et le groupe Krezip (remplacement de dernière minute pour Depeche Mode qui a dû annuler). Sinon, je ne peux quand même pas m’empêcher de dire qu’on a sacrément de la chance avec le Paléo, où (presque) tout est bien pensé. Et c’est en allant voir comment cela se passe ailleurs que je m’en rends mieux compte.
Petite anecdote pour la route : il faut croire que les montagnes me manquent plus que je ne le crois. C’est stupide, mais voir des champs un peu ondulés et une petite colline dans cette région si éloignée, ça m’a fait un petit quelque chose ! C’était plutôt inattendu puisque cela faisait 2-3 mois que je clamais haut et fort que, tant que ce ne serait pas la période de mon trip à mon chalet ou alors le trip luge, la montagne ne me manquerait pas…

Et au niveau de mon projet de master, c’est en fait durant la semaine qui a suivi que les choses ont commencé à devenir intenables, après réunion vraiment tendue… Dès lors, je n’avais plus d’autre choix que la no-life attitude ! Socialiser ? Parler avec des gens ? Connais pas… Pas le temps…

Or avant le cataclysme, j’avais déjà prévu deux choses auxquelles je ne voulais absolument pas renoncer !
Ma première distraction était le Zomerfestival, sur le campus à deux pas de chez moi. La musique plutôt hollando-néerlandaise n’était pas forcément attrayante, mais tout à fait suffisante pour se défouler entre amis.
La deuxième et dernière distraction, c’était un nouveau match de foot des Oranje au stade de Rotterdam, le Kuip, apparemment le plus populaire du pays car le public est très proche du terrain. Il s’agissait d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde (alors qu’en fait les Pays-Bas venaient d’assurer leur qualification en Islande) contre la Norvège, battue 2-0 sous une pluie battante. Avec Jeroen, on l’a bien sentie passer puisque nous étions au bord du terrain, absolument pas à l’abri !
Et ensuite, c’était donc la trilogie infernale rapport – défense – poster, et les multiples festoyages racontés au début de ce billet !


Comme dit, je rentre demain (mercredi) soir en Suisse. Jeudi, j’aurai un certain nombre de trucs barbants à régler, mais j’espère pouvoir traîner un peu au port et voir des gens qui m’auront manqué... Et dès vendredi, je staff au Montreux Jazz ! Donc si vous y allez, faites-moi signe (je devrais être dispo avant 18h et dès la fin des concerts, disons vers 1h). Ensuite je serai bien évidemment toute la semaine au Paléo, autre occasion de revoir du monde entre les concerts (ou dans la voiture sur le chemin du retour, si vous avez une place pour moi…). Dooonc si vous n’allez ni à Montreux ni à Nyon, on n’a pas beaucoup de chances de se croiser avant le 27 juillet !


Pour conclure, petite chose à propos de l’avenir de ce blog…
Etant donné qu’il est censé se passer plein de choses passionnantes de mon côté en 2009 (après le projet aux Pays-Bas et les vacances qui suivent, puis la recherche d’emploi et d’appartement en Suisse, youpiiie), je pense continuer à alimenter très irrégulièrement cet espace au fur et à mesure des news incroyables. Qu’est-ce que vous en pensez ?? (Oui, j’attends des réactions !)

lundi 18 mai 2009

Visite de Marc

Quelques heures avant l’arrivée de Marc (MégaVolts, pour ceux qui se demandent de duquel je parle…), vendredi soir, des violents orages ont éclaté dans mes parages. Peut-être est-ce pour ça que l’avion qui faisait des allers-retours entre Genève et Amsterdam a eu une bonne heure de retard, ce qui m’a laissé le temps de l’accueillir à l’aéroport, contrairement à ce qui était prévu. Je lui ai donc fait découvrir les joies du Burger King, et nous sommes rentrés à Delft, où la pluie avait cessé. Ayant soifs, nous nous sommes bien évidemment arrêtés au Locus Publicus pour une première bière sur sol néerlandais.

Samedi, après avoir bien dormi – moi qui pensais que j’allais morfler et qu’il allait me faire me lever à l’aube ! -, Marc et moi sommes doucement partis en direction d’Enkhuizen, au bord de la Zuiderzee à 1h au nord d’Amsterdam. En y arrivant, on a compris qu’on tombait en plein festival de jazz. C’était extrêmement sympa en outdoor, avec plein de petites scènes montées dans la charmante vieille ville ainsi que des groupes qui jouaient en se baladant dans les rues. Excellent d’entendre ce genre de musique jouée comme ça, ça nous change de la Guggenmuzik ou des fanfares ! Le but de notre déplacement était en fait d’aller visiter le Zuiderzeemuseum, quelque chose comme le musée de l’habitat rural à Ballenberg (je fais comme si je connaissais, mais je n’y suis jamais allée). La visite était donc un bon prétexte pour avoir une activité en extérieur, puisque le temps était clément, mis à part un peu de crachin et un vent puissant venant de la mer. Bref, j’ai bien aimé me balader dans ces anciens quartiers reconstruits brique par brique, entre le village, les maisons de pêcheurs ainsi que leurs « ateliers », avec les canaux et la digue qui rendaient également bien. Après avoir bien profité de la visite, nous avons repris le train, parcourant d’innombrables pâturages (avec ou sans bestioles), champs (légumes ou ex-tulipes), bleds de taille modeste, petits parcs éoliens, le tout étant traversé de petits canaux. Puisque le trajet jusqu’à Delft dure 2h et qu’il commençait à faire faim, nous avons fait une escale à Amsterdam, avant que Marc (en état de fatigue avancé post-Blek, donc pas si survolté que ça et tout à fait suivable !) n’arrive plus à vaincre ses pics de sommeil.
Nous nous y sommes donc promenés un peu en début de soirée en quête d’un endroit où manger, jusqu’à Rembrandtplein. , où nous avons jeté notre dévolu sur le bar australien où j’étais déjà allée avec Dédé : Coco’s outback. Leçon du jour : les kangourous, ça a beau être mignon, mais… qu’est-ce que c’est bon ! Avec Marc on s’est régalés, nos petits steaks de 350gr accompagnés de bonnes frites nous ont bien fait plaisir.
La panse généreusement remplie, nous sommes repartis en direction de Delft. Lors du trajet, on a croisé de beaux orages avec d’importants déluges. Lorsque nous sommes sortis du train, ça allait, il ne pleuvait pas trop. Le temps de rejoindre nos vélos, ça y est, il royait (comment ça s’écrit ??) ! On s’est abrités jusqu’à la première accalmie, et nous avons sprinté jusqu’à chez moi. En chemin le pluie s’est calmée encore plus, mais certains bouts de routes étaient légèrement inondés, donc ce sont surtout ces traversées qui nous ont trempés au final !

Dimanche, Marc et moi avons joué de malchance pour les musées à Amsterdam. Le but était de prendre un billet d’entrée pour la maison d’Anne Frank à l’office du tourisme de la gare, pour éviter l’immense file d’attente sur place. Perdu, les seules places encore disponibles sont pour le début de soirée, trop tard à notre goût, on passe donc notre tour. Notre deuxième idée pour la journée était la visite du musée maritime des Pays-Bas, apparemment un musée immense. Manque de chance, après avoir trotté jusque là-bàs, on voit qu’il est fermé jusqu’en 2010 pour rénovation… Au final, nous nous sommes rabattus sur un classique, le Rijksmuseum, où il y a entre autre des peintures de Rembrandt (dont le grand « De Nachtwacht ») et Vermeer (« La laitière »), et des œuvres d’artistes moins connus (d’après moi) mais qui m’ont bien plus, comme Jan van Goyen (subtiles paysages néerlandais) ou Aert Van der Neer (qui avait l’air d’affectionner les crépuscules et la nuit). En sortant, nous nous sommes dirigées du côté de Rembrandtplein, en passant par le marché aux fleurs et le smartshop que s’y trouve. Comme il commençait à pleuvoir (une bonne douche et ça repart), on s’est abrités dans un pub voisin de notre endroit préféré. Initialement je pensais faire découvrir la cuisine indonésienne à Marc ou alors tester un restaurant du Suriname, mais l’appel du kangourou était trop fort, nous n’y avons pas résisté ! De retour au Coco’s outback, nous avons cette fois-ci opté pour un burger de Kangourou (deux tailles : « énorme » avec 600gr de bidoche ou « pas si énorme » avec 300gr, donc quand même respectable). Nous avons également continué l’investigation débutée la veille : les cocktails, d’autant plus que nous étions arrivés durant l’happy hour ! En deux jours, nous y avons testé et approuvé les suivants : Ulururu, Crazy Kangaroo, Sex on the Beach, Long Island Iced Tea, Tasmania Devil.

Ce matin, Marc m’a quittée pour passer une nouvelle journée à Amsterdam avant de rentrer en Suisse. Il était mon troisième et dernier invité Suisse à Delft. Son départ coïncide donc avec le début d’une ultime période pas très drôle, passablement centrée sur le boulot et la rédaction de mon rapport. Et vous savez à quel point j’adore écrire du blabla (blog mis à part, quoi !)… En tout cas, ça sent la fin de mon séjour, et, honnêtement, ce n’est pas forcément pour me plaire !...

vendredi 8 mai 2009

Vacances & visites de Suisse

La semaine dernière je ne suis pas allée à l’université. Je me suis accordé 3 jours de vacances, ce qui équivaut à avoir 10 jours off vu les circonstances : la Fête nationale a lieu le 30 avril, le 1er mai est plus ou moins férié pour les trucs en rapport avec l’Etat (dont TU), le 4 mai est un jour de commémoration de ceux qui sont morts durant la seconde guerre mondiale en servant le pays en Europe et en Asie (Dodenherdenking – Remembrance Day), et le 5 mai c’est la célébration de la fin de la guerre (Bevrijdingsdag – Liberation Day). Et si vous regardez le calendrier, vous verrez que les jours intermédiaires étaient un samedi et un dimanche, donc youhouhou, perfect !

Durant la matinée du lundi, je suis allée visiter le Van Gogh museum à Amsterdam. L’entrée est chère, mais l’exposition « Les couleurs de la nuit » en valait le coup. C’est très bien amené, chaque visiteur a des écouteurs pour des explications bienvenues, et cela débute avec des tableaux d’autres peintres qui ont inspiré Van Gogh. Cette expo est parcourue en un peu plus d’une heure, et une demi-heure m’a suffit pour jeter un coup d’œil aux tableaux de l’expo permanente, sans audiotour cette fois-ci. En cours d’après-midi, Dédé est arrivée à l’aéroport alors je suis allée l’accueillir, on est rentrées gentiment sur Delft avec pour seul et unique but de la soirée de planifier notre semaine et prendre des grandes décisions. C’est le genre de chose qui nous prend mille ans, puisqu’on n’est vraiment pas très douées pour ça, hum. On pensait avoir fait d’incroyables progrès puisque ça s’est fait assez rapidement (tout est relatif), mais à ce moment-là on ne savait pas encore que nous n’allions pas franchement suivre ce qui était prévu ! Et bien sûr, on a papoté jusqu’à pas d’heure, girl time power !
Nos supers idées de visites pour mardi étant toutes outdoor, elles sont tombées à l’eau vu le temps pourri. On s’est donc décidées à aller s’abriter dans les magasins à Amsterdam, avec quelques idées en tête. Puisque c’est nous, on n’a bien entendu de nouveau pas du tout fait ce qu’on pensait. Comme il faisait tout gris mais sec, cela nous a permis de nous balader tranquillement dans la ville que nous avions déjà visitée ensemble en 2005, jusqu’à la kermesse (les Hollandais adorent les fêtes foraines) qu’il y avait sur la place du Dam. Une ville (et un pays) aussi plate a un avantage tout simple : perchées sur une espèce de balançoire tournant à 60m du sol, on a une vue imprenable et largement dégagée ! Redescendues sur le plancher des vaches, on s’est promenées à travers les canaux en passant au marché aux fleurs (Bloemenmarkt), et entre temps les magasins étaient déjà fermés, alors nous nous sommes laissées tenter par des cocktails sur Rembrandtplein dans un bar australien (?) sympa, que nous avons quitté juste avant la retransmission du match de Champions League, pour traverser le quartier rouge en direction du quartier chinois adjacent, où nous avons découvert le restaurant A-fusion, bien coté au Gault-Millau (ça rigole pas !). C’était teeeellement bon et bien présenté, je crois qu’on s’est un peu fait exploser le bide avec du pepersaus ossenhaas pour moi et des crevettes pour Dédé.
Mercredi, Dédé a découvert les joies du vélo aux Pays-Bas, entre mon studio et la gare. Je lui ai quand même laissé mon vélo, qui est un chouilla moins pourri que le second que j’ai récupéré (oui, la roue avant est bien voilée… Et alors ?! Du moment que ça roule…), histoire de ne pas (trop) la traumatiser. Nous avons passé la journée au milieu des tulipes, puisque c’est LE moment (quoique, les 2 semaines précédentes étaient encore plus propices, alors qu’actuellement c’est quasi terminé). Le Keukenhof est un parc célèbre pour en voir de toutes les couleurs. La soirée du 29 avril, précédant ainsi la fête nationale, est traditionnellement l’occasion d’une énorme fiesta (Koninginnenach) à Den Haag, ancienne capitale et lieu de résidence de la famille royale (sauf erreur). Nous nous sommes donc noyées dans la masse, à la kermesse (excellent le carrousel qui nous a secouées, hihi), à proximité des différences scènes montées en pleine ville, vers le bar à Malibu, et euh voilà. En fait, le secret de la gestion de cette soirée, c’est qu’il ne faut pas trop boire et ne pas rentrer trop tard, sinon le lendemain à Amsterdam est plus que rude !
Jeudi 30 avril, Koninginnedag à Amsterdam ! La capitale n’était pas simple à atteindre, maintenant je comprends mieux pourquoi tout le monde m’a dit d’arriver tôt (vers 10h) et insistait qu’il fallait rentrer tôt aussi (vers 19h). Avec Dédé on n’a quitté Delft que vers 11h, et on a mis 2h en train pour y arriver, soit le double du temps habituel ! Mais nous avons dû laisser passer deux trains et effectuer un changement en chemin… Le retour était un peu mieux, assises en 1ère classe jusqu’à Leiden, mais debout serrées vers les portes pour les 20 dernières minutes. Enfin bref. Vous vous souvenez de la vague orange qui a déferlé sur la Suisse l’été passé durant l’Euro ? Vous n’avez rien, mais alors absolument rien vu ! Plus orange qu’Amsterdam un 30 avril, tu meurs ! Habits, chapeaux, lunettes, trucs extravagants : ces gens sont fous, c’est excellent ! La ville était absolument bondée (et 100% piétonne au centre), les artères principales remplies par la foule marchant vers les différentes scènes, les canaux bourrés de bateaux oranges avec musique. Globalement, je n’ai jamais vu une fête pareille, et pourtant j’ai passé un Nouvel-An devant Big Ben ! Il y avait teeellement de monde, mais surtout une teeeeellement chouette ambiance ! Bon enfant ! Joyeux ! Ca ne pousse pas dans la rue, les gens sont tout fou-fou sans enquiquiner ceux qui veulent passer ! Tout le monde est uni dans le même trip, c’est hyper agréable ! Dédé et moi avons traversé la ville de la gare centrale jusqu’à Museumplein, en chemin nous avons brièvement vu ma Maman et Paul (l’ami de ma tante Pian). Durant la journée, on a bougé tranquillement d’une scène à l’autre. Et nous n’avons pas résisté de retourner au restaurant A-fusion avant de rentrer tôt sur Delft. Ce n’est qu’en arrivant au studio que nous avons appris ce qu’il s’était passé à la mi-journée à Apeldoorn, lors de la visite de la famille royale : un abruti a décidé de s’en prendre à la Reine Beatrix (qui était dans un grand car) en lui fonçant dessus (avec une petite voiture ridicule). Ce c****** a renversé et tué des spectateurs dans la foule qu’il a traversée avant de se tuer contre un monument. Je peux vous dire qu’ici tout le monde est sous le choc qu’une chose pareille se soit passée ici, alors que c’est si calme d’habitude (comme en Suisse, quoi). Ce drame a sérieusement terni la fête dans le pays, où les célébrations ont été carrément annulées, mis à part à Amsterdam (impossible de tout stopper avec autant de gens en ville !) où les festivités n’ont été que raccourcies (jusqu’à 19h au lieu de 1h)…
Dédé est repartie vendredi, après avoir fait un aller-retour à Amsterdam. J’y ai ensuite retrouvé ma Maman pour une séance de shopping chez Mexx (qui apparemment nous arnaque bien en Suisse, en doublant le prix en euros…). Pour une fois, cela n’a pas été une tare (!), et je me suis trouvé un costume parfait en 30 minutes chrono. J’adore les faites pour les Hollandais, je n’ai au moins plus l’impression d’avoir une taille bizarre, quel bonheur ! Rentrées à Delft, nous sommes allée manger au restaurant chinois que j’avais testé avec Sarah : miam !

Samedi, c’était au tour de ma Maman de (re)découvrir les joies du vélo aux Pays-Bas. Elle trouvait mon vélo tout à fait correct en photo, mais une fois assise dessus elle l’a tout de suite trouvé moins « luxe », avec le pédalier qui bouge un peu. Nous sommes parties de bonne heure pour une excursion à Terneuzen (au sud en Zeeland, à plus de 2h30 en train/bus avec plein de changements) pour visiter une vieille tante qui avait pour habitude de venir en Suisse chaque année. Je n’avais plus pu converser avec elle directement depuis que j’étais petite (et que je parlais toujours néerlandais, donc), alors je pensais un peu l’impressionner en lui sortant des petites phrases improvisées et en répondant à quelques unes de ses questions, en l’absence d’intermédiaire. Mais elle avait l’air de trouver ça tout à fait normal, pffff. Après avoir dîné et marché sur la digue jusqu’en ville, nous sommes reparties jusqu’à Roosendaal, à mi-chemin, où vit une amie de ma Maman, qu’elle n’avait pas revue depuis une dizaine d’années. Papotage, souper (19h, donc c’était tard pour eux), tasse de café/thé (à 20h30, c’est sacré ici), et il était déjà temps de rentrer chez moi.
Dimanche, grasse matinée jusqu’à… 8h30 ! Oui alors ça, je n’ai pas compris non plus, surtout que le temps était bien morose. Bref. Après quelques courses à vélo sous la pluie (ô joie), nous gardons espoir (météorologiquement parlant) et nous décidons à aller à Madurodam, à Den Haag. C’est un parc où des bâtiments caractéristiques et monuments néerlandais sont miniaturisés. J’y étais allée il y a 21 ans, et le but du jour cette fois-ci était de reproduire plus ou moins les mêmes photos, avec moi qui dépasse les maquettes au lieu de l’inverse, haha ! Au début le soleil était réapparu, mais après, qu’est-ce qu’on a caillé ! En rentrant on s’est quand même promenées à Den Haag, avant d’aller souper à Delft dans un café-restaurant super sympa derrière la grande place du marché, De Waag. Et nous avons fini la soirée à échanger le contenu de la valise que ma Maman a embarquée (des habits plus légers), contre des fringues chaudes (dont ma grosse veste d’hiver). Parce qu’il faut bien prévoir mon retour en juillet, et il est absolument illusoire de tout faire rentrer dans 2 valises et 2 sacs !
Lundi matin, nous sommes allées pédaler dans Delft : les ponts levants (et levés juste quand on veut passer, grrrrr), les petits canaux, l’ancienne et la nouvelle église, la place du marché, les rues commerçantes, le campus de TU, … Nous avions bien calculé notre coup, pour être à l’heure d’un tour de visite à la fabrique Royal Delft, devant laquelle je passe en vélo à chaque fois que je vais faire mes commissions. Ma Maman aimant bien ces céramiques, c’était l’occasion ou jamais pour y aller. La visite était assez courte, mais intéressante. Le Bleu de Delft est très connu, mais en fait c’est d’abord peint en noir et l’oxyde de Cobalt devient bleu à 1700°C lors de la seconde cuisson (si j’ai bien retenu). Ma Maman est finalement rentrée en direction Leusden en début d’après-midi, après avoir plié ma lessive comme à la maison (ça ne s’invente pas !).
Quelques heures plus tard, je suis partie en direction d’Amsterdam, pour y faire un tour sur les canaux ! Jeroen et son frère Bas y ont récemment acheté un petit bateau, et ils m’en ont fait profiter, avec Jasper et sa copine Larissa. Nous avons commencé notre ballade peu avant 20h, heure à laquelle il était impératif de s’arrimer quelques instants pour respecter les deux minutes de silence pour le Dodenherdenking dont j’ai parlé plus haut. Car si on ne se tait pas, on passe vraiment pour des rustres. Nous avons navigué pendant près de 3h, ce qui qu’on a eu droit à la tombée de la nuit et ensuite à l’ambiance toute romantique avec les ponts joliment illuminés. Mais qu’est-ce qu’il faisait froid ! Mary Jane – le bateau – nous a permis de faire un joli tour sur le canal Amstel, devant la brasserie Heineken, Leidseplein, le quartier du Jordaan, Muntplein, et finalement de retourner vers le grand théâtre Le Carré. Après avoir repris le métro à Amsterdam (une première pour moi : disons que c’est un peu rustique pour quelque chose qui est en construction depuis 1977, mais ils n’arrêtent pas d’avoir des soucis pour avancer puisque la ville est construite sur un tas de sable…) et attrapé un train plus ou moins direct pour Delft, nous avons encore vite pédalé sous la pluie à 1h du mat’.
Mardi, après une vraie (!) grasse matinée, je me suis préparée psychologiquement à bosser de nouveau dès le lendemain. J’ai soupé chez Jeroen avec son pote Ivo, avant d’assister à la déroute d’Arsenal qui a été bouté hors de la Champions League par Manchester United aux portes de la finale. Pour se consoler (enfin… ME consoler) ils m’ont initiée aux joies de la Wii avec du bowling (me suis faite éclater, bien évidemment) et du tennis (me suis presque pas faite éclater, mais quand même).

Mercredi, mon programme s’est résumé à mon boulot ! J’ai recommencé à TU sur les chapeaux de roue, en y passant plus de 11h, pour une journée légèrement hyperproductive. J’ai pu avancer encore mieux que je ne le voulais, c’était inespéré. Peut-être que l’absence de mon superviseur (jusqu’à la fin de semaine prochaine, youhouhou) m’a donné un sérieux coup de pouce, lui qui a tendance à rester sur mon dos juste aux moments où il ne faut pas (autrement dit, en plus d’un sens de la communication hyper développé, il a le sens du timing…).

Allez, je vous promets que le prochain billet sera plus court ! (Ou pas ?!)

lundi 13 avril 2009

Weekend de Pâques

Vendredi Saint, j’ai passé la soirée avec une bande d’Espagnols et de Portugais, dont Ruben qui commençait à fêter son anniversaire, au bar De Kurk, un pub sympa qui était très animé dès 1h ! Entre deux bières, j’ai réussi à désamorcer un (énième) rush sur Bruxelles pour le lendemain, les autres étant du genre à décider absolument à la dernière minute (et de changer d’avis au dernier moment, aussi). Bref, il est clair que j’aimerais aller visiter la capitale belge si proche, mais je ne compte pas y aller plusieurs fois, ce qui implique quand même un minimum d’organisation pour repérer ce qu’il y a à voir et à tout combiner en quelques heures, puisque ça se fera probablement en aller-retour !

Comme en Suisse, il a fait plus que chaud et beau ce weekend. Temps propice à quelque chose que j’adore : les barbecues. Samedi soir, c’était mon premier barbeck de la saison pour l’anniversaire de Ruben, youhouhou !!! Il avait lieu sur le toit du bâtiment voisin, qui n’est pas franchement safe à atteindre : il faut aller dans la cage d’escaliers jusqu’au dernier étage, puis faire un entassement branlant de tables de chevet sur une table de cuisine sous la trappe, plus des gars costauds en renfort pour hisser celles et ceux qui n’arrivent pas à monter par leurs propres moyens, c’est-à-dire à la force de ses pauvres bras. Vu qu’on va vers la saison des barbecues, il serait bien judicieux de se cotiser pour une bonne échelle, histoire que personne ne se blesse en montant ou en descendant (un mec s’est légèrement disloqué une épaule en descendant il n’y a pas longtemps)... Le BBQ était un peu foireux (mise en route difficile, surtout quand on commence à s’en inquiéter quand il fait déjà nuit), mais c’était un joyeux bordel dans la joie et la bonne humeur, et après s’être quelque peu acharnés nous avions enfin des bonnes braises ! Il y avait des gens d’un peu partout, des Portugais, les incontournables Espagnols, les Québécois Franck et Peter, Marko un Serbe, des Allemands, … Mais toujours pas d’autre Suisses (francophones ou pas), cela fait maintenant deux mois que je suis à Delft, et je n’en ai pas rencontré, à croire que je suis la seule et l’unique ici.

Dimanche de Pâques, les cloches des églises se déchaînaient alors que j’étais sur mon vélo, mais mon but était beaucoup plus fun : je suis allée à l’étranger, à Anvers (Antwerpen en néerlandais), qui se trouve à moins d’1h30 de Delft. C’est donc sur cette ville que j’ai jeté mon dévolu, me disant que quelques heures seraient amplement suffisantes pour en faire le tour, donc pas besoin de se lever à l’aube. Il n’y a absolument aucun contrôle pour passer la frontière, c’est parce qu’il y a une nouveauté dans l’espace Schengen depuis le 1er avril, non ? Enfin bref. En tout cas, tout est semblable à ce que je vois aux Pays-Bas, mis à part leurs plaques d’immatriculation rouges, l’absence de canaux, et un nombre de cyclistes très limités (les pistes, ou plutôt leur absence n’est pas encourageante). Ceux qui ne comprennent rien au néerlandais n’entendent pas de différence en passant la frontière. Mais alors pour moi c’est toujours troublant d’aller en Flandre, parce que ma compréhension n’est franchement pas terrible, avec qu’en Hollande je gère relativement bien. Comme tout le monde le sait, la langue est un des sujets sensibles entre Flamands et Wallons, alors j’ai été bien sage et ai parlé néerlandais, ou anglais quand je n’avais pas le vocabulaire suffisant, mais alors surtout pas en français. Toujours à ce propos, j’ai été marquée par les annonces à la gare d’Anvers – qui est impressionnante avec les quais sur trois étages, cela dit en passant - , qui ne sont pas préenregistrées et sont donc faites selon l’humeur du speaker : la première fois, ce n’est qu’en flamand, et tant pis pour vous si vous ne comprenez pas une autre langue ; la deuxième fois, marmonné vite fait en français, avant d’être répété bien distinctement en flamand. Ôtez-moi d’un doute : à Lausanne, tout passe systématiquement en français puis est répété en allemand, non ? Puisque je n’avais pas de plan et que je déteste découvrir une ville sans avoir une vague idée d’à quoi elle ressemble, j’avais rusé en affichant une carte trouvée sur internet et en… prenant une photo de mon écran. J’avais l’air maline à regarder mon appareil en marchant, hihi ! En ce dimanche de Pâques, la grande rue commerçante (Meir) était morte, mis à part deux-trois musiciens qui se couraient après. Les seuls endroits animés étaient un marché bric-à-brac et, bien évidemment, les quelques endroits touristiques (Groenplaats, Onze-Lieve-Vrouwekathedraal, Grote Markt). C’est d’ailleurs sur cette petite (!) Grande place, à la Brasserie Noord, que j’ai mangé de la vlaamse stoofcarbonade (carbonade flamande), un ragoût de bœuf cuisiné dans de la bière Leffe, accompagné d’une bonne Stella Artois ! Que dire de la ville ? Alors… Personnellement, je l’ai trouvée bizarre car c’est un gros mélange de vieilles maisons avec de jolies façades, de bâtiments vieillots, et de quelques constructions plus modernes. Ca doit être cette grande inhomogénéité qui fait que je n’aime pas trop… Apparemment, Antwerpen est aussi connue pour ses diamants, ce qui me fait une belle jambe, vous en conviendrez. Et le peintre Peter Paul Ruben est la fierté de la ville, sauf qu’il ne m’évoquait rien, ce qui me fait une seconde belle jambe. Au fil de ma balade, je suis arrivée au bord du fleuve Schelde (Escaut en français) et j’ai marché au travers du château (Steen). Et voilà, j’avais vu tout ce que je voulais de cette petite ville. Ayant prévu que l’affaire serait vite pliée, j’avais un plan B (qui vous semblera peut-être un peu stupide). Je suis donc allée au… cinéma, voir « Duplicity », qui est sur tous les écrans européens mais qui ne sort qu’en juin aux Pays-Bas. Chose agréable, les salles obscures belges sont plus civilisées que les néerlandaises, que c’est agréable quand personne ne fait plein de bruit en buvant et mangeant et sortant en pleine action ! J’ai beaucoup aimé ce film, en gros un mélange entre Closer – Ocean’s Eleven – Inside Man, avec Julia Roberts et Clive Owen.

Aujourd’hui je suis restée tranquillement à Delft, subissant le boum-boum provenant d’un « Monster truck show » (?!) qui avait lieu juste en-face de chez moi. La seule chose (ou presque) constructive du jour, c’était d’aller pédaler une petite heure avec mon iPod, un peu au hasard mais avec pour direction générale le petit lac de la ville dont on m’avait parlait. Il s’agit d’un gros étang (de Grote Plas) dans lequel je n’aurais pas vraiment envie de me baigner, avec une petite bande de sable en bordure et du gazon. Ce sera peut-être un endroit pour barbecues et larvages divers, mais je préfère éviter à cause de ces saletés de moustiques… En chemin, on traverse des jolis endroits dans le bois (Delft Hout) et quelque chose qui peut être une réserve naturelle. Pas mal pour s’aérer !

mercredi 18 mars 2009

Visite de Sarah

Après une nouvelle semaine assez inutile à TU, la visite de Sarah (accompagnée de sa mascotte Helmut – longue histoire… – ) tombait à pic. Elle m’a rejoint à Delft vendredi en cours d’après-midi après avoir trotté à Amsterdam. On a marché tranquillement dans la vieille ville, bu un verre au soleil (!) sur la grande place du marché, et ensuite à la maison je lui ai mitonné un petit plat typique : des poffertjes. Non mais en fait ça s’achète au supermarché et yapluka mettre au micro-onde et saupoudrer de 2 tonnes de sucre glace, mmmmhhh. Comme vous le voyez, ça ressemble à peu près à des mini-crêpes ou des blinis.
Samedi nous avons visité Leiden par un temps tout gris et franchement frisquet. Quand c’est devenu carrément pluvieux et que le vent s’est levé, il me semble que Sarah a bien apprécié cette particularité météorologique de la région en cette période. On a relativement suivi le walking tour « officiel », passant par de Burcht, une tour fortifiée sur une petite colline qui permet donc d’avoir une jolie vue sur la ville. Leiden est une charmante petite ville, connue pour son université de droit, qui nous ont d’ailleurs abritées et aimablement offert le café (mais ça, ils n’en savent rien) puisque c’était une journée portes ouvertes. Nous sommes ressorties passablement réchauffées, pour aller visiter un des 9 moulins de la ville : le moulin De Put (hihi). C’était très intéressant, le boulanger était entrain de faire sa farine (3 grands sacs quotidiennement, mais ça dépend des jours… N’est-ce pas Sarah ?), et étant donné qu’on était seules avec lui, il nous a tout expliqué et même fait une démonstration de l’arrêt du moulin (manuellement en tirant sur une corde), mais également de la maniabilité et du pliage des toiles sur les pales en bois. Vraiment impressionnant de voir comme quelque chose de si peu moderne fonctionne à merveille ! En bonus, le boulanger nous a encore expliqué comment il peut orienter son moulin en fonction du vent, avec une grande roue qui le fait tourner autour du pylône en bois qui tient le tout (donc ça bouge pas mal quand on est dans le moulin).Sarah et moi avons fait un arrêt à Den Haag en rentrant, histoire de voir plein de monde terminer le demi-marathon, voir le Vredespaleis (le Palais de la Paix, pour ceux qui n’auraient pas suivi depuis l’autre billet), y faire quelques photos avec les cailloux des différents pays. Sur le chemin de la gare, nous sommes tombées sur un bar/resto sympa (Havana) et Sarah a testé une autre spécialité néerlandaise, les kroketten : de la viande et de la purée frites dans de la chapelure. Rentrées à Delft en cours de soirée, on a choisi de manger dans un restaurant chinois que je voulais tester un jour, De Gouden Koets, et il s’avère qu’il est super bon ! Forcément, j’ai commandé un Babi Pangang puisque c’est mon étalon ici (passé le test haut-la-main !) et Sarah a jeté son dévolu sur du bon canard à une sauce inconnue (vive l’aventure), Shangai choi bidule quelque chose. Après la sympathique marche digestive de 25 minutes pour rejoindre mon studio, nous nous sommes écroulées au lit en pensant à la journée qui allait suivre dans la capitale.

Dimanche, direction Amsterdam, donc ! La Venise du nord se trouve à 1h en train de chez moi, c’est parfait. On a commencé notre promenade tout en douceur, passant dans des rues pleines de coffeshops, ensuite on a parcouru la rue commerçante Kalverstraat depuis la place du Dam, s’arrêtant juste avant la fin dans un centre commercial (Kalvertoren), pour y manger un morceau tout en appréciant la vue du petit restaurant qu’il y a au dernier étage. A deux pas de là, nous avons passé le marché aux fleurs avec un petit arrêt au Magic Mushroom Gallery voisin. Nous avons ensuite rallié le musée du jour via Rembrandsplein (oooh ils ont terminé les travaux), et une longue rue où j’ai retrouvé un petit resto avec une terrasse sympa où j’étais allée il y a 1-2 an. Disons-le tout de suite, le musée n’était pas vraiment un musée… Son nom l’indique est assez clair, je crois : Heineken Experience. J’avais déjà visité cette ancienne brasserie avec Delphine il y a 3-4 ans, mais entre temps il y a eu quelques changements, donc j’étais quand même curieuse de (re)voir ça avec Sarah ! Je n’enterai pas dans les détails, mais sachez juste qu’ils expliquent l’histoire de la famille Heineken et de leur bière, de son évolution, qu’on nous apprend à déguster une bière (tiens, je n’avais jamais fait attention aux bulles qui restaient coincées sous la mousse), que grâce à notre travel buddy Helmut on a fait copain-copain avec un chinois du staff, et qu’après tant d’efforts on nous offre deux verres de Heineken. C’est donc toutes réhydratées qu’on est allée sur la Leidseplein pour immortaliser notre passage devant le Hard Rock Cafe. L’étape finale de la ballade était la traversée du quartier rouge à la tombée de la nuit, avec des madames affriolantes aux vitrines, sympa… Ou pas… Nous avons donc pas mal marché à nouveau, et malgré un retour en train plutôt longuet (changements à Leiden et Den Haag), Sarah et moi avons rejoint mon home sweet home absolument claquées, mais contentes !

Etant donné que beaucoup de boulot m’attendait à TU lundi (pour rien, mais ça je ne le savais pas encore… Bref !), avec Sarah on s’est quittées devant mon bâtiment assez tôt, elle rejoignant la gare pour se diriger à Rotterdam avant de prendre l’avion, moi retournant au charbon pour une semaine qui s’annonçait tout aussi fructueuse que les précédentes… Même si le weekend m’avait vraiment crevée, je suis encore sortie lundi en début de soirée à Doerak pour marquer le coup avec Ivan, un Italien de ma student room qui venait de terminer brillamment sa thèse de master. Hier j’ai passé un après-midi à la Desperate Housewives, entre lessive, vaisselle et putz : super. Et là, je suis peut-être sur le point de partir au Ruif… Comment ? « Dormir » ? Mais pourquoi donc ?...

Et nouvelle de dernière minute pas réjouissante du tout : mon portable est extrêmement lent à démarrer et il fait un drôle de bruit. Je crains qu’il ne claque dans les heures/jours/semaines à venir…

jeudi 26 février 2009

Saté à Rotterdam, satanée banque et bike fishing

Je n’ai pas vu le temps passer vendredi, où j’étais absolument toute la journée affairée à TU pour mater la machine et le dispositif sophistiqué que j’utiliserai pour mon projet. Travail dont je vous parlerai plus longuement dans un futur billet…

Après cette première semaine riche en changements, samedi je me suis offerte une bonne grasse matinée. Au réveil, je n’en crois pas mes yeux, il fait beau, hourra ! Vu cette condition exceptionnelle, j’en ai profité pour pédaler pas mal dans mon quartier ainsi qu’au centre-ville, où il y avait un petit marché. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’il y aurait mille monde, puisque c’était carnaval ! Les Hollandais sont d’ailleurs tout fous fous, et même ceux qui ne participent pas au long cortège se promènent déguisés. Dommage que mon appareil photo soit resté au studio, vous auriez ainsi pu constater que les Néerlandais savent se déguiser autrement que tout en orange, comme les supporters des diverses équipes nationales…Le vélo m’a fait du bien, et surtout j’ai pu trouver des chemins qui sont moins pavés (donc largement moins fatigants !) entre chez moi et la ville. En fin d’après-midi, Pian et Paul sont venus découvrir mon studio et surtout m’apporter un tas de vaisselle (ce qui était initialement fourni était vraiment rudimentaire : 2 assiettes, 1 couteau, 1 fourchette, 1 cuillère, …), des linges et literie supplémentaire. Ouf, je vais mieux pouvoir m’en sortir maintenant ! Mike, l’autre fils de Pian, était en visite chez mes parents à ce moment-là (il rentrait de ses vacances au ski avec sa femme, Mariska, et sa fille, Esmee), l’occasion donc de Skyper avec plein de monde à la fois. Nous avons ensuite pris la voiture pour Rotterdam, où nous avons mangé indonésien au Sate bar. Etant donné que nous étions déjà allés dans ce restaurant (meilleurs saté du pays, paraît-il) il y a deux ans, je n’ai pas été trop surprise que mon Sate babi kacang (porc avec sauce cacahuète) arrache légèrement et avais prévu du Nasi puthi (riz blanc) en accompagnement pour calmer les piments. Ne m’y retrouvant pas encore dans tous ces noms indonésiens pas évidents, Pian me rappelle toujours mille fois la signification de chaque terme. Peut-être que d’ici l’été j’aurai tout assimilé, qui sait ! Avant qu’ils ne me redéposent à Delft, Paul a encore tenu à me montrer un « hotspot » de la ville, un endroit hyper connu et where-to-be-seen, sympa pour aller boire un café : Dudok.

Dimanche, rien de bien passionnant : nouvelle grasse matinée (j’vais m’gêner, tiens), les joies de la lessive, vaisselle massive de tout ce que Pian m’a apporté la veille, Skype avec la Suisse, X-factor à la télé (j’entraîne ma compréhension du néerlandais comme ça, héhé), …

Tout comme le weekend passé, le début de semaine était plus ou moins dans la grisaille, avec quelques après-midis ensoleillés, sans crachin, ce qui est très appréciable ! Je suis actuellement en 2ème semaine (sur 3) de training à TU, ce qui fait que j’y passe de longues journée pour apprendre comment fonctionnent les machines et comment je suis censée préparer mes matériaux, ou alors je suis à la maison avec pas mal de lecture.

Une chose qui m’a vraiment agacée avant-hier : les abrutis de la banque ABN-AMRO (la seule où je peux aller avec mon statut de « guest » à l’uni) maintiennent qu’ouvrir un compte durant 4 mois ne sera pas gratuit (j’en aurai pour 35€ d’après ces blaireaux). J’ai beau leur expliquer que mes camarades, eux aussi en échange, n’ont rien eu à payer pour en obtenir un et les incapables que j’ai en face de moi en sont tout étonnés. Conclusion : je paierai un maximum de choses avec ma carte VISA pour ne pas avoir à retirer trop de cash au bancomat (vive les taxes à l’étranger). Et, surtout, je me ferai systématiquement avoir aux automates des gares qui refusent cette carte suisse (un comble… quoique, par les temps qui courent, hum…) et donc devrai payer 0.50€ sur chaque billet acheté au guichet (pas ouverts 24h/24 ni 7j/7, cela va de soi). En gros j’irai mendier auprès de Hollandais qui ont une carte et leur paierai mon billet en cash !…

Et hier, longue journée à TU et fin de soirée bien sympa avec plein de nouvelles têtes (Ramona, Chris, Sodaba, Jacqueline, Andrea, …) en plus de mes acolytes des premiers jours (entre autres François, Julien et Sofia). Le peloton se rend tous ensemble au centre-ville pour quelque chose de prévu (on ne savait pas quoi, on se contentait d’errer en suivant Peter) avant d’aller au Ruif pour terminer la soirée. Après avoir écumé les bars pour trouver d’autres gens qui viennent également plus ou moins de débarquer, on cadenasse nos vélos dans une petite rue tout près d’un canal. Et là Peter sort ce qu’il avait dans son sac : un gros crochet (une espèce d’ancre), parce que l’activité-surprise, c’est du bike fishing ! Eh oui, il y a plein de vélos qui terminent malencontreusement dans l’eau (d’où l’importance de toujours l’attacher à un poteau ou autre !). La pêche a été bonne et rapide : 1 vélo qui avait l’air en bon état, un autre qui était au fond depuis bien longtemps à voir les algues qui l’enrobaient et un troisième n’ayant plus que la roue arrière. Ensuite nous sommes donc tous allés au Ruif, où j’ai été hyper sage puisque je l’ai quitté (un peu) avant la fermeture. Ce qui au final n’a pas changé grand-chose, vu que la journée d’aujourd’hui m’a semblée interminable à TU…

Je suis à la recherche d’un site pour montrer quelques photos supplémentaires à ceux qui recevraient le mot de passe par mail. Picasa me semblait bien parce qu’il permet d’ajouter des légendes et des commentaires, mais je n’avais pas réalisé que vous deviez absolument avoir une adresse gmail pour pouvoir y accéder… Est-ce que quelqu’un aurait une alternative à proposer ???

lundi 16 février 2009

Premier weekend aux Pays-Bas

Comme promis, voilà de mes nouvelles depuis les Pays-Bas !

Vendredi matin, mes parents m’ont amenée à Cointrin où nous avons mangé une dernière fois ensemble dans un nouveau resto avec vue sur la piste. Mon vol entre Genève et Amsterdam a été parfait, et n’ayant pas dormi des masses la nuit précédente j’ai commencé à somnoler au-dessus du Lac Léman pour rouvrir les yeux sur la Mer du Nord ! Arrivée à Schiphol, tout s’est à nouveau passé comme sur des roulettes (surtout qu’ils prévoient des chariots pour les bagages à main entre l’avion et les valises, ce qui m’a juste sauvée, vu mon gros et lourd sac à dos), ma valise m’attendait sagement dès que j’ai passé la douane. Ma tante Pian et mon oncle Paul m’ont réceptionnée avec tous mes bagages, et j’ai donc passé le weekend chez eux à Leusden. La soirée fut tranquille, à la maison à manger des poffertjes (haute gastronomie typiquement hollandais : ce sont des espèces de mini crêpes – ou des espèces de blinis si ça vous parle plus – que l’on saupoudre avec deux tonnes de sucre et/ou beurre) et en regardant un programme apparemment très connu ici avec un type, Uri Geller, une sorte de magicien. Mais comme j’étais claquée par mon voyage, je dormais déjà fort au lit autour de minuit !

Après avoir un peu dormi le matin et fait quelques premières courses à Leusden, Pian et moi nous sommes dirigées vers Houten, où habite un de ses deux fils. On est d’abord allées se promener au centre-ville pour que je le repère une fois, au cas où je viendrais en train, puis nous sommes allées chez mon cousin Yoeri, puisque sa fille Amber (presque 2 ans) était réveillée. Quand nous sommes arrivées devant la maison, elle criait de joie parce qu’elle avait aperçu sa grand-mère, mais dès que son père a ouvert la porte et qu’elle m’a vue, elle s’est stoppée net pour me dévisager, c’était bien drôle ! Mais après 5 minutes, elle a décidé que j’étais sa copine et qu’on pouvait jouer à cache-cache derrière le canapé, hihi. Pour finir mes repérages et profiter du beau temps (il faisait bon au soleil, mais par contre très cru à l’ombre, hum), nous sommes tous allés nous promener dans le quartier, à la recherche de chats et autres animaux, la passion de la petiote, qui marchait main dans la main avec sa grand-mère et moi. A presque 2 ans, Amber répète avec application tous ce qu’on lui dit, alors on a tenté de la faire parler français, ce qui a effectivement marché, puisqu’elle nous a lâché un magnifique « bonjour ! » qui nous a fait éclater de rire. Pas malin ces adultes, parce que ça la vexée et ensuite elle ne voulait plus rien répéter. Tant pis, je continuerai à baragouiner en néerlandais avec elle, puisqu’on a à peu près le même niveau et qu’on se comprend bien ! Dès que Jessica, sa mère, est rentrée du boulot, nous sommes partis manger dans un nouveau restaurant wok (très à la mode ici, il y en a partout !), Yakimono. On y est restés entre 17h45 (eh oui, on mange très tôt en Hollande) et 19h30, heure tardive pour Amber et surtout l’heure de la tasse de thé/café que les Néerlandais boivent toujours le soir (ce qui explique le timing du souper). En sortant du restaurant, il faisait vraiment très très froid (vous savez, ce froid qui vous glace le visage en 2 secondes chrono…), et on a un peu ri jaune quand on a remarqué que les vitres de la voiture étaient gelées à l’extérieur mais aussi à l’intérieur ! Enfin bref, une fois réchauffée, Pian et moi sommes tranquillement rentrées à Leusden.

Ultime grasse matinée en ce dimanche, pour lequel nous n’avions prévu qu’un petit programme. Ma tante et moi avons bravé le temps pourave (fine pluie gelée) pour nous promener à Utrecht. On a décidé d’aller se réchauffer dans… une église ! Non, vous ne rêvez pas, je suis allée à l’église. Oui, il y a une feinte. Disons que les Hollandais recyclent les anciens bâtiments d’une manière particulière. En effet, dans cette église, il y a maintenant un musée sur des horloges musicales et orgues de rue : Nationaal museum van speelklok tot pierement. Le lieu est très surprenant, et la visite guidée est vraiment sympa. Comme apprendre plein de choses sur la mécaniques de ces grosses boîte à musique donne faim, nous sommes allées manger un appelbal (une spécialité de la région : une pomme avec à l’intérieur un peu de pâte d’amande et quelques raisins, le tout enrobé dans un peu de pâte avec plein de sucre. Très bon pour les quatre heures !) au Springhaver Theater, un chouette bar d’étudiants où j’étais déjà allée. Mais entre temps il y a partout un changement hyper agréable : tout est non-fumeur depuis l’été passé ! C’est la fin des cheveux et des habits qui puent la clope, ô joie ô bonheur ! Nous sommes ensuite rentrées à Leusden, où nous sommes allées chercher le souper à un take away chinois délicieux, China-Town (nom très original, je vous l’accorde). 2 plats complets y coûtent environ 25€ et suffisent en fait pour 5 personnes, rien à voir avec les prix suisses, j’adore ! En plus des quantités imposantes, il y a aussi beaucoup plus de choix. On a choisi mon traditionnel Babi Pangang (du porc grillé aigre-doux) et pour découvrir Siu Yuk (du lard de porc aussi grillé à la perfection avec une sauce aux 5 épices) accompagné de riz blanc et de Mihoen (nouilles de riz très légères).

Demain matin / tout à l’heure, Paul et Pian me conduiront à Delft, où je serai accueillie par la secrétaire du labo, qui me donnera un coup de main pour bien guider mes premiers pas (remplir de la paperasse, en gros) dans la ville qui sera la mienne pour les 4.5 mois à venir !