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mercredi 1 juillet 2009

Appelez-moi Master

Ca y est, c’est fait, j’ai mon Master !!!
Ca s’est passé plutôt in extremis (pas de détails, tout raconter ne vous apporterait pas grand-chose…), ces dernières semaines no-life m’ont vraiment épuisée à la fois mentalement et moralement… Mais c’est bon ! Le soulagement n’en est que plus grand !

Après avoir rendu mon rapport le 19 juin, j’ai continué à m’enfermer chez moi, cette fois-ci pour préparer la présentation de mon travail, qui a eu lieu mardi 23 juin, entre autre en présence de ma prof suisse qui a fait un aller-retour durant la journée. Encore en dernière minute, on m’a bien aidé à avoir des bons coups de chaud, pas simple à gérer… Mais je crois que ma présentation était potable vu le temps que j’ai eu à disposition pour m’y coller. Par contre l’espèce d’examen oral que j’ai eu seule face à mes superviseurs était loin d’être glorieux… In extremis le Master, je vous dis !
Pian, Paul et Mike se chargeaient du soutien familial, c’était bien de les avoir proches en ce mardi. Et dans l’auditoire se trouvaient aussi quasi tous mes copains (et quasi pas de personnes externes), des visages bienveillants et rassurants alors que j’endurais cette dernière épreuve en somme ! Après ces émotions et le soulagement final, j’ai fait visiter le laboratoire à ma famille, ce qui a l’air de leur avoir bien plu, et surtout les bouts d’avions et hélicoptères qui traînent dans le hall des tests les ont amusés (alors que pour moi il est dorénavant tout à fait normal d’avoir un cockpit à portée, ainsi qu’un F-14 ou F-18).
Pour marquer le coup avec mes amis, on s’est retrouvés assez nombreux sur la terrasse du Bebop, avec en musique de fond un jazzband en live. Notre tablée était vraiment sympa. Tellement sympa que nous sommes restés entre 21h et 2h ! La fin de soirée (vu l’heure, on va même dire la fin de nuit) s’est déroulée chez un copain.

Mercredi, c’est donc la tête dans le pâté que je suis allée à TU. Et oui, j’avais beau avoir rendu mon rapport et fait ma présentation finale, il y avait encore un tout petit détail à régler pour l’EPFL : la réalisation d’un poster A0 résumant mon travail. Il se trouve que cette tâche (gratuite, vu qu’on n’aura aucune note et que ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est à nous ennuyer jusqu’au bout…) s’est avérée plus ardue que prévu, à cause du format spécial. Bref, j’ai passé mon après-midi à me battre sur Powerpoint pour arriver à la conclusion qu’il faut laisser tomber et apprendre à utiliser Adobe Illustrator vite fait bien fait… Or il était déjà l’heure de quitter l’université et de se diriger vers le bord d’un canal à côté du centre pour fêter la fête national du Québec (Saint Jean-Baptiste) et d’aller ensuite au Ruif pour une ultime soirée Erasmus. Le bar était vraiment vide, vu que tout le monde est en période d’examens. Qu’à cela ne tienne, notre groupe a investit les lieux, on s’est bien amusés, et nous avons squatté la terrasse jusqu’à la fermeture de 2h, après quoi nous sommes allés faire du bikefishing avec Martin et Daniel (les derniers arrivés de Montréal), ce qui nous a encore donné faim pour des burgers et kebabs.
Jeudi, tête dans le pâté, deuxième épisode ! Ma journée (qui ne commence pas avant 11h, on est bien d’accords) était marquée par la courte visite de ma Maman, qui était arrivée la veille aux Pays-Bas. Sa fille masterisée lui a fièrement montré là où elle a passé quatre mois inoubliables, en lui présentant un tas de monde, allant de la fameuse secrétaire aux fabuleux techniciens. Après ce lab tour, je suis retournée à mon poster, pour 3h petites mais laborieuses heures… Je n’ai pas pu faire plus long, car le BBQ de la Faculté débutait ! Des supers bonnes grillades, des salades, une tireuse d’Heineken, des vins, des amis, des collègues, des gens croisés un peu tous les jours au labo : que demander de plus ?! L’université étant verrouillée à 22h tapantes, un large groupe a continué la soirée au centre ville, et ensuite ça s’est fini jusqu’à pas d’heure chez moi.
Vendredi, tête dans le pâté, sprint final ! Finir ce satané poster dans les temps a nécessité un effort bien plus important que prévu, même si ce que j’ai rendu est vraiment minable. Tant pis, je ne suis apparemment plus à un truc de bâclé près, surtout que cet exercice ne compte en rien pour l’obtention du master… Après trois soirées très très remplies, j’ai consacré mon vendredi soir à des tâches bien glauques chez moi : vider mes armoires, faire ma valise, empaqueter divers trucs, trier les choses que j’avais à donner à mes voisins et amis. Ce qui fait que je me suis retrouvée dans un studio très impersonnel durant ces derniers jours !
Samedi, Paul et ma Maman sont venus embarquer quasi toutes mes affaires – ce qui me permettra de quitter Delft qu’avec un sac à dos dans quelques heures – et nous sommes allés manger une dernière fois au Sate bar à Rotterdam. Je suis rentrée seuls sur Delft pour larver chez moi, puisque j’avais quelques heures de sommeil en retard et qu’en plus il faisait une chaleur écrasante ! C’est requinquée que j’ai rejoint une grosse et ultime fête dans un bâtiment voisin, l’occasion de revoir un tas de monde que je n’ai croisé qu’à ce genre de fêtes et de leur dire au revoir…
Avant-hier, nouveau festival à me mettre sous la dent : Parkpop à Den Haag, le plus grand festival pop gratuit d’Europe. Comme nous sommes y allés avec un large groupe, nous nous avons évidemment perdu la moitié dans la foule, et ce avant même le premier concert. Impossible de se retrouver, tant pis, tout le monde se promènera au grès de ses envies ! Sans vous débiter un compte-rendu complet, voilà la liste des artistes que j’ai écoutés : le ska presque qu’instrumental (donc idéal pour émerger) de Skatalites, Dana Fuchs Band le temps d’une chanson horriblement braillée, l’agréable Sabrina Starke, la blague Dio & Sef dont un tube (Tijdmachine) m’a suivi depuis février donc les voir en live était un moyen de boucler la boucle en quelque sorte, les Britanniques The Pretenders (I’ll stand by you) qui ont la pêche malgré leur quasi 60 balais, le Flamand Milow (You don’t know / Ayo Technology) qui est entrain d’être bien connu et que j’aime de plus en plus. J’ai absolument adoré son concert, j’apprécie beaucoup les artistes qui partagent la scène avec leur groupe, au sens où il laisse une bonne place à ses copains musiciens et sa copine choriste de première classe.

Hier après-midi, c’était mon traditionnel cake d’adieu à TU, avec en prime une tournée de remerciements aux techniciens. En début de soirée, nous nous sommes retrouvés une petite quinzaine de quasi que francophones pour aller manger ensemble sur la terrasse d’un restaurant au centre. Depuis que j’entendais parler des spare ribs de Billy Beer, je ne pouvais pas quitter Delft sans y aller. Et ça en valait effectivement le détour ! Je suis allée au Bebop pour une ultime after, avec les plus valeureux, même s’ils devaient bosser le lendemain.
Ma dernière soirée à Delft était vraiment super : passer du bon temps avec des amis qu’on n’est pas forcément sûrs de revoir un jour alors qu’on a partagé plein de choses ensemble, c’était la meilleure des manières pour marquer le coup ! La toute dernière chose qu’il me restait à faire en rentrant chez moi en ayant dit au revoir à mes potes en chemin était d’aller abandonner mon fidèle vélo, accroché à un poteau près de chez moi pour qu’une copine le récupère et le promène à ma place dès le lendemain. Ca m’a fichu un sacré cafard, mine de rien…

J’ai rendu les clés de mon studio en fin de matinée aujourd’hui, et suis partie rejoindre ma famille, dans un premier temps à Leusden, puis à Houten pour un dernier Wok restaurant avec ma Maman, Pian, Yoeri, Mike ainsi que leurs conjoints et enfants. Et je renterai en Suisse demain en début de soirée…


Voilà, ça c’était pour mes diverses célébrations post-réussite de Master ! Avant de vous parler de mes grands projets en Suisse, gros flashback puisque je n’ai toujours pas partagé mes aventures trépidantes depuis fin mai !

Le vendredi précédent le long weekend de Pentecôte, après une journée vraiment pas productive du tout (labo vide, et gens qui ne passent qu’en coup de vent en cours d’après-midi pour vous attirer hors de l’uni), nous avons profité d’un petit moment de relaxation (et baignade pour certains) avec un gros groupe de francophones (et un Espagnol) au bord du lac. Enfin… « lac ». Le gros étang à Delftse Hout, qui est infesté de moustiques qui apparemment ne prennent même pas la peine de piquer. Des connaissances de copains amenant de connaissances, une chose folle s’est produite : j’ai rencontré « mon » premier Suisse de Delft ! Et hasard fort de fruit, il est moitié Suisse, moitié Néerlandais. Un vrai compatriote, quoi !
La soirée – ou plutôt de la nuit – au centre-ville a été un peu poussive à débuter, mais c’est la routine quand on sort avec des Espagnols (et Marina, une Canado-Russe arrivée durant mes vacances), eux qui ont vraiment l’habitude d’être lents, très lents au démarrage…

Dimanche, il était temps de débuter ma série de festivals estivaux, youpie ! Le Pinkpop fêtait sa 40ème édition, et est dans la lignée du Paléo. Plus de trois heures de multiples trains et bus navette étaient nécessaire pour rejoindre Landgraaf, tout au sud et à la frontière allemande. Je vous épargnerai le compte-rendu détaillé (si ça vous intéresse, manifestez-vous et je vous redirigerai), sachez juste que j’ai vu Madness (raison de mon déplacement, et j’ai bien fait !), Keane (ça, c’est fait), James Morrisson (à force d’entendre à la télé…), Placebo (beurk), et le groupe Krezip (remplacement de dernière minute pour Depeche Mode qui a dû annuler). Sinon, je ne peux quand même pas m’empêcher de dire qu’on a sacrément de la chance avec le Paléo, où (presque) tout est bien pensé. Et c’est en allant voir comment cela se passe ailleurs que je m’en rends mieux compte.
Petite anecdote pour la route : il faut croire que les montagnes me manquent plus que je ne le crois. C’est stupide, mais voir des champs un peu ondulés et une petite colline dans cette région si éloignée, ça m’a fait un petit quelque chose ! C’était plutôt inattendu puisque cela faisait 2-3 mois que je clamais haut et fort que, tant que ce ne serait pas la période de mon trip à mon chalet ou alors le trip luge, la montagne ne me manquerait pas…

Et au niveau de mon projet de master, c’est en fait durant la semaine qui a suivi que les choses ont commencé à devenir intenables, après réunion vraiment tendue… Dès lors, je n’avais plus d’autre choix que la no-life attitude ! Socialiser ? Parler avec des gens ? Connais pas… Pas le temps…

Or avant le cataclysme, j’avais déjà prévu deux choses auxquelles je ne voulais absolument pas renoncer !
Ma première distraction était le Zomerfestival, sur le campus à deux pas de chez moi. La musique plutôt hollando-néerlandaise n’était pas forcément attrayante, mais tout à fait suffisante pour se défouler entre amis.
La deuxième et dernière distraction, c’était un nouveau match de foot des Oranje au stade de Rotterdam, le Kuip, apparemment le plus populaire du pays car le public est très proche du terrain. Il s’agissait d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde (alors qu’en fait les Pays-Bas venaient d’assurer leur qualification en Islande) contre la Norvège, battue 2-0 sous une pluie battante. Avec Jeroen, on l’a bien sentie passer puisque nous étions au bord du terrain, absolument pas à l’abri !
Et ensuite, c’était donc la trilogie infernale rapport – défense – poster, et les multiples festoyages racontés au début de ce billet !


Comme dit, je rentre demain (mercredi) soir en Suisse. Jeudi, j’aurai un certain nombre de trucs barbants à régler, mais j’espère pouvoir traîner un peu au port et voir des gens qui m’auront manqué... Et dès vendredi, je staff au Montreux Jazz ! Donc si vous y allez, faites-moi signe (je devrais être dispo avant 18h et dès la fin des concerts, disons vers 1h). Ensuite je serai bien évidemment toute la semaine au Paléo, autre occasion de revoir du monde entre les concerts (ou dans la voiture sur le chemin du retour, si vous avez une place pour moi…). Dooonc si vous n’allez ni à Montreux ni à Nyon, on n’a pas beaucoup de chances de se croiser avant le 27 juillet !


Pour conclure, petite chose à propos de l’avenir de ce blog…
Etant donné qu’il est censé se passer plein de choses passionnantes de mon côté en 2009 (après le projet aux Pays-Bas et les vacances qui suivent, puis la recherche d’emploi et d’appartement en Suisse, youpiiie), je pense continuer à alimenter très irrégulièrement cet espace au fur et à mesure des news incroyables. Qu’est-ce que vous en pensez ?? (Oui, j’attends des réactions !)

jeudi 28 mai 2009

Weekend de l’Ascension

La semaine dernière, nous avons passé une soirée entre francophones chez Guillaume, un doctorant Français. Mis à part François et moi, c’était plutôt Franco-Français, nous garantissions ainsi la touche internationale du souper. Quoique, les fajitas que nous avions mangé n’étaient pas si français que ça, eux non plus, hihi.
Il est temps que je case un petit intermède que je ne saurais où vous glisser par la suite (j’ai quelques bouts de billets sous le coude) ! Un des buts de ma venue aux Pays-Bas était de tenter de retrouver mon néerlandais. En fait, quand j’étais petite, c’était ma langue principale, mais quand j’ai commencé l’école enfantine avec tout le monde qui parle français, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour que ma Maman ne me parle plus en hollandais. J’étais différente des autres, et quand on est gamin, ce n’est pas bien d’entrer dans le moule. Comme j’ai été stupide ! Donc avant mon arrivée ici, je ne parlais quasi pas néerlandais, mais je comprends l’essentiel de ce qu’on me raconte, à force d’être souvent venue visiter ma famille. Bref. Initialement, je pensais suivre un cours « Néerlandais pour les étrangers » pour combler mes larges blancs. Mais honnêtement, ma vie ici est bien différente sans réelles contraintes au niveau des horaires et des devoirs. Donc au final, comme je ne me suis pas sentie assez motivée pour m’infliger à nouveau des cours hebdomadaires à des heures fixes après une longue journée à TU, j’ai laissé tomber cette idée… Au fil du temps, un plan B s’est plus ou moins profilé : mettre souvent la télé néerlandaise en bruit de fond, regarder quelques programmes (jeux, …) et lire les sous-titres des séries/films américains, feuilleter les journaux (Metro et DePers) pendant les pauses à TU, demander à ma famille de m’écrire qu’en néerlandais et de corriger mes fautes quand je tente de leur répondre dans cette langue, parler avec mes petites cousines de 2-3 ans (on a plus au moins le même niveau, c’est parfait !), tâcher de poser mes questions en Dutch dans les magasins, demander aux Néerlandais que je côtoie (surtout les techniciens à TU) des traductions quand je ne comprends pas les instructions écrites en néerlandais, passer du temps/dîner avec des étudiants Hollandais de la faculté – comme Ramona, Jeroen ou Chris par exemple - , baragouiner quelques trucs quand la secrétaire du labo et le grand professeur hyper sympa me taquinent en néerlandais, … Comme quoi, il y a plein de petits moyens pour encore plus se faire l’oreille, et quelques autres pour tâcher de pratiquer un minimum la langue ! Cela a plus ou moins porté ses fruits, et j’ai décidé que désormais mon niveau était juste satisfaisant pour être inscrit sur mon CV.

Le weekend prolongé passé a bien débuté, avec une très longue soirée qui a débuté chez moi pour ensuite aller au Ruif, avant de prolongé chez un copain. Ce mercredi soir-là nous avons tous bien profité du férié qui suivait en nous couchant que peu avant 5h. Inutile de vous dire à quel point j’étais bien fraîche le lendemain… Jeudi de l’Ascension j’ai rejoint Houten, pour visiter mes cousins, leur fille, et leur nouveau-né de 11 jours, Luuk ! Après un festin apporté par Pian et Paul et des bonnes choses cuisinées sur place, je suis rentrée sur Leusden avec ces derniers.

Vendredi était une grosse journée ! Nous avons tous les trois pris la voiture en direction de la Belgique, avec pour but ultime Brugge et des étapes à Maldegem et Aardenburg (à la frontière, côté Pays-Bas).
Les routes belges sont en fait mythiques, c’est un tel bordel ! Il faut le voir pour le croire ! C’est une grosse blague ! Par exemple, quelques dizaines de mètres après avoir dépassé la sortie d’autoroute, on vous indique que c’était par-là qu’il fallait aller. Et en plus quand vous avez le malheur de tomber dans des déviations, c’est la catastrophe, ils se mélangent les pinceaux (avec en bonus le GPS qui ne comprends plus rien). Autre exemple : ces fameux panneaux indiquent qu’il faut aller tout droit, vous suivez sagement, et ensuite, plus aucune information ! Alors vous faites demi-tour… Et c’est là que vous tomber sur LE panneau qui vous dit qu’il fallait en fait tourner à gauche ! Mais ces blaireaux ne donnent pas l’indication dans les deux sens. Ils font peut-être des économies ? Chapeau bas, quels artistes !
Bref, après avoir fait quelques détours et été ralentis après (!) avoir dépassé Antwerpen, nous sommes arrivés à bon port, c'est-à-dire à Maldegrem chez mon plus ou mon oncle Frits. N’ayant pas de contacts avec cette partie de la famille (je vous épargnerai les détails), cela devait fait vingt bonnes années que je ne les avais pas vu, lui, sa femme, et ses deux filles dont l’aînée a mon âge. Ces pseudo-retrouvailles étaient très bien, ils étaient supers et très accueillants. Alors que nous étions censés débarquer pour une tasse de thé/café, nous avons au final carrément dîné chez eux (à coup de petits pains et plein de stuffing, comme d’habitude par ici). La communication entre nous était un peu drôle, mais je suis désormais coutumière de ce genre de situations et c’est venu très naturellement comme ça : je parlais anglais, et eux me parlaient néerlandais/flamand ; j’ai même compris ce que la mère disait, alors qu’elle parle un flamand très local, vive moi !
A 5 minutes de là, au-delà de la frontière, se trouve Aardenburg. Pian, Paul et moi y sommes allés pour visiter la tombe de ma grand-mère (que je n’ai jamais connue), chose que je voulais absolument profiter de faire durant ces quelques mois. Nous n’avons fait qu’un passage éclair au cimetière, juste le temps de nettoyer un peu la pierre et planter deux-trois trucs. Pas le temps pour de quelconques émotions, quoi. Nous avons encore vite parcouru la petite ville (morte, mais choue) pour repérer quelques endroits où ma Maman a grandi, et nous sommes repartis en direction de la Belgique.
Contrairement à mon habitude, je suis allée à Brugge (en version flamande) un peu les mains dans les poches, sans rien avoir préparé ou lu auparavant. Je n’avais qu’un vague plan, et c’est tout. C’est donc en me promenant seule un peu au hasard pour découvrir la ville, partant régulièrement à l’écart des touristes, où c’est tout aussi joli mais encore plus agréable. Des trois villes belges que j’ai visitées depuis Delft, Bruges (en version wallonne) est largement la seule à m’avoir charmée ! Autre haut fait du jour : il ne m’a fallu que 20 minutes pour trouver non pas une, mais deux paires de chaussures, victoire ! Depuis le temps que j’en cherchais… Les deux autres et moi nous sommes régalés sur la terrasse du restaurant De Stoepa. Anecdote du jour, bonjour : un serveur est allé voir son chef en lui disant qu’il y avait une famille de Français qui cherchaient une table alors que c’était visiblement plein, et là le patron lui a dit « ouais ouais, j’vais voir ça après », et au final on n’a jamais vu s’installer la famille en question… Il était temps de rentrer au pays, et 3h après avoir quitté Bruges nous sommes enfin arrivés à Delft, où Paul m’a gentiment déposée, ce qu’il leur a coûté quand même un sacré détour jusqu’à Leusden !

Après cet intermède en famille, samedi je suis retournée sur les canaux d’Amsterdam avec Jeroen et deux de ses copains, Ivo et Maarten, pour une opération BBQ vers le stade olympique (la ville a accueilli les Jeux de 1928). C’était la première fois que je m’aventurais en-dehors du centre, d’ ailleurs. Le BBQ instantané – vous savez, les barquettes d’alu contenant du charbon empaqueté dans du papier qui est censé mettre leur mettre le feu en moins de deux – était foireux (et pour le coup, ça m’a fait plaisir que des Hollandais n’y arrivent pas non plus), mais les hommes ont fait le nécessaire pour qu’on puisse griller la bidoche (ça me rappelle une expérience au chalet, tiens). En fait, à peu près tout ce qui pouvait aller de travers est effectivement allé de travers ce jour-là : on a dû faire un détour via Rotterdam parce qu’il y avait des travaux en direction de Den Haag durant le weekend ; le BBQ n’était donc pas franchement optimal ; le moteur de Mary Jane (le bateau) a été bien capricieux au début, avant d’aller comme il faut, et pour finalement lâcher alors que nous rentrions et que nous étions au milieu de l’Amstel. Les rares petits bateaux qui nous ont vu ont spontanément offert leur aide : une personne nous a tirés jusqu’à la rive pour tenter une réparation (qui s’est avéré trop compliquée), et une autre nous a tiré un bout sur la rivière, ce qui allait quand même légèrement plus vite qu’à la rame !

Dimanche, après avoir bien siesté devant le GP de Monaco, je me suis dit qu’il fallait quand même que je mette le nez dehors pour profiter du temps magnifique ! Alors je suis retournée en direction de Rotterdam. J’ai en fait réalisé que la dernière fois, je m’étais par hasard arrêtée à l’endroit où la piste cyclable digne de ce nom prenait fin, parce qu’ensuite c’est du bitume un peu défoncé ou carrément des pavés (apparemment ils y a des chemins alternatifs, faudrait que j’étudie ça de plus près). Donc j’ai passé l’aéroport, mais je ne suis de nouveau pas allée jusqu’à un quelconque panneau « Rotterdam », c’en était trop, surtout que pédaler le long de l’autoroute ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable et qu’apparemment je suis allergique au pollen rencontré en chemin.
Hier était une journée plutôt bien remplie. En résumé : je n’avais dormi que 4h la nuit précédente, j’ai bossé d’arrache-pied à TU durant plus de 11h pour finir tous mes ultimes tests de fatigue (youhouhou !), j’ai passé 45 minutes chez moi avant d’aller voir la finale de la Ligue des Champions chez Ivo avec des copains, nous avons un peu joué à FIFA sur la Playstation (je n’en reviens toujours pas qu’après environ 7 ans sans y toucher j’ai retrouvé les « trucs » si rapidement, cela dit en passant) avant que j’aille rejoindre des gens au Ruif jusqu’à sa fermeture puis ensuite au snackbar Alev pour caler un peu tout ça. Résultat : au lit à 4h du mat’! Dois-je vous expliquer à quel point j’ai été productive aujourd’hui ?...

vendredi 8 mai 2009

Vacances & visites de Suisse

La semaine dernière je ne suis pas allée à l’université. Je me suis accordé 3 jours de vacances, ce qui équivaut à avoir 10 jours off vu les circonstances : la Fête nationale a lieu le 30 avril, le 1er mai est plus ou moins férié pour les trucs en rapport avec l’Etat (dont TU), le 4 mai est un jour de commémoration de ceux qui sont morts durant la seconde guerre mondiale en servant le pays en Europe et en Asie (Dodenherdenking – Remembrance Day), et le 5 mai c’est la célébration de la fin de la guerre (Bevrijdingsdag – Liberation Day). Et si vous regardez le calendrier, vous verrez que les jours intermédiaires étaient un samedi et un dimanche, donc youhouhou, perfect !

Durant la matinée du lundi, je suis allée visiter le Van Gogh museum à Amsterdam. L’entrée est chère, mais l’exposition « Les couleurs de la nuit » en valait le coup. C’est très bien amené, chaque visiteur a des écouteurs pour des explications bienvenues, et cela débute avec des tableaux d’autres peintres qui ont inspiré Van Gogh. Cette expo est parcourue en un peu plus d’une heure, et une demi-heure m’a suffit pour jeter un coup d’œil aux tableaux de l’expo permanente, sans audiotour cette fois-ci. En cours d’après-midi, Dédé est arrivée à l’aéroport alors je suis allée l’accueillir, on est rentrées gentiment sur Delft avec pour seul et unique but de la soirée de planifier notre semaine et prendre des grandes décisions. C’est le genre de chose qui nous prend mille ans, puisqu’on n’est vraiment pas très douées pour ça, hum. On pensait avoir fait d’incroyables progrès puisque ça s’est fait assez rapidement (tout est relatif), mais à ce moment-là on ne savait pas encore que nous n’allions pas franchement suivre ce qui était prévu ! Et bien sûr, on a papoté jusqu’à pas d’heure, girl time power !
Nos supers idées de visites pour mardi étant toutes outdoor, elles sont tombées à l’eau vu le temps pourri. On s’est donc décidées à aller s’abriter dans les magasins à Amsterdam, avec quelques idées en tête. Puisque c’est nous, on n’a bien entendu de nouveau pas du tout fait ce qu’on pensait. Comme il faisait tout gris mais sec, cela nous a permis de nous balader tranquillement dans la ville que nous avions déjà visitée ensemble en 2005, jusqu’à la kermesse (les Hollandais adorent les fêtes foraines) qu’il y avait sur la place du Dam. Une ville (et un pays) aussi plate a un avantage tout simple : perchées sur une espèce de balançoire tournant à 60m du sol, on a une vue imprenable et largement dégagée ! Redescendues sur le plancher des vaches, on s’est promenées à travers les canaux en passant au marché aux fleurs (Bloemenmarkt), et entre temps les magasins étaient déjà fermés, alors nous nous sommes laissées tenter par des cocktails sur Rembrandtplein dans un bar australien (?) sympa, que nous avons quitté juste avant la retransmission du match de Champions League, pour traverser le quartier rouge en direction du quartier chinois adjacent, où nous avons découvert le restaurant A-fusion, bien coté au Gault-Millau (ça rigole pas !). C’était teeeellement bon et bien présenté, je crois qu’on s’est un peu fait exploser le bide avec du pepersaus ossenhaas pour moi et des crevettes pour Dédé.
Mercredi, Dédé a découvert les joies du vélo aux Pays-Bas, entre mon studio et la gare. Je lui ai quand même laissé mon vélo, qui est un chouilla moins pourri que le second que j’ai récupéré (oui, la roue avant est bien voilée… Et alors ?! Du moment que ça roule…), histoire de ne pas (trop) la traumatiser. Nous avons passé la journée au milieu des tulipes, puisque c’est LE moment (quoique, les 2 semaines précédentes étaient encore plus propices, alors qu’actuellement c’est quasi terminé). Le Keukenhof est un parc célèbre pour en voir de toutes les couleurs. La soirée du 29 avril, précédant ainsi la fête nationale, est traditionnellement l’occasion d’une énorme fiesta (Koninginnenach) à Den Haag, ancienne capitale et lieu de résidence de la famille royale (sauf erreur). Nous nous sommes donc noyées dans la masse, à la kermesse (excellent le carrousel qui nous a secouées, hihi), à proximité des différences scènes montées en pleine ville, vers le bar à Malibu, et euh voilà. En fait, le secret de la gestion de cette soirée, c’est qu’il ne faut pas trop boire et ne pas rentrer trop tard, sinon le lendemain à Amsterdam est plus que rude !
Jeudi 30 avril, Koninginnedag à Amsterdam ! La capitale n’était pas simple à atteindre, maintenant je comprends mieux pourquoi tout le monde m’a dit d’arriver tôt (vers 10h) et insistait qu’il fallait rentrer tôt aussi (vers 19h). Avec Dédé on n’a quitté Delft que vers 11h, et on a mis 2h en train pour y arriver, soit le double du temps habituel ! Mais nous avons dû laisser passer deux trains et effectuer un changement en chemin… Le retour était un peu mieux, assises en 1ère classe jusqu’à Leiden, mais debout serrées vers les portes pour les 20 dernières minutes. Enfin bref. Vous vous souvenez de la vague orange qui a déferlé sur la Suisse l’été passé durant l’Euro ? Vous n’avez rien, mais alors absolument rien vu ! Plus orange qu’Amsterdam un 30 avril, tu meurs ! Habits, chapeaux, lunettes, trucs extravagants : ces gens sont fous, c’est excellent ! La ville était absolument bondée (et 100% piétonne au centre), les artères principales remplies par la foule marchant vers les différentes scènes, les canaux bourrés de bateaux oranges avec musique. Globalement, je n’ai jamais vu une fête pareille, et pourtant j’ai passé un Nouvel-An devant Big Ben ! Il y avait teeellement de monde, mais surtout une teeeeellement chouette ambiance ! Bon enfant ! Joyeux ! Ca ne pousse pas dans la rue, les gens sont tout fou-fou sans enquiquiner ceux qui veulent passer ! Tout le monde est uni dans le même trip, c’est hyper agréable ! Dédé et moi avons traversé la ville de la gare centrale jusqu’à Museumplein, en chemin nous avons brièvement vu ma Maman et Paul (l’ami de ma tante Pian). Durant la journée, on a bougé tranquillement d’une scène à l’autre. Et nous n’avons pas résisté de retourner au restaurant A-fusion avant de rentrer tôt sur Delft. Ce n’est qu’en arrivant au studio que nous avons appris ce qu’il s’était passé à la mi-journée à Apeldoorn, lors de la visite de la famille royale : un abruti a décidé de s’en prendre à la Reine Beatrix (qui était dans un grand car) en lui fonçant dessus (avec une petite voiture ridicule). Ce c****** a renversé et tué des spectateurs dans la foule qu’il a traversée avant de se tuer contre un monument. Je peux vous dire qu’ici tout le monde est sous le choc qu’une chose pareille se soit passée ici, alors que c’est si calme d’habitude (comme en Suisse, quoi). Ce drame a sérieusement terni la fête dans le pays, où les célébrations ont été carrément annulées, mis à part à Amsterdam (impossible de tout stopper avec autant de gens en ville !) où les festivités n’ont été que raccourcies (jusqu’à 19h au lieu de 1h)…
Dédé est repartie vendredi, après avoir fait un aller-retour à Amsterdam. J’y ai ensuite retrouvé ma Maman pour une séance de shopping chez Mexx (qui apparemment nous arnaque bien en Suisse, en doublant le prix en euros…). Pour une fois, cela n’a pas été une tare (!), et je me suis trouvé un costume parfait en 30 minutes chrono. J’adore les faites pour les Hollandais, je n’ai au moins plus l’impression d’avoir une taille bizarre, quel bonheur ! Rentrées à Delft, nous sommes allée manger au restaurant chinois que j’avais testé avec Sarah : miam !

Samedi, c’était au tour de ma Maman de (re)découvrir les joies du vélo aux Pays-Bas. Elle trouvait mon vélo tout à fait correct en photo, mais une fois assise dessus elle l’a tout de suite trouvé moins « luxe », avec le pédalier qui bouge un peu. Nous sommes parties de bonne heure pour une excursion à Terneuzen (au sud en Zeeland, à plus de 2h30 en train/bus avec plein de changements) pour visiter une vieille tante qui avait pour habitude de venir en Suisse chaque année. Je n’avais plus pu converser avec elle directement depuis que j’étais petite (et que je parlais toujours néerlandais, donc), alors je pensais un peu l’impressionner en lui sortant des petites phrases improvisées et en répondant à quelques unes de ses questions, en l’absence d’intermédiaire. Mais elle avait l’air de trouver ça tout à fait normal, pffff. Après avoir dîné et marché sur la digue jusqu’en ville, nous sommes reparties jusqu’à Roosendaal, à mi-chemin, où vit une amie de ma Maman, qu’elle n’avait pas revue depuis une dizaine d’années. Papotage, souper (19h, donc c’était tard pour eux), tasse de café/thé (à 20h30, c’est sacré ici), et il était déjà temps de rentrer chez moi.
Dimanche, grasse matinée jusqu’à… 8h30 ! Oui alors ça, je n’ai pas compris non plus, surtout que le temps était bien morose. Bref. Après quelques courses à vélo sous la pluie (ô joie), nous gardons espoir (météorologiquement parlant) et nous décidons à aller à Madurodam, à Den Haag. C’est un parc où des bâtiments caractéristiques et monuments néerlandais sont miniaturisés. J’y étais allée il y a 21 ans, et le but du jour cette fois-ci était de reproduire plus ou moins les mêmes photos, avec moi qui dépasse les maquettes au lieu de l’inverse, haha ! Au début le soleil était réapparu, mais après, qu’est-ce qu’on a caillé ! En rentrant on s’est quand même promenées à Den Haag, avant d’aller souper à Delft dans un café-restaurant super sympa derrière la grande place du marché, De Waag. Et nous avons fini la soirée à échanger le contenu de la valise que ma Maman a embarquée (des habits plus légers), contre des fringues chaudes (dont ma grosse veste d’hiver). Parce qu’il faut bien prévoir mon retour en juillet, et il est absolument illusoire de tout faire rentrer dans 2 valises et 2 sacs !
Lundi matin, nous sommes allées pédaler dans Delft : les ponts levants (et levés juste quand on veut passer, grrrrr), les petits canaux, l’ancienne et la nouvelle église, la place du marché, les rues commerçantes, le campus de TU, … Nous avions bien calculé notre coup, pour être à l’heure d’un tour de visite à la fabrique Royal Delft, devant laquelle je passe en vélo à chaque fois que je vais faire mes commissions. Ma Maman aimant bien ces céramiques, c’était l’occasion ou jamais pour y aller. La visite était assez courte, mais intéressante. Le Bleu de Delft est très connu, mais en fait c’est d’abord peint en noir et l’oxyde de Cobalt devient bleu à 1700°C lors de la seconde cuisson (si j’ai bien retenu). Ma Maman est finalement rentrée en direction Leusden en début d’après-midi, après avoir plié ma lessive comme à la maison (ça ne s’invente pas !).
Quelques heures plus tard, je suis partie en direction d’Amsterdam, pour y faire un tour sur les canaux ! Jeroen et son frère Bas y ont récemment acheté un petit bateau, et ils m’en ont fait profiter, avec Jasper et sa copine Larissa. Nous avons commencé notre ballade peu avant 20h, heure à laquelle il était impératif de s’arrimer quelques instants pour respecter les deux minutes de silence pour le Dodenherdenking dont j’ai parlé plus haut. Car si on ne se tait pas, on passe vraiment pour des rustres. Nous avons navigué pendant près de 3h, ce qui qu’on a eu droit à la tombée de la nuit et ensuite à l’ambiance toute romantique avec les ponts joliment illuminés. Mais qu’est-ce qu’il faisait froid ! Mary Jane – le bateau – nous a permis de faire un joli tour sur le canal Amstel, devant la brasserie Heineken, Leidseplein, le quartier du Jordaan, Muntplein, et finalement de retourner vers le grand théâtre Le Carré. Après avoir repris le métro à Amsterdam (une première pour moi : disons que c’est un peu rustique pour quelque chose qui est en construction depuis 1977, mais ils n’arrêtent pas d’avoir des soucis pour avancer puisque la ville est construite sur un tas de sable…) et attrapé un train plus ou moins direct pour Delft, nous avons encore vite pédalé sous la pluie à 1h du mat’.
Mardi, après une vraie (!) grasse matinée, je me suis préparée psychologiquement à bosser de nouveau dès le lendemain. J’ai soupé chez Jeroen avec son pote Ivo, avant d’assister à la déroute d’Arsenal qui a été bouté hors de la Champions League par Manchester United aux portes de la finale. Pour se consoler (enfin… ME consoler) ils m’ont initiée aux joies de la Wii avec du bowling (me suis faite éclater, bien évidemment) et du tennis (me suis presque pas faite éclater, mais quand même).

Mercredi, mon programme s’est résumé à mon boulot ! J’ai recommencé à TU sur les chapeaux de roue, en y passant plus de 11h, pour une journée légèrement hyperproductive. J’ai pu avancer encore mieux que je ne le voulais, c’était inespéré. Peut-être que l’absence de mon superviseur (jusqu’à la fin de semaine prochaine, youhouhou) m’a donné un sérieux coup de pouce, lui qui a tendance à rester sur mon dos juste aux moments où il ne faut pas (autrement dit, en plus d’un sens de la communication hyper développé, il a le sens du timing…).

Allez, je vous promets que le prochain billet sera plus court ! (Ou pas ?!)

mardi 31 mars 2009

Rotterdam et weekend en famille

Déjà deux semaines depuis mon dernier message ?! Oups...

Il a fait grand beau toute la semaine qui a suivi la visite de Sarah, ce qui était plus que rageant car j’étais enfermée durant de longues journées à TU. Heureusement que le soleil a tenu le coup jusqu’au weekend. C’était donc l’occasion de terminer mon tour de Rotterdam (billet du 12 mars) sous un ciel bleu et des températures bien agréables ! La ville est tout de suite moins repoussante. En 2-3h de marche (et quelques petites incursions dans des magasins) j’ai encore vu plein de vieux bateaux, le joli pont Erasmus et le Museumpark. D’ailleurs je pense que je ferai un bref aller-retour à Rotterdam un jour pluvieux, pour aller me farcir un petit musée.

Forcément que le temps exceptionnel durant 6 jours n’a pas été « gratuit », on l’a payé bien cher la semaine dernière ! Je crois que je ne vais jamais réussir à me faire à cette météo instable… Par exemple, mardi entre 7h et 10h, il a changé 5 fois de temps (la seule constante étant un vent plutôt violent), alternant entre grosse pluie et magnifique soleil. Et cela a continué comme ça absolument tout la journée, jusqu’au soir ! Avec des nouvelles connaissances espagnoles (Jose et Ricardo) ainsi que la bande habituelle, nous sommes allés au Bebop où il y avait du jazz en live (et des bières). Tout allait bien jusqu’à ce qu’on ait mangé un morceau et qu’on rentre à 2h30 sous la pluie… Pluie évidemment frigorifiante, sinon ce n’est pas drôle…

Ce dernier weekend de mars était un weekend en famille !
Samedi, mon cousin Ruud est venu me chercher à Delft pour aller à l’ArenA d’Amsterdam, un bon gros stade (un peu plus de 50’000 places) où se déroulait un match de qualification pour la Coupe du Monde de foot en 2010. Depuis le centre du 1er rang le long du terrain, nous avons donc assisté de très très très près à la victoire des Oranje sur l’Ecosse, 3-0 (avec un but de Van Persie rien que pour moi, très délicat de sa part !). La foule dans les gradins (sold out, évidemment) est très hétéroclite et surtout très orange : oui il y a une majorité d’hommes, mais il y a également pas mal de femmes, qui ne viennent pas seulement pour accompagner leurs chéris/maris car elles supportent activement leur équipe et sont aussi en orange ! L’ambiance était vraiment bon enfant, avec des gamins, des adultes, aussi des plus vieux, ainsi que de très nombreux supporters en kilt. Après ce match facilement gagné, nous sommes rentrés chez Ruud à Bergen op Zoom où ma cousine, Natascha, nous attendait pour un petit en-cas et thé, bien agréable vers 0h30.
Après une courte nuit (d’autant plus qu’on passait à l’heure d’été…), Natascha m’a envoyé sa fille, Si, 3 ans et demi, pour me réveiller. La petite a fait sa timide moins de 5 minutes, elle se rappelait de moi, et m’a vite adoptée, me servant du faux thé au saut du lit, et me montrant à peu près tous les jeux qu’elles avaient. Il y a 6 mois, elle avait un niveau de néerlandais qui me convenait bien, vu qu’elle ne disait que quelques phrases simples. Mais maintenant, elle cause vraiment beaucoup ! Trop chou ! Et il faut croire que j’ai moi aussi amélioré mon néerlandais, parce que je tiens des petites conversations avec elle. L’avantage, c’est qu’elle ne réalise pas trop que je ne parle pas hyper correctement et vraiment pas beaucoup. On se comprend très bien, et c’est tout ce qui compte. Après un petit déjeuner - brunch, nous sommes partis en direction de Leusden pour le high tea chez Hertog Jan à l’occasion des 60 ans de mon oncle Paul. Cette petite réunion de famille m’a bien fait plaisir, avec quasiment tous mes proches néerlandais. Durant cette fête, je crois que Si a définitivement décidé que j’étais sympa, parce qu’elle voulait absolument refiler des chapeaux en carton « à sa cousine », sa mère l’a donc dirigée vers les autres petites filles, mais elle lui a dit c’était moi la cousine en question ! Avant de rentrer à Delft, on est passés chez Pian avec les enfants, et là Amber (la fille de 2 ans de mon cousin Yoeri et de Jessica) a tenté de me faire vivre un moment de solitude, ni vue ni connue : elle m’a rejoint sur le canapé en me collant un livre pour enfants, que j’étais censée lire avec elle. Bien sûr, tous les adultes présents rigolaient d’avance que je le fasse, attitude pas franchement encourageante, donc on s’est contentées de regarder les jolies images. La prochaine fois, Amber n’aura qu’à mieux choisir son moment ! Ce n’est qu’en fin de journée que je me suis tapé 2h de trajet en train, via Amsterdam, pour retrouver mon home sweet home. Purée, j’en aurai fait des kilomètres ce weekend : en un peu plus de 24h, j’ai parcouru 340km en voiture et 130km en train !


Pour me faire pardonner de l’absence de signe de vie ces derniers temps (ou alors pour vous barber encore plus avec mes histoires !), quelques paragraphes « Cuisine » maintenant ! Ceux qui me connaissent savent bien que ce n’est pas forcément mon domaine de prédilection. En fait, ce n’est même pas que je suis nulle, c’est juste que je n’ai jamais vraiment eu à me préparer à manger. Mon séjour ici est donc l’occasion d’expérimenter des trucs et de découvrir ce merveilleux monde.
Après avoir un peu bataillé niveau timing (« j’ai faaaaiiim, mais pourquoi n’ai-je toujours pas commencé à cuisiner ?!... »), je tente actuellement de gérer les quantités, chose pas encore évidente. Par exemple, je pense me faire une grande quantité d’un plat qui nécessite plein de vaisselle, histoire de n’avoir qu’à ouvrir le micro-onde le lendemain, alors qu’au final je me retrouve qu’avec un demi-repas pour le lendemain… Avec le temps, j’aurai la maîtrise, on y croit !
Mes débuts en solo se sont plus ou moins limités au plat étudiant de base : des pâtes à ci, et des pâtes à ça. Sinon, il y a aussi des plats plus sophistiqués (ou des poffertjes) déjà tout prêts à réchauffer ! Jusqu’à maintenant, parmi mes expérimentations – plutôt faciles – il y a : des tortillas, de l’ajam paniki (émincé de poulet avec sauce un peu piquante de Conimex – assez sport de jongler avec deux plaques électriques quand il m’en faudrait trois !), du babi ketjap (porc dans une autre bonne sauce), du mihoen (des nouilles de riz), … Voilà qui fera taire les mauvaises langues qui pensent que je me fais livrer des pizzas toutes les semaines, alors que je n’ai même pas encore eu recours à un take away asiatique !
La semaine dernière, j’étais un peu en crise de légumes… Jusqu’à maintenant je me limite à des trucs déjà prêts qu’il ne faut plus que sauter dans le wok, je n’ai pas (encore ?) le courage de me lancer dans une préparation un peu longuette après une journée à TU. Mais peut-être que quand ces paquets déjà préparés me lasseront, je me débrouillerai pour aller chercher des légumes au marché et tout le bazar…
Vous voyez donc que je ne meurs pas de faim ! Et pour l’instant, je n’ai encore rien foiré complètement, pourvu que ça dure !

jeudi 26 février 2009

Saté à Rotterdam, satanée banque et bike fishing

Je n’ai pas vu le temps passer vendredi, où j’étais absolument toute la journée affairée à TU pour mater la machine et le dispositif sophistiqué que j’utiliserai pour mon projet. Travail dont je vous parlerai plus longuement dans un futur billet…

Après cette première semaine riche en changements, samedi je me suis offerte une bonne grasse matinée. Au réveil, je n’en crois pas mes yeux, il fait beau, hourra ! Vu cette condition exceptionnelle, j’en ai profité pour pédaler pas mal dans mon quartier ainsi qu’au centre-ville, où il y avait un petit marché. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’il y aurait mille monde, puisque c’était carnaval ! Les Hollandais sont d’ailleurs tout fous fous, et même ceux qui ne participent pas au long cortège se promènent déguisés. Dommage que mon appareil photo soit resté au studio, vous auriez ainsi pu constater que les Néerlandais savent se déguiser autrement que tout en orange, comme les supporters des diverses équipes nationales…Le vélo m’a fait du bien, et surtout j’ai pu trouver des chemins qui sont moins pavés (donc largement moins fatigants !) entre chez moi et la ville. En fin d’après-midi, Pian et Paul sont venus découvrir mon studio et surtout m’apporter un tas de vaisselle (ce qui était initialement fourni était vraiment rudimentaire : 2 assiettes, 1 couteau, 1 fourchette, 1 cuillère, …), des linges et literie supplémentaire. Ouf, je vais mieux pouvoir m’en sortir maintenant ! Mike, l’autre fils de Pian, était en visite chez mes parents à ce moment-là (il rentrait de ses vacances au ski avec sa femme, Mariska, et sa fille, Esmee), l’occasion donc de Skyper avec plein de monde à la fois. Nous avons ensuite pris la voiture pour Rotterdam, où nous avons mangé indonésien au Sate bar. Etant donné que nous étions déjà allés dans ce restaurant (meilleurs saté du pays, paraît-il) il y a deux ans, je n’ai pas été trop surprise que mon Sate babi kacang (porc avec sauce cacahuète) arrache légèrement et avais prévu du Nasi puthi (riz blanc) en accompagnement pour calmer les piments. Ne m’y retrouvant pas encore dans tous ces noms indonésiens pas évidents, Pian me rappelle toujours mille fois la signification de chaque terme. Peut-être que d’ici l’été j’aurai tout assimilé, qui sait ! Avant qu’ils ne me redéposent à Delft, Paul a encore tenu à me montrer un « hotspot » de la ville, un endroit hyper connu et where-to-be-seen, sympa pour aller boire un café : Dudok.

Dimanche, rien de bien passionnant : nouvelle grasse matinée (j’vais m’gêner, tiens), les joies de la lessive, vaisselle massive de tout ce que Pian m’a apporté la veille, Skype avec la Suisse, X-factor à la télé (j’entraîne ma compréhension du néerlandais comme ça, héhé), …

Tout comme le weekend passé, le début de semaine était plus ou moins dans la grisaille, avec quelques après-midis ensoleillés, sans crachin, ce qui est très appréciable ! Je suis actuellement en 2ème semaine (sur 3) de training à TU, ce qui fait que j’y passe de longues journée pour apprendre comment fonctionnent les machines et comment je suis censée préparer mes matériaux, ou alors je suis à la maison avec pas mal de lecture.

Une chose qui m’a vraiment agacée avant-hier : les abrutis de la banque ABN-AMRO (la seule où je peux aller avec mon statut de « guest » à l’uni) maintiennent qu’ouvrir un compte durant 4 mois ne sera pas gratuit (j’en aurai pour 35€ d’après ces blaireaux). J’ai beau leur expliquer que mes camarades, eux aussi en échange, n’ont rien eu à payer pour en obtenir un et les incapables que j’ai en face de moi en sont tout étonnés. Conclusion : je paierai un maximum de choses avec ma carte VISA pour ne pas avoir à retirer trop de cash au bancomat (vive les taxes à l’étranger). Et, surtout, je me ferai systématiquement avoir aux automates des gares qui refusent cette carte suisse (un comble… quoique, par les temps qui courent, hum…) et donc devrai payer 0.50€ sur chaque billet acheté au guichet (pas ouverts 24h/24 ni 7j/7, cela va de soi). En gros j’irai mendier auprès de Hollandais qui ont une carte et leur paierai mon billet en cash !…

Et hier, longue journée à TU et fin de soirée bien sympa avec plein de nouvelles têtes (Ramona, Chris, Sodaba, Jacqueline, Andrea, …) en plus de mes acolytes des premiers jours (entre autres François, Julien et Sofia). Le peloton se rend tous ensemble au centre-ville pour quelque chose de prévu (on ne savait pas quoi, on se contentait d’errer en suivant Peter) avant d’aller au Ruif pour terminer la soirée. Après avoir écumé les bars pour trouver d’autres gens qui viennent également plus ou moins de débarquer, on cadenasse nos vélos dans une petite rue tout près d’un canal. Et là Peter sort ce qu’il avait dans son sac : un gros crochet (une espèce d’ancre), parce que l’activité-surprise, c’est du bike fishing ! Eh oui, il y a plein de vélos qui terminent malencontreusement dans l’eau (d’où l’importance de toujours l’attacher à un poteau ou autre !). La pêche a été bonne et rapide : 1 vélo qui avait l’air en bon état, un autre qui était au fond depuis bien longtemps à voir les algues qui l’enrobaient et un troisième n’ayant plus que la roue arrière. Ensuite nous sommes donc tous allés au Ruif, où j’ai été hyper sage puisque je l’ai quitté (un peu) avant la fermeture. Ce qui au final n’a pas changé grand-chose, vu que la journée d’aujourd’hui m’a semblée interminable à TU…

Je suis à la recherche d’un site pour montrer quelques photos supplémentaires à ceux qui recevraient le mot de passe par mail. Picasa me semblait bien parce qu’il permet d’ajouter des légendes et des commentaires, mais je n’avais pas réalisé que vous deviez absolument avoir une adresse gmail pour pouvoir y accéder… Est-ce que quelqu’un aurait une alternative à proposer ???

lundi 16 février 2009

Premier weekend aux Pays-Bas

Comme promis, voilà de mes nouvelles depuis les Pays-Bas !

Vendredi matin, mes parents m’ont amenée à Cointrin où nous avons mangé une dernière fois ensemble dans un nouveau resto avec vue sur la piste. Mon vol entre Genève et Amsterdam a été parfait, et n’ayant pas dormi des masses la nuit précédente j’ai commencé à somnoler au-dessus du Lac Léman pour rouvrir les yeux sur la Mer du Nord ! Arrivée à Schiphol, tout s’est à nouveau passé comme sur des roulettes (surtout qu’ils prévoient des chariots pour les bagages à main entre l’avion et les valises, ce qui m’a juste sauvée, vu mon gros et lourd sac à dos), ma valise m’attendait sagement dès que j’ai passé la douane. Ma tante Pian et mon oncle Paul m’ont réceptionnée avec tous mes bagages, et j’ai donc passé le weekend chez eux à Leusden. La soirée fut tranquille, à la maison à manger des poffertjes (haute gastronomie typiquement hollandais : ce sont des espèces de mini crêpes – ou des espèces de blinis si ça vous parle plus – que l’on saupoudre avec deux tonnes de sucre et/ou beurre) et en regardant un programme apparemment très connu ici avec un type, Uri Geller, une sorte de magicien. Mais comme j’étais claquée par mon voyage, je dormais déjà fort au lit autour de minuit !

Après avoir un peu dormi le matin et fait quelques premières courses à Leusden, Pian et moi nous sommes dirigées vers Houten, où habite un de ses deux fils. On est d’abord allées se promener au centre-ville pour que je le repère une fois, au cas où je viendrais en train, puis nous sommes allées chez mon cousin Yoeri, puisque sa fille Amber (presque 2 ans) était réveillée. Quand nous sommes arrivées devant la maison, elle criait de joie parce qu’elle avait aperçu sa grand-mère, mais dès que son père a ouvert la porte et qu’elle m’a vue, elle s’est stoppée net pour me dévisager, c’était bien drôle ! Mais après 5 minutes, elle a décidé que j’étais sa copine et qu’on pouvait jouer à cache-cache derrière le canapé, hihi. Pour finir mes repérages et profiter du beau temps (il faisait bon au soleil, mais par contre très cru à l’ombre, hum), nous sommes tous allés nous promener dans le quartier, à la recherche de chats et autres animaux, la passion de la petiote, qui marchait main dans la main avec sa grand-mère et moi. A presque 2 ans, Amber répète avec application tous ce qu’on lui dit, alors on a tenté de la faire parler français, ce qui a effectivement marché, puisqu’elle nous a lâché un magnifique « bonjour ! » qui nous a fait éclater de rire. Pas malin ces adultes, parce que ça la vexée et ensuite elle ne voulait plus rien répéter. Tant pis, je continuerai à baragouiner en néerlandais avec elle, puisqu’on a à peu près le même niveau et qu’on se comprend bien ! Dès que Jessica, sa mère, est rentrée du boulot, nous sommes partis manger dans un nouveau restaurant wok (très à la mode ici, il y en a partout !), Yakimono. On y est restés entre 17h45 (eh oui, on mange très tôt en Hollande) et 19h30, heure tardive pour Amber et surtout l’heure de la tasse de thé/café que les Néerlandais boivent toujours le soir (ce qui explique le timing du souper). En sortant du restaurant, il faisait vraiment très très froid (vous savez, ce froid qui vous glace le visage en 2 secondes chrono…), et on a un peu ri jaune quand on a remarqué que les vitres de la voiture étaient gelées à l’extérieur mais aussi à l’intérieur ! Enfin bref, une fois réchauffée, Pian et moi sommes tranquillement rentrées à Leusden.

Ultime grasse matinée en ce dimanche, pour lequel nous n’avions prévu qu’un petit programme. Ma tante et moi avons bravé le temps pourave (fine pluie gelée) pour nous promener à Utrecht. On a décidé d’aller se réchauffer dans… une église ! Non, vous ne rêvez pas, je suis allée à l’église. Oui, il y a une feinte. Disons que les Hollandais recyclent les anciens bâtiments d’une manière particulière. En effet, dans cette église, il y a maintenant un musée sur des horloges musicales et orgues de rue : Nationaal museum van speelklok tot pierement. Le lieu est très surprenant, et la visite guidée est vraiment sympa. Comme apprendre plein de choses sur la mécaniques de ces grosses boîte à musique donne faim, nous sommes allées manger un appelbal (une spécialité de la région : une pomme avec à l’intérieur un peu de pâte d’amande et quelques raisins, le tout enrobé dans un peu de pâte avec plein de sucre. Très bon pour les quatre heures !) au Springhaver Theater, un chouette bar d’étudiants où j’étais déjà allée. Mais entre temps il y a partout un changement hyper agréable : tout est non-fumeur depuis l’été passé ! C’est la fin des cheveux et des habits qui puent la clope, ô joie ô bonheur ! Nous sommes ensuite rentrées à Leusden, où nous sommes allées chercher le souper à un take away chinois délicieux, China-Town (nom très original, je vous l’accorde). 2 plats complets y coûtent environ 25€ et suffisent en fait pour 5 personnes, rien à voir avec les prix suisses, j’adore ! En plus des quantités imposantes, il y a aussi beaucoup plus de choix. On a choisi mon traditionnel Babi Pangang (du porc grillé aigre-doux) et pour découvrir Siu Yuk (du lard de porc aussi grillé à la perfection avec une sauce aux 5 épices) accompagné de riz blanc et de Mihoen (nouilles de riz très légères).

Demain matin / tout à l’heure, Paul et Pian me conduiront à Delft, où je serai accueillie par la secrétaire du labo, qui me donnera un coup de main pour bien guider mes premiers pas (remplir de la paperasse, en gros) dans la ville qui sera la mienne pour les 4.5 mois à venir !