vendredi 13 mars 2009

Rotterdam, et Delft à vélo

Vendredi soir, comme « prévu », le coup de la fiesta espagnole était plus que foireux. Avec Julien, on s’est retrouvés chez François à 23h30, puis on a bougé chez Sofia avec Peter, pour finalement décoller vers la party à 1h45 ! Fête qui s’est avérée bien pourrie dans un endroit plutôt minable, avec un son grésillant, mais au moins la bière n’était pas chère… Ce qui ne m’a pas retenue plus d’une heure…

Samedi après-midi, direction Rotterdam. Sans but particulier : promenade et repérages toute seule comme une puisque le plan des autres était boiteux et qu’on n’avait pas le même timing. Au bout de 2h de marche (ok j’avoue que je suis aussi entrée dans quelques magasins !) en suivant la carte donnée par l’office du tourisme (ce Rondje Rotterdam est un tour très bien indiqué en ville), j’en avais déjà marre. Il faut dire que le temps tout gris n’était pas encourageant, et que cette ville ne me parle pas plus que ça... Je peux me permettre le luxe d’attendre de meilleures conditions météo pour continuer cette balade, puisque c’est à 20 minutes de Delft, et ainsi marcher à travers la ville et voir à peu près tous les trucs « importants », ce qui se résume pas mal à une longue ballade architecturale. En effet, la ville a été quasi complètement bombardée durant la deuxième guerre mondiale, et il a donc fallu tout reconstruire. Les Néerlandais étant des gens très ouverts, ils se sont dit que tant qu’à faire des nouveaux bâtiments, soyons fous, construisons-en des tout modernes ! Il n’y a donc pas vraiment de centre historique à Rotterdam. Mais je dois dire que cette grande ville ne m’a pas charmée du tout, elle est à mes yeux qu’un vaste chantier, avec des musées qui ne m’intéressent pas a priori. Je reviendrai donc pour compléter mon tour, mais je ne pense pas passer plus de temps que ça à Rotterdam, sauf occasions particulières.
Dimanche, à mon premier réveil (…), il faisait vraiment moche. J’ai donc continué mon dodo un peu, et miracle à mon deuxième réveil : il fait hyper beau ! J’en ai profité pour aller respirer un peu d’air frais pendant 2h en bravant les violentes bourrasques de vent à vélo, histoire d’aller faire le tour de la vieille ville de Delft et y prendre une centaine de photos avec un ciel tout bleu sans nuages. J’aime décidément beaucoup cette petite ville, toute vieillotte mais si cosy. Une magnifique cité d’étudiants !
Mon vélo, justement… Parlons-en !
Je ne l’ai pas baptisé, mais je l’appelle très délicatement « ma carcasse ». D’après moi il est tout pourri, d’après ma tante c’est le luxe. Freins torpédo (rétropédalage, quoi), une roue qui tourne plus ou moins rond, une selle pas franchement agréable, une seule vitesse (c’est standard), un petit cadenas intégré, et surtout une superbe lampe avant rouillée et dont le fil sectionné pend fièrement. Ca c’est de la bécane !
Faire du vélo ici, c’est un peu Paris-Roubaix : il y a des pavés (plus au moins bien posés) partoooouuut, ça me crève ! Le plus vicieux, c’est la longue ligne droite de passé 600m un peu défoncés dans ma rue. Heureusement qu’entre temps j’ai trouvé un chemin alternatif avec une piste cyclable adaptée.
Autre chose : c’est horrible le torpédo ! Tu ne sais jamais quand/si tu vas t’arrêter !!! Et le freinage d’urgence risque d’être une espèce de cascade, puisque je ne peux pas poser le pied parterre sinon je ne freine plus. Mais si je freine, faut que je pose le pied parterre, sinon je tombe. Vous voyez le dilemme qui m’attend ?! (Enfin… « Qui m’attend »… Disons que j’ai testé hier soir et que j’ai bien évidemment fini par m’étaler très élégamment… Hihi)
« Mais pourquoi est-ce que tu ne customises pas ta carcasse, au lieu de te plaindre ? » me direz-vous. C’est tout réfléchi, en fait. Le but du jeu, c’est de ne surtout pas tuner son épave, histoire de ne pas donner de raisons à des boulets de me l’ « emprunter ». D’ailleurs, avec mon système de freins pourave, l’ex-dynamo au fil arraché bien en évidence et ma selle absolument tape-cul, il faudrait vraiment être un blaireau fini et/où absolument désespéré pour me le voler ! N’empêche, je fais tout de même partie des pessimistes qui investissent dans le cadenas plutôt que dans le vélo parce qu’ils partent dans l’optique que, durant leur séjour, ils vont devoir se payer plus d’un vélo. Disons que si je ne me fais pas voler ma bécane, je pourrai m’estimer heureuse. Mais là, je crois que ma carcasse est relativement assez dissuasive. Positive attitioude !

Pour résumer ma semaine : mis à part mon travail qui me frustre énormément (rien ne fonctionne comme je veux…), tout va bien dans le meilleur des mondes. Et le vélo, c’est toute une aventure !

Faute de mieux, les photos de mes ballades sont sur facebook… Si vous n’y êtes pas, envoyez-moi un mail pour obtenir l’adresse directe.

2 commentaires:

  1. tu devrais ajouter un petit drapeau (suisse) derrière au vélo pr le customiser gentiment...

    RépondreSupprimer
  2. Ya deja des bouts d'autocollant du Paleo. Mais honnetement, ca aide pas pour le reconnaitre, lol!
    Et pour le drapeau, je me contente du mini Dutch sur la barre en diago...

    RépondreSupprimer