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mercredi 1 juillet 2009

Appelez-moi Master

Ca y est, c’est fait, j’ai mon Master !!!
Ca s’est passé plutôt in extremis (pas de détails, tout raconter ne vous apporterait pas grand-chose…), ces dernières semaines no-life m’ont vraiment épuisée à la fois mentalement et moralement… Mais c’est bon ! Le soulagement n’en est que plus grand !

Après avoir rendu mon rapport le 19 juin, j’ai continué à m’enfermer chez moi, cette fois-ci pour préparer la présentation de mon travail, qui a eu lieu mardi 23 juin, entre autre en présence de ma prof suisse qui a fait un aller-retour durant la journée. Encore en dernière minute, on m’a bien aidé à avoir des bons coups de chaud, pas simple à gérer… Mais je crois que ma présentation était potable vu le temps que j’ai eu à disposition pour m’y coller. Par contre l’espèce d’examen oral que j’ai eu seule face à mes superviseurs était loin d’être glorieux… In extremis le Master, je vous dis !
Pian, Paul et Mike se chargeaient du soutien familial, c’était bien de les avoir proches en ce mardi. Et dans l’auditoire se trouvaient aussi quasi tous mes copains (et quasi pas de personnes externes), des visages bienveillants et rassurants alors que j’endurais cette dernière épreuve en somme ! Après ces émotions et le soulagement final, j’ai fait visiter le laboratoire à ma famille, ce qui a l’air de leur avoir bien plu, et surtout les bouts d’avions et hélicoptères qui traînent dans le hall des tests les ont amusés (alors que pour moi il est dorénavant tout à fait normal d’avoir un cockpit à portée, ainsi qu’un F-14 ou F-18).
Pour marquer le coup avec mes amis, on s’est retrouvés assez nombreux sur la terrasse du Bebop, avec en musique de fond un jazzband en live. Notre tablée était vraiment sympa. Tellement sympa que nous sommes restés entre 21h et 2h ! La fin de soirée (vu l’heure, on va même dire la fin de nuit) s’est déroulée chez un copain.

Mercredi, c’est donc la tête dans le pâté que je suis allée à TU. Et oui, j’avais beau avoir rendu mon rapport et fait ma présentation finale, il y avait encore un tout petit détail à régler pour l’EPFL : la réalisation d’un poster A0 résumant mon travail. Il se trouve que cette tâche (gratuite, vu qu’on n’aura aucune note et que ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est à nous ennuyer jusqu’au bout…) s’est avérée plus ardue que prévu, à cause du format spécial. Bref, j’ai passé mon après-midi à me battre sur Powerpoint pour arriver à la conclusion qu’il faut laisser tomber et apprendre à utiliser Adobe Illustrator vite fait bien fait… Or il était déjà l’heure de quitter l’université et de se diriger vers le bord d’un canal à côté du centre pour fêter la fête national du Québec (Saint Jean-Baptiste) et d’aller ensuite au Ruif pour une ultime soirée Erasmus. Le bar était vraiment vide, vu que tout le monde est en période d’examens. Qu’à cela ne tienne, notre groupe a investit les lieux, on s’est bien amusés, et nous avons squatté la terrasse jusqu’à la fermeture de 2h, après quoi nous sommes allés faire du bikefishing avec Martin et Daniel (les derniers arrivés de Montréal), ce qui nous a encore donné faim pour des burgers et kebabs.
Jeudi, tête dans le pâté, deuxième épisode ! Ma journée (qui ne commence pas avant 11h, on est bien d’accords) était marquée par la courte visite de ma Maman, qui était arrivée la veille aux Pays-Bas. Sa fille masterisée lui a fièrement montré là où elle a passé quatre mois inoubliables, en lui présentant un tas de monde, allant de la fameuse secrétaire aux fabuleux techniciens. Après ce lab tour, je suis retournée à mon poster, pour 3h petites mais laborieuses heures… Je n’ai pas pu faire plus long, car le BBQ de la Faculté débutait ! Des supers bonnes grillades, des salades, une tireuse d’Heineken, des vins, des amis, des collègues, des gens croisés un peu tous les jours au labo : que demander de plus ?! L’université étant verrouillée à 22h tapantes, un large groupe a continué la soirée au centre ville, et ensuite ça s’est fini jusqu’à pas d’heure chez moi.
Vendredi, tête dans le pâté, sprint final ! Finir ce satané poster dans les temps a nécessité un effort bien plus important que prévu, même si ce que j’ai rendu est vraiment minable. Tant pis, je ne suis apparemment plus à un truc de bâclé près, surtout que cet exercice ne compte en rien pour l’obtention du master… Après trois soirées très très remplies, j’ai consacré mon vendredi soir à des tâches bien glauques chez moi : vider mes armoires, faire ma valise, empaqueter divers trucs, trier les choses que j’avais à donner à mes voisins et amis. Ce qui fait que je me suis retrouvée dans un studio très impersonnel durant ces derniers jours !
Samedi, Paul et ma Maman sont venus embarquer quasi toutes mes affaires – ce qui me permettra de quitter Delft qu’avec un sac à dos dans quelques heures – et nous sommes allés manger une dernière fois au Sate bar à Rotterdam. Je suis rentrée seuls sur Delft pour larver chez moi, puisque j’avais quelques heures de sommeil en retard et qu’en plus il faisait une chaleur écrasante ! C’est requinquée que j’ai rejoint une grosse et ultime fête dans un bâtiment voisin, l’occasion de revoir un tas de monde que je n’ai croisé qu’à ce genre de fêtes et de leur dire au revoir…
Avant-hier, nouveau festival à me mettre sous la dent : Parkpop à Den Haag, le plus grand festival pop gratuit d’Europe. Comme nous sommes y allés avec un large groupe, nous nous avons évidemment perdu la moitié dans la foule, et ce avant même le premier concert. Impossible de se retrouver, tant pis, tout le monde se promènera au grès de ses envies ! Sans vous débiter un compte-rendu complet, voilà la liste des artistes que j’ai écoutés : le ska presque qu’instrumental (donc idéal pour émerger) de Skatalites, Dana Fuchs Band le temps d’une chanson horriblement braillée, l’agréable Sabrina Starke, la blague Dio & Sef dont un tube (Tijdmachine) m’a suivi depuis février donc les voir en live était un moyen de boucler la boucle en quelque sorte, les Britanniques The Pretenders (I’ll stand by you) qui ont la pêche malgré leur quasi 60 balais, le Flamand Milow (You don’t know / Ayo Technology) qui est entrain d’être bien connu et que j’aime de plus en plus. J’ai absolument adoré son concert, j’apprécie beaucoup les artistes qui partagent la scène avec leur groupe, au sens où il laisse une bonne place à ses copains musiciens et sa copine choriste de première classe.

Hier après-midi, c’était mon traditionnel cake d’adieu à TU, avec en prime une tournée de remerciements aux techniciens. En début de soirée, nous nous sommes retrouvés une petite quinzaine de quasi que francophones pour aller manger ensemble sur la terrasse d’un restaurant au centre. Depuis que j’entendais parler des spare ribs de Billy Beer, je ne pouvais pas quitter Delft sans y aller. Et ça en valait effectivement le détour ! Je suis allée au Bebop pour une ultime after, avec les plus valeureux, même s’ils devaient bosser le lendemain.
Ma dernière soirée à Delft était vraiment super : passer du bon temps avec des amis qu’on n’est pas forcément sûrs de revoir un jour alors qu’on a partagé plein de choses ensemble, c’était la meilleure des manières pour marquer le coup ! La toute dernière chose qu’il me restait à faire en rentrant chez moi en ayant dit au revoir à mes potes en chemin était d’aller abandonner mon fidèle vélo, accroché à un poteau près de chez moi pour qu’une copine le récupère et le promène à ma place dès le lendemain. Ca m’a fichu un sacré cafard, mine de rien…

J’ai rendu les clés de mon studio en fin de matinée aujourd’hui, et suis partie rejoindre ma famille, dans un premier temps à Leusden, puis à Houten pour un dernier Wok restaurant avec ma Maman, Pian, Yoeri, Mike ainsi que leurs conjoints et enfants. Et je renterai en Suisse demain en début de soirée…


Voilà, ça c’était pour mes diverses célébrations post-réussite de Master ! Avant de vous parler de mes grands projets en Suisse, gros flashback puisque je n’ai toujours pas partagé mes aventures trépidantes depuis fin mai !

Le vendredi précédent le long weekend de Pentecôte, après une journée vraiment pas productive du tout (labo vide, et gens qui ne passent qu’en coup de vent en cours d’après-midi pour vous attirer hors de l’uni), nous avons profité d’un petit moment de relaxation (et baignade pour certains) avec un gros groupe de francophones (et un Espagnol) au bord du lac. Enfin… « lac ». Le gros étang à Delftse Hout, qui est infesté de moustiques qui apparemment ne prennent même pas la peine de piquer. Des connaissances de copains amenant de connaissances, une chose folle s’est produite : j’ai rencontré « mon » premier Suisse de Delft ! Et hasard fort de fruit, il est moitié Suisse, moitié Néerlandais. Un vrai compatriote, quoi !
La soirée – ou plutôt de la nuit – au centre-ville a été un peu poussive à débuter, mais c’est la routine quand on sort avec des Espagnols (et Marina, une Canado-Russe arrivée durant mes vacances), eux qui ont vraiment l’habitude d’être lents, très lents au démarrage…

Dimanche, il était temps de débuter ma série de festivals estivaux, youpie ! Le Pinkpop fêtait sa 40ème édition, et est dans la lignée du Paléo. Plus de trois heures de multiples trains et bus navette étaient nécessaire pour rejoindre Landgraaf, tout au sud et à la frontière allemande. Je vous épargnerai le compte-rendu détaillé (si ça vous intéresse, manifestez-vous et je vous redirigerai), sachez juste que j’ai vu Madness (raison de mon déplacement, et j’ai bien fait !), Keane (ça, c’est fait), James Morrisson (à force d’entendre à la télé…), Placebo (beurk), et le groupe Krezip (remplacement de dernière minute pour Depeche Mode qui a dû annuler). Sinon, je ne peux quand même pas m’empêcher de dire qu’on a sacrément de la chance avec le Paléo, où (presque) tout est bien pensé. Et c’est en allant voir comment cela se passe ailleurs que je m’en rends mieux compte.
Petite anecdote pour la route : il faut croire que les montagnes me manquent plus que je ne le crois. C’est stupide, mais voir des champs un peu ondulés et une petite colline dans cette région si éloignée, ça m’a fait un petit quelque chose ! C’était plutôt inattendu puisque cela faisait 2-3 mois que je clamais haut et fort que, tant que ce ne serait pas la période de mon trip à mon chalet ou alors le trip luge, la montagne ne me manquerait pas…

Et au niveau de mon projet de master, c’est en fait durant la semaine qui a suivi que les choses ont commencé à devenir intenables, après réunion vraiment tendue… Dès lors, je n’avais plus d’autre choix que la no-life attitude ! Socialiser ? Parler avec des gens ? Connais pas… Pas le temps…

Or avant le cataclysme, j’avais déjà prévu deux choses auxquelles je ne voulais absolument pas renoncer !
Ma première distraction était le Zomerfestival, sur le campus à deux pas de chez moi. La musique plutôt hollando-néerlandaise n’était pas forcément attrayante, mais tout à fait suffisante pour se défouler entre amis.
La deuxième et dernière distraction, c’était un nouveau match de foot des Oranje au stade de Rotterdam, le Kuip, apparemment le plus populaire du pays car le public est très proche du terrain. Il s’agissait d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde (alors qu’en fait les Pays-Bas venaient d’assurer leur qualification en Islande) contre la Norvège, battue 2-0 sous une pluie battante. Avec Jeroen, on l’a bien sentie passer puisque nous étions au bord du terrain, absolument pas à l’abri !
Et ensuite, c’était donc la trilogie infernale rapport – défense – poster, et les multiples festoyages racontés au début de ce billet !


Comme dit, je rentre demain (mercredi) soir en Suisse. Jeudi, j’aurai un certain nombre de trucs barbants à régler, mais j’espère pouvoir traîner un peu au port et voir des gens qui m’auront manqué... Et dès vendredi, je staff au Montreux Jazz ! Donc si vous y allez, faites-moi signe (je devrais être dispo avant 18h et dès la fin des concerts, disons vers 1h). Ensuite je serai bien évidemment toute la semaine au Paléo, autre occasion de revoir du monde entre les concerts (ou dans la voiture sur le chemin du retour, si vous avez une place pour moi…). Dooonc si vous n’allez ni à Montreux ni à Nyon, on n’a pas beaucoup de chances de se croiser avant le 27 juillet !


Pour conclure, petite chose à propos de l’avenir de ce blog…
Etant donné qu’il est censé se passer plein de choses passionnantes de mon côté en 2009 (après le projet aux Pays-Bas et les vacances qui suivent, puis la recherche d’emploi et d’appartement en Suisse, youpiiie), je pense continuer à alimenter très irrégulièrement cet espace au fur et à mesure des news incroyables. Qu’est-ce que vous en pensez ?? (Oui, j’attends des réactions !)

samedi 13 juin 2009

Silence radio

Passage éclair pour vous dire que si je ne vous raconte plus rien, ce n'est pas que je vous ai oublié ou que je n'ai pas envie de vous parler du festival Pinkpop ou du match de foot à Rotterdam... La raison est bien moins réjouissante: je croule absolument sous le boulot et - cerise sur le gâteau - on m'a tout à coup mis une pression énormissime alors que tout à coup absolument tout est urgent à la fois. Période la plus stressante que j'ai jamais connue, quoi... Donc à part travailler et travailler, je tâche juste de manger un peu et de dormir un minimum (même moins...)... Par le temps de faire de réelles pauses, c'est l'enfer!...

Bref, pensez fort à moi, je rends mon rapport vendredi prochain et je présenterai mon travail le mardi suivant. Ensuite, ça sera presque fini!! Il me restera quelques pauvres jours à Delft, et je tâcherai d'en profiter à fond pour compenser les 3 semaines impossibles qui m'entourent actuellement!

mardi 31 mars 2009

Rotterdam et weekend en famille

Déjà deux semaines depuis mon dernier message ?! Oups...

Il a fait grand beau toute la semaine qui a suivi la visite de Sarah, ce qui était plus que rageant car j’étais enfermée durant de longues journées à TU. Heureusement que le soleil a tenu le coup jusqu’au weekend. C’était donc l’occasion de terminer mon tour de Rotterdam (billet du 12 mars) sous un ciel bleu et des températures bien agréables ! La ville est tout de suite moins repoussante. En 2-3h de marche (et quelques petites incursions dans des magasins) j’ai encore vu plein de vieux bateaux, le joli pont Erasmus et le Museumpark. D’ailleurs je pense que je ferai un bref aller-retour à Rotterdam un jour pluvieux, pour aller me farcir un petit musée.

Forcément que le temps exceptionnel durant 6 jours n’a pas été « gratuit », on l’a payé bien cher la semaine dernière ! Je crois que je ne vais jamais réussir à me faire à cette météo instable… Par exemple, mardi entre 7h et 10h, il a changé 5 fois de temps (la seule constante étant un vent plutôt violent), alternant entre grosse pluie et magnifique soleil. Et cela a continué comme ça absolument tout la journée, jusqu’au soir ! Avec des nouvelles connaissances espagnoles (Jose et Ricardo) ainsi que la bande habituelle, nous sommes allés au Bebop où il y avait du jazz en live (et des bières). Tout allait bien jusqu’à ce qu’on ait mangé un morceau et qu’on rentre à 2h30 sous la pluie… Pluie évidemment frigorifiante, sinon ce n’est pas drôle…

Ce dernier weekend de mars était un weekend en famille !
Samedi, mon cousin Ruud est venu me chercher à Delft pour aller à l’ArenA d’Amsterdam, un bon gros stade (un peu plus de 50’000 places) où se déroulait un match de qualification pour la Coupe du Monde de foot en 2010. Depuis le centre du 1er rang le long du terrain, nous avons donc assisté de très très très près à la victoire des Oranje sur l’Ecosse, 3-0 (avec un but de Van Persie rien que pour moi, très délicat de sa part !). La foule dans les gradins (sold out, évidemment) est très hétéroclite et surtout très orange : oui il y a une majorité d’hommes, mais il y a également pas mal de femmes, qui ne viennent pas seulement pour accompagner leurs chéris/maris car elles supportent activement leur équipe et sont aussi en orange ! L’ambiance était vraiment bon enfant, avec des gamins, des adultes, aussi des plus vieux, ainsi que de très nombreux supporters en kilt. Après ce match facilement gagné, nous sommes rentrés chez Ruud à Bergen op Zoom où ma cousine, Natascha, nous attendait pour un petit en-cas et thé, bien agréable vers 0h30.
Après une courte nuit (d’autant plus qu’on passait à l’heure d’été…), Natascha m’a envoyé sa fille, Si, 3 ans et demi, pour me réveiller. La petite a fait sa timide moins de 5 minutes, elle se rappelait de moi, et m’a vite adoptée, me servant du faux thé au saut du lit, et me montrant à peu près tous les jeux qu’elles avaient. Il y a 6 mois, elle avait un niveau de néerlandais qui me convenait bien, vu qu’elle ne disait que quelques phrases simples. Mais maintenant, elle cause vraiment beaucoup ! Trop chou ! Et il faut croire que j’ai moi aussi amélioré mon néerlandais, parce que je tiens des petites conversations avec elle. L’avantage, c’est qu’elle ne réalise pas trop que je ne parle pas hyper correctement et vraiment pas beaucoup. On se comprend très bien, et c’est tout ce qui compte. Après un petit déjeuner - brunch, nous sommes partis en direction de Leusden pour le high tea chez Hertog Jan à l’occasion des 60 ans de mon oncle Paul. Cette petite réunion de famille m’a bien fait plaisir, avec quasiment tous mes proches néerlandais. Durant cette fête, je crois que Si a définitivement décidé que j’étais sympa, parce qu’elle voulait absolument refiler des chapeaux en carton « à sa cousine », sa mère l’a donc dirigée vers les autres petites filles, mais elle lui a dit c’était moi la cousine en question ! Avant de rentrer à Delft, on est passés chez Pian avec les enfants, et là Amber (la fille de 2 ans de mon cousin Yoeri et de Jessica) a tenté de me faire vivre un moment de solitude, ni vue ni connue : elle m’a rejoint sur le canapé en me collant un livre pour enfants, que j’étais censée lire avec elle. Bien sûr, tous les adultes présents rigolaient d’avance que je le fasse, attitude pas franchement encourageante, donc on s’est contentées de regarder les jolies images. La prochaine fois, Amber n’aura qu’à mieux choisir son moment ! Ce n’est qu’en fin de journée que je me suis tapé 2h de trajet en train, via Amsterdam, pour retrouver mon home sweet home. Purée, j’en aurai fait des kilomètres ce weekend : en un peu plus de 24h, j’ai parcouru 340km en voiture et 130km en train !


Pour me faire pardonner de l’absence de signe de vie ces derniers temps (ou alors pour vous barber encore plus avec mes histoires !), quelques paragraphes « Cuisine » maintenant ! Ceux qui me connaissent savent bien que ce n’est pas forcément mon domaine de prédilection. En fait, ce n’est même pas que je suis nulle, c’est juste que je n’ai jamais vraiment eu à me préparer à manger. Mon séjour ici est donc l’occasion d’expérimenter des trucs et de découvrir ce merveilleux monde.
Après avoir un peu bataillé niveau timing (« j’ai faaaaiiim, mais pourquoi n’ai-je toujours pas commencé à cuisiner ?!... »), je tente actuellement de gérer les quantités, chose pas encore évidente. Par exemple, je pense me faire une grande quantité d’un plat qui nécessite plein de vaisselle, histoire de n’avoir qu’à ouvrir le micro-onde le lendemain, alors qu’au final je me retrouve qu’avec un demi-repas pour le lendemain… Avec le temps, j’aurai la maîtrise, on y croit !
Mes débuts en solo se sont plus ou moins limités au plat étudiant de base : des pâtes à ci, et des pâtes à ça. Sinon, il y a aussi des plats plus sophistiqués (ou des poffertjes) déjà tout prêts à réchauffer ! Jusqu’à maintenant, parmi mes expérimentations – plutôt faciles – il y a : des tortillas, de l’ajam paniki (émincé de poulet avec sauce un peu piquante de Conimex – assez sport de jongler avec deux plaques électriques quand il m’en faudrait trois !), du babi ketjap (porc dans une autre bonne sauce), du mihoen (des nouilles de riz), … Voilà qui fera taire les mauvaises langues qui pensent que je me fais livrer des pizzas toutes les semaines, alors que je n’ai même pas encore eu recours à un take away asiatique !
La semaine dernière, j’étais un peu en crise de légumes… Jusqu’à maintenant je me limite à des trucs déjà prêts qu’il ne faut plus que sauter dans le wok, je n’ai pas (encore ?) le courage de me lancer dans une préparation un peu longuette après une journée à TU. Mais peut-être que quand ces paquets déjà préparés me lasseront, je me débrouillerai pour aller chercher des légumes au marché et tout le bazar…
Vous voyez donc que je ne meurs pas de faim ! Et pour l’instant, je n’ai encore rien foiré complètement, pourvu que ça dure !

vendredi 13 mars 2009

Rotterdam, et Delft à vélo

Vendredi soir, comme « prévu », le coup de la fiesta espagnole était plus que foireux. Avec Julien, on s’est retrouvés chez François à 23h30, puis on a bougé chez Sofia avec Peter, pour finalement décoller vers la party à 1h45 ! Fête qui s’est avérée bien pourrie dans un endroit plutôt minable, avec un son grésillant, mais au moins la bière n’était pas chère… Ce qui ne m’a pas retenue plus d’une heure…

Samedi après-midi, direction Rotterdam. Sans but particulier : promenade et repérages toute seule comme une puisque le plan des autres était boiteux et qu’on n’avait pas le même timing. Au bout de 2h de marche (ok j’avoue que je suis aussi entrée dans quelques magasins !) en suivant la carte donnée par l’office du tourisme (ce Rondje Rotterdam est un tour très bien indiqué en ville), j’en avais déjà marre. Il faut dire que le temps tout gris n’était pas encourageant, et que cette ville ne me parle pas plus que ça... Je peux me permettre le luxe d’attendre de meilleures conditions météo pour continuer cette balade, puisque c’est à 20 minutes de Delft, et ainsi marcher à travers la ville et voir à peu près tous les trucs « importants », ce qui se résume pas mal à une longue ballade architecturale. En effet, la ville a été quasi complètement bombardée durant la deuxième guerre mondiale, et il a donc fallu tout reconstruire. Les Néerlandais étant des gens très ouverts, ils se sont dit que tant qu’à faire des nouveaux bâtiments, soyons fous, construisons-en des tout modernes ! Il n’y a donc pas vraiment de centre historique à Rotterdam. Mais je dois dire que cette grande ville ne m’a pas charmée du tout, elle est à mes yeux qu’un vaste chantier, avec des musées qui ne m’intéressent pas a priori. Je reviendrai donc pour compléter mon tour, mais je ne pense pas passer plus de temps que ça à Rotterdam, sauf occasions particulières.
Dimanche, à mon premier réveil (…), il faisait vraiment moche. J’ai donc continué mon dodo un peu, et miracle à mon deuxième réveil : il fait hyper beau ! J’en ai profité pour aller respirer un peu d’air frais pendant 2h en bravant les violentes bourrasques de vent à vélo, histoire d’aller faire le tour de la vieille ville de Delft et y prendre une centaine de photos avec un ciel tout bleu sans nuages. J’aime décidément beaucoup cette petite ville, toute vieillotte mais si cosy. Une magnifique cité d’étudiants !
Mon vélo, justement… Parlons-en !
Je ne l’ai pas baptisé, mais je l’appelle très délicatement « ma carcasse ». D’après moi il est tout pourri, d’après ma tante c’est le luxe. Freins torpédo (rétropédalage, quoi), une roue qui tourne plus ou moins rond, une selle pas franchement agréable, une seule vitesse (c’est standard), un petit cadenas intégré, et surtout une superbe lampe avant rouillée et dont le fil sectionné pend fièrement. Ca c’est de la bécane !
Faire du vélo ici, c’est un peu Paris-Roubaix : il y a des pavés (plus au moins bien posés) partoooouuut, ça me crève ! Le plus vicieux, c’est la longue ligne droite de passé 600m un peu défoncés dans ma rue. Heureusement qu’entre temps j’ai trouvé un chemin alternatif avec une piste cyclable adaptée.
Autre chose : c’est horrible le torpédo ! Tu ne sais jamais quand/si tu vas t’arrêter !!! Et le freinage d’urgence risque d’être une espèce de cascade, puisque je ne peux pas poser le pied parterre sinon je ne freine plus. Mais si je freine, faut que je pose le pied parterre, sinon je tombe. Vous voyez le dilemme qui m’attend ?! (Enfin… « Qui m’attend »… Disons que j’ai testé hier soir et que j’ai bien évidemment fini par m’étaler très élégamment… Hihi)
« Mais pourquoi est-ce que tu ne customises pas ta carcasse, au lieu de te plaindre ? » me direz-vous. C’est tout réfléchi, en fait. Le but du jeu, c’est de ne surtout pas tuner son épave, histoire de ne pas donner de raisons à des boulets de me l’ « emprunter ». D’ailleurs, avec mon système de freins pourave, l’ex-dynamo au fil arraché bien en évidence et ma selle absolument tape-cul, il faudrait vraiment être un blaireau fini et/où absolument désespéré pour me le voler ! N’empêche, je fais tout de même partie des pessimistes qui investissent dans le cadenas plutôt que dans le vélo parce qu’ils partent dans l’optique que, durant leur séjour, ils vont devoir se payer plus d’un vélo. Disons que si je ne me fais pas voler ma bécane, je pourrai m’estimer heureuse. Mais là, je crois que ma carcasse est relativement assez dissuasive. Positive attitioude !

Pour résumer ma semaine : mis à part mon travail qui me frustre énormément (rien ne fonctionne comme je veux…), tout va bien dans le meilleur des mondes. Et le vélo, c’est toute une aventure !

Faute de mieux, les photos de mes ballades sont sur facebook… Si vous n’y êtes pas, envoyez-moi un mail pour obtenir l’adresse directe.

jeudi 26 février 2009

Saté à Rotterdam, satanée banque et bike fishing

Je n’ai pas vu le temps passer vendredi, où j’étais absolument toute la journée affairée à TU pour mater la machine et le dispositif sophistiqué que j’utiliserai pour mon projet. Travail dont je vous parlerai plus longuement dans un futur billet…

Après cette première semaine riche en changements, samedi je me suis offerte une bonne grasse matinée. Au réveil, je n’en crois pas mes yeux, il fait beau, hourra ! Vu cette condition exceptionnelle, j’en ai profité pour pédaler pas mal dans mon quartier ainsi qu’au centre-ville, où il y avait un petit marché. Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’il y aurait mille monde, puisque c’était carnaval ! Les Hollandais sont d’ailleurs tout fous fous, et même ceux qui ne participent pas au long cortège se promènent déguisés. Dommage que mon appareil photo soit resté au studio, vous auriez ainsi pu constater que les Néerlandais savent se déguiser autrement que tout en orange, comme les supporters des diverses équipes nationales…Le vélo m’a fait du bien, et surtout j’ai pu trouver des chemins qui sont moins pavés (donc largement moins fatigants !) entre chez moi et la ville. En fin d’après-midi, Pian et Paul sont venus découvrir mon studio et surtout m’apporter un tas de vaisselle (ce qui était initialement fourni était vraiment rudimentaire : 2 assiettes, 1 couteau, 1 fourchette, 1 cuillère, …), des linges et literie supplémentaire. Ouf, je vais mieux pouvoir m’en sortir maintenant ! Mike, l’autre fils de Pian, était en visite chez mes parents à ce moment-là (il rentrait de ses vacances au ski avec sa femme, Mariska, et sa fille, Esmee), l’occasion donc de Skyper avec plein de monde à la fois. Nous avons ensuite pris la voiture pour Rotterdam, où nous avons mangé indonésien au Sate bar. Etant donné que nous étions déjà allés dans ce restaurant (meilleurs saté du pays, paraît-il) il y a deux ans, je n’ai pas été trop surprise que mon Sate babi kacang (porc avec sauce cacahuète) arrache légèrement et avais prévu du Nasi puthi (riz blanc) en accompagnement pour calmer les piments. Ne m’y retrouvant pas encore dans tous ces noms indonésiens pas évidents, Pian me rappelle toujours mille fois la signification de chaque terme. Peut-être que d’ici l’été j’aurai tout assimilé, qui sait ! Avant qu’ils ne me redéposent à Delft, Paul a encore tenu à me montrer un « hotspot » de la ville, un endroit hyper connu et where-to-be-seen, sympa pour aller boire un café : Dudok.

Dimanche, rien de bien passionnant : nouvelle grasse matinée (j’vais m’gêner, tiens), les joies de la lessive, vaisselle massive de tout ce que Pian m’a apporté la veille, Skype avec la Suisse, X-factor à la télé (j’entraîne ma compréhension du néerlandais comme ça, héhé), …

Tout comme le weekend passé, le début de semaine était plus ou moins dans la grisaille, avec quelques après-midis ensoleillés, sans crachin, ce qui est très appréciable ! Je suis actuellement en 2ème semaine (sur 3) de training à TU, ce qui fait que j’y passe de longues journée pour apprendre comment fonctionnent les machines et comment je suis censée préparer mes matériaux, ou alors je suis à la maison avec pas mal de lecture.

Une chose qui m’a vraiment agacée avant-hier : les abrutis de la banque ABN-AMRO (la seule où je peux aller avec mon statut de « guest » à l’uni) maintiennent qu’ouvrir un compte durant 4 mois ne sera pas gratuit (j’en aurai pour 35€ d’après ces blaireaux). J’ai beau leur expliquer que mes camarades, eux aussi en échange, n’ont rien eu à payer pour en obtenir un et les incapables que j’ai en face de moi en sont tout étonnés. Conclusion : je paierai un maximum de choses avec ma carte VISA pour ne pas avoir à retirer trop de cash au bancomat (vive les taxes à l’étranger). Et, surtout, je me ferai systématiquement avoir aux automates des gares qui refusent cette carte suisse (un comble… quoique, par les temps qui courent, hum…) et donc devrai payer 0.50€ sur chaque billet acheté au guichet (pas ouverts 24h/24 ni 7j/7, cela va de soi). En gros j’irai mendier auprès de Hollandais qui ont une carte et leur paierai mon billet en cash !…

Et hier, longue journée à TU et fin de soirée bien sympa avec plein de nouvelles têtes (Ramona, Chris, Sodaba, Jacqueline, Andrea, …) en plus de mes acolytes des premiers jours (entre autres François, Julien et Sofia). Le peloton se rend tous ensemble au centre-ville pour quelque chose de prévu (on ne savait pas quoi, on se contentait d’errer en suivant Peter) avant d’aller au Ruif pour terminer la soirée. Après avoir écumé les bars pour trouver d’autres gens qui viennent également plus ou moins de débarquer, on cadenasse nos vélos dans une petite rue tout près d’un canal. Et là Peter sort ce qu’il avait dans son sac : un gros crochet (une espèce d’ancre), parce que l’activité-surprise, c’est du bike fishing ! Eh oui, il y a plein de vélos qui terminent malencontreusement dans l’eau (d’où l’importance de toujours l’attacher à un poteau ou autre !). La pêche a été bonne et rapide : 1 vélo qui avait l’air en bon état, un autre qui était au fond depuis bien longtemps à voir les algues qui l’enrobaient et un troisième n’ayant plus que la roue arrière. Ensuite nous sommes donc tous allés au Ruif, où j’ai été hyper sage puisque je l’ai quitté (un peu) avant la fermeture. Ce qui au final n’a pas changé grand-chose, vu que la journée d’aujourd’hui m’a semblée interminable à TU…

Je suis à la recherche d’un site pour montrer quelques photos supplémentaires à ceux qui recevraient le mot de passe par mail. Picasa me semblait bien parce qu’il permet d’ajouter des légendes et des commentaires, mais je n’avais pas réalisé que vous deviez absolument avoir une adresse gmail pour pouvoir y accéder… Est-ce que quelqu’un aurait une alternative à proposer ???