mardi 31 mars 2009

Rotterdam et weekend en famille

Déjà deux semaines depuis mon dernier message ?! Oups...

Il a fait grand beau toute la semaine qui a suivi la visite de Sarah, ce qui était plus que rageant car j’étais enfermée durant de longues journées à TU. Heureusement que le soleil a tenu le coup jusqu’au weekend. C’était donc l’occasion de terminer mon tour de Rotterdam (billet du 12 mars) sous un ciel bleu et des températures bien agréables ! La ville est tout de suite moins repoussante. En 2-3h de marche (et quelques petites incursions dans des magasins) j’ai encore vu plein de vieux bateaux, le joli pont Erasmus et le Museumpark. D’ailleurs je pense que je ferai un bref aller-retour à Rotterdam un jour pluvieux, pour aller me farcir un petit musée.

Forcément que le temps exceptionnel durant 6 jours n’a pas été « gratuit », on l’a payé bien cher la semaine dernière ! Je crois que je ne vais jamais réussir à me faire à cette météo instable… Par exemple, mardi entre 7h et 10h, il a changé 5 fois de temps (la seule constante étant un vent plutôt violent), alternant entre grosse pluie et magnifique soleil. Et cela a continué comme ça absolument tout la journée, jusqu’au soir ! Avec des nouvelles connaissances espagnoles (Jose et Ricardo) ainsi que la bande habituelle, nous sommes allés au Bebop où il y avait du jazz en live (et des bières). Tout allait bien jusqu’à ce qu’on ait mangé un morceau et qu’on rentre à 2h30 sous la pluie… Pluie évidemment frigorifiante, sinon ce n’est pas drôle…

Ce dernier weekend de mars était un weekend en famille !
Samedi, mon cousin Ruud est venu me chercher à Delft pour aller à l’ArenA d’Amsterdam, un bon gros stade (un peu plus de 50’000 places) où se déroulait un match de qualification pour la Coupe du Monde de foot en 2010. Depuis le centre du 1er rang le long du terrain, nous avons donc assisté de très très très près à la victoire des Oranje sur l’Ecosse, 3-0 (avec un but de Van Persie rien que pour moi, très délicat de sa part !). La foule dans les gradins (sold out, évidemment) est très hétéroclite et surtout très orange : oui il y a une majorité d’hommes, mais il y a également pas mal de femmes, qui ne viennent pas seulement pour accompagner leurs chéris/maris car elles supportent activement leur équipe et sont aussi en orange ! L’ambiance était vraiment bon enfant, avec des gamins, des adultes, aussi des plus vieux, ainsi que de très nombreux supporters en kilt. Après ce match facilement gagné, nous sommes rentrés chez Ruud à Bergen op Zoom où ma cousine, Natascha, nous attendait pour un petit en-cas et thé, bien agréable vers 0h30.
Après une courte nuit (d’autant plus qu’on passait à l’heure d’été…), Natascha m’a envoyé sa fille, Si, 3 ans et demi, pour me réveiller. La petite a fait sa timide moins de 5 minutes, elle se rappelait de moi, et m’a vite adoptée, me servant du faux thé au saut du lit, et me montrant à peu près tous les jeux qu’elles avaient. Il y a 6 mois, elle avait un niveau de néerlandais qui me convenait bien, vu qu’elle ne disait que quelques phrases simples. Mais maintenant, elle cause vraiment beaucoup ! Trop chou ! Et il faut croire que j’ai moi aussi amélioré mon néerlandais, parce que je tiens des petites conversations avec elle. L’avantage, c’est qu’elle ne réalise pas trop que je ne parle pas hyper correctement et vraiment pas beaucoup. On se comprend très bien, et c’est tout ce qui compte. Après un petit déjeuner - brunch, nous sommes partis en direction de Leusden pour le high tea chez Hertog Jan à l’occasion des 60 ans de mon oncle Paul. Cette petite réunion de famille m’a bien fait plaisir, avec quasiment tous mes proches néerlandais. Durant cette fête, je crois que Si a définitivement décidé que j’étais sympa, parce qu’elle voulait absolument refiler des chapeaux en carton « à sa cousine », sa mère l’a donc dirigée vers les autres petites filles, mais elle lui a dit c’était moi la cousine en question ! Avant de rentrer à Delft, on est passés chez Pian avec les enfants, et là Amber (la fille de 2 ans de mon cousin Yoeri et de Jessica) a tenté de me faire vivre un moment de solitude, ni vue ni connue : elle m’a rejoint sur le canapé en me collant un livre pour enfants, que j’étais censée lire avec elle. Bien sûr, tous les adultes présents rigolaient d’avance que je le fasse, attitude pas franchement encourageante, donc on s’est contentées de regarder les jolies images. La prochaine fois, Amber n’aura qu’à mieux choisir son moment ! Ce n’est qu’en fin de journée que je me suis tapé 2h de trajet en train, via Amsterdam, pour retrouver mon home sweet home. Purée, j’en aurai fait des kilomètres ce weekend : en un peu plus de 24h, j’ai parcouru 340km en voiture et 130km en train !


Pour me faire pardonner de l’absence de signe de vie ces derniers temps (ou alors pour vous barber encore plus avec mes histoires !), quelques paragraphes « Cuisine » maintenant ! Ceux qui me connaissent savent bien que ce n’est pas forcément mon domaine de prédilection. En fait, ce n’est même pas que je suis nulle, c’est juste que je n’ai jamais vraiment eu à me préparer à manger. Mon séjour ici est donc l’occasion d’expérimenter des trucs et de découvrir ce merveilleux monde.
Après avoir un peu bataillé niveau timing (« j’ai faaaaiiim, mais pourquoi n’ai-je toujours pas commencé à cuisiner ?!... »), je tente actuellement de gérer les quantités, chose pas encore évidente. Par exemple, je pense me faire une grande quantité d’un plat qui nécessite plein de vaisselle, histoire de n’avoir qu’à ouvrir le micro-onde le lendemain, alors qu’au final je me retrouve qu’avec un demi-repas pour le lendemain… Avec le temps, j’aurai la maîtrise, on y croit !
Mes débuts en solo se sont plus ou moins limités au plat étudiant de base : des pâtes à ci, et des pâtes à ça. Sinon, il y a aussi des plats plus sophistiqués (ou des poffertjes) déjà tout prêts à réchauffer ! Jusqu’à maintenant, parmi mes expérimentations – plutôt faciles – il y a : des tortillas, de l’ajam paniki (émincé de poulet avec sauce un peu piquante de Conimex – assez sport de jongler avec deux plaques électriques quand il m’en faudrait trois !), du babi ketjap (porc dans une autre bonne sauce), du mihoen (des nouilles de riz), … Voilà qui fera taire les mauvaises langues qui pensent que je me fais livrer des pizzas toutes les semaines, alors que je n’ai même pas encore eu recours à un take away asiatique !
La semaine dernière, j’étais un peu en crise de légumes… Jusqu’à maintenant je me limite à des trucs déjà prêts qu’il ne faut plus que sauter dans le wok, je n’ai pas (encore ?) le courage de me lancer dans une préparation un peu longuette après une journée à TU. Mais peut-être que quand ces paquets déjà préparés me lasseront, je me débrouillerai pour aller chercher des légumes au marché et tout le bazar…
Vous voyez donc que je ne meurs pas de faim ! Et pour l’instant, je n’ai encore rien foiré complètement, pourvu que ça dure !

mercredi 18 mars 2009

Visite de Sarah

Après une nouvelle semaine assez inutile à TU, la visite de Sarah (accompagnée de sa mascotte Helmut – longue histoire… – ) tombait à pic. Elle m’a rejoint à Delft vendredi en cours d’après-midi après avoir trotté à Amsterdam. On a marché tranquillement dans la vieille ville, bu un verre au soleil (!) sur la grande place du marché, et ensuite à la maison je lui ai mitonné un petit plat typique : des poffertjes. Non mais en fait ça s’achète au supermarché et yapluka mettre au micro-onde et saupoudrer de 2 tonnes de sucre glace, mmmmhhh. Comme vous le voyez, ça ressemble à peu près à des mini-crêpes ou des blinis.
Samedi nous avons visité Leiden par un temps tout gris et franchement frisquet. Quand c’est devenu carrément pluvieux et que le vent s’est levé, il me semble que Sarah a bien apprécié cette particularité météorologique de la région en cette période. On a relativement suivi le walking tour « officiel », passant par de Burcht, une tour fortifiée sur une petite colline qui permet donc d’avoir une jolie vue sur la ville. Leiden est une charmante petite ville, connue pour son université de droit, qui nous ont d’ailleurs abritées et aimablement offert le café (mais ça, ils n’en savent rien) puisque c’était une journée portes ouvertes. Nous sommes ressorties passablement réchauffées, pour aller visiter un des 9 moulins de la ville : le moulin De Put (hihi). C’était très intéressant, le boulanger était entrain de faire sa farine (3 grands sacs quotidiennement, mais ça dépend des jours… N’est-ce pas Sarah ?), et étant donné qu’on était seules avec lui, il nous a tout expliqué et même fait une démonstration de l’arrêt du moulin (manuellement en tirant sur une corde), mais également de la maniabilité et du pliage des toiles sur les pales en bois. Vraiment impressionnant de voir comme quelque chose de si peu moderne fonctionne à merveille ! En bonus, le boulanger nous a encore expliqué comment il peut orienter son moulin en fonction du vent, avec une grande roue qui le fait tourner autour du pylône en bois qui tient le tout (donc ça bouge pas mal quand on est dans le moulin).Sarah et moi avons fait un arrêt à Den Haag en rentrant, histoire de voir plein de monde terminer le demi-marathon, voir le Vredespaleis (le Palais de la Paix, pour ceux qui n’auraient pas suivi depuis l’autre billet), y faire quelques photos avec les cailloux des différents pays. Sur le chemin de la gare, nous sommes tombées sur un bar/resto sympa (Havana) et Sarah a testé une autre spécialité néerlandaise, les kroketten : de la viande et de la purée frites dans de la chapelure. Rentrées à Delft en cours de soirée, on a choisi de manger dans un restaurant chinois que je voulais tester un jour, De Gouden Koets, et il s’avère qu’il est super bon ! Forcément, j’ai commandé un Babi Pangang puisque c’est mon étalon ici (passé le test haut-la-main !) et Sarah a jeté son dévolu sur du bon canard à une sauce inconnue (vive l’aventure), Shangai choi bidule quelque chose. Après la sympathique marche digestive de 25 minutes pour rejoindre mon studio, nous nous sommes écroulées au lit en pensant à la journée qui allait suivre dans la capitale.

Dimanche, direction Amsterdam, donc ! La Venise du nord se trouve à 1h en train de chez moi, c’est parfait. On a commencé notre promenade tout en douceur, passant dans des rues pleines de coffeshops, ensuite on a parcouru la rue commerçante Kalverstraat depuis la place du Dam, s’arrêtant juste avant la fin dans un centre commercial (Kalvertoren), pour y manger un morceau tout en appréciant la vue du petit restaurant qu’il y a au dernier étage. A deux pas de là, nous avons passé le marché aux fleurs avec un petit arrêt au Magic Mushroom Gallery voisin. Nous avons ensuite rallié le musée du jour via Rembrandsplein (oooh ils ont terminé les travaux), et une longue rue où j’ai retrouvé un petit resto avec une terrasse sympa où j’étais allée il y a 1-2 an. Disons-le tout de suite, le musée n’était pas vraiment un musée… Son nom l’indique est assez clair, je crois : Heineken Experience. J’avais déjà visité cette ancienne brasserie avec Delphine il y a 3-4 ans, mais entre temps il y a eu quelques changements, donc j’étais quand même curieuse de (re)voir ça avec Sarah ! Je n’enterai pas dans les détails, mais sachez juste qu’ils expliquent l’histoire de la famille Heineken et de leur bière, de son évolution, qu’on nous apprend à déguster une bière (tiens, je n’avais jamais fait attention aux bulles qui restaient coincées sous la mousse), que grâce à notre travel buddy Helmut on a fait copain-copain avec un chinois du staff, et qu’après tant d’efforts on nous offre deux verres de Heineken. C’est donc toutes réhydratées qu’on est allée sur la Leidseplein pour immortaliser notre passage devant le Hard Rock Cafe. L’étape finale de la ballade était la traversée du quartier rouge à la tombée de la nuit, avec des madames affriolantes aux vitrines, sympa… Ou pas… Nous avons donc pas mal marché à nouveau, et malgré un retour en train plutôt longuet (changements à Leiden et Den Haag), Sarah et moi avons rejoint mon home sweet home absolument claquées, mais contentes !

Etant donné que beaucoup de boulot m’attendait à TU lundi (pour rien, mais ça je ne le savais pas encore… Bref !), avec Sarah on s’est quittées devant mon bâtiment assez tôt, elle rejoignant la gare pour se diriger à Rotterdam avant de prendre l’avion, moi retournant au charbon pour une semaine qui s’annonçait tout aussi fructueuse que les précédentes… Même si le weekend m’avait vraiment crevée, je suis encore sortie lundi en début de soirée à Doerak pour marquer le coup avec Ivan, un Italien de ma student room qui venait de terminer brillamment sa thèse de master. Hier j’ai passé un après-midi à la Desperate Housewives, entre lessive, vaisselle et putz : super. Et là, je suis peut-être sur le point de partir au Ruif… Comment ? « Dormir » ? Mais pourquoi donc ?...

Et nouvelle de dernière minute pas réjouissante du tout : mon portable est extrêmement lent à démarrer et il fait un drôle de bruit. Je crains qu’il ne claque dans les heures/jours/semaines à venir…

vendredi 13 mars 2009

Rotterdam, et Delft à vélo

Vendredi soir, comme « prévu », le coup de la fiesta espagnole était plus que foireux. Avec Julien, on s’est retrouvés chez François à 23h30, puis on a bougé chez Sofia avec Peter, pour finalement décoller vers la party à 1h45 ! Fête qui s’est avérée bien pourrie dans un endroit plutôt minable, avec un son grésillant, mais au moins la bière n’était pas chère… Ce qui ne m’a pas retenue plus d’une heure…

Samedi après-midi, direction Rotterdam. Sans but particulier : promenade et repérages toute seule comme une puisque le plan des autres était boiteux et qu’on n’avait pas le même timing. Au bout de 2h de marche (ok j’avoue que je suis aussi entrée dans quelques magasins !) en suivant la carte donnée par l’office du tourisme (ce Rondje Rotterdam est un tour très bien indiqué en ville), j’en avais déjà marre. Il faut dire que le temps tout gris n’était pas encourageant, et que cette ville ne me parle pas plus que ça... Je peux me permettre le luxe d’attendre de meilleures conditions météo pour continuer cette balade, puisque c’est à 20 minutes de Delft, et ainsi marcher à travers la ville et voir à peu près tous les trucs « importants », ce qui se résume pas mal à une longue ballade architecturale. En effet, la ville a été quasi complètement bombardée durant la deuxième guerre mondiale, et il a donc fallu tout reconstruire. Les Néerlandais étant des gens très ouverts, ils se sont dit que tant qu’à faire des nouveaux bâtiments, soyons fous, construisons-en des tout modernes ! Il n’y a donc pas vraiment de centre historique à Rotterdam. Mais je dois dire que cette grande ville ne m’a pas charmée du tout, elle est à mes yeux qu’un vaste chantier, avec des musées qui ne m’intéressent pas a priori. Je reviendrai donc pour compléter mon tour, mais je ne pense pas passer plus de temps que ça à Rotterdam, sauf occasions particulières.
Dimanche, à mon premier réveil (…), il faisait vraiment moche. J’ai donc continué mon dodo un peu, et miracle à mon deuxième réveil : il fait hyper beau ! J’en ai profité pour aller respirer un peu d’air frais pendant 2h en bravant les violentes bourrasques de vent à vélo, histoire d’aller faire le tour de la vieille ville de Delft et y prendre une centaine de photos avec un ciel tout bleu sans nuages. J’aime décidément beaucoup cette petite ville, toute vieillotte mais si cosy. Une magnifique cité d’étudiants !
Mon vélo, justement… Parlons-en !
Je ne l’ai pas baptisé, mais je l’appelle très délicatement « ma carcasse ». D’après moi il est tout pourri, d’après ma tante c’est le luxe. Freins torpédo (rétropédalage, quoi), une roue qui tourne plus ou moins rond, une selle pas franchement agréable, une seule vitesse (c’est standard), un petit cadenas intégré, et surtout une superbe lampe avant rouillée et dont le fil sectionné pend fièrement. Ca c’est de la bécane !
Faire du vélo ici, c’est un peu Paris-Roubaix : il y a des pavés (plus au moins bien posés) partoooouuut, ça me crève ! Le plus vicieux, c’est la longue ligne droite de passé 600m un peu défoncés dans ma rue. Heureusement qu’entre temps j’ai trouvé un chemin alternatif avec une piste cyclable adaptée.
Autre chose : c’est horrible le torpédo ! Tu ne sais jamais quand/si tu vas t’arrêter !!! Et le freinage d’urgence risque d’être une espèce de cascade, puisque je ne peux pas poser le pied parterre sinon je ne freine plus. Mais si je freine, faut que je pose le pied parterre, sinon je tombe. Vous voyez le dilemme qui m’attend ?! (Enfin… « Qui m’attend »… Disons que j’ai testé hier soir et que j’ai bien évidemment fini par m’étaler très élégamment… Hihi)
« Mais pourquoi est-ce que tu ne customises pas ta carcasse, au lieu de te plaindre ? » me direz-vous. C’est tout réfléchi, en fait. Le but du jeu, c’est de ne surtout pas tuner son épave, histoire de ne pas donner de raisons à des boulets de me l’ « emprunter ». D’ailleurs, avec mon système de freins pourave, l’ex-dynamo au fil arraché bien en évidence et ma selle absolument tape-cul, il faudrait vraiment être un blaireau fini et/où absolument désespéré pour me le voler ! N’empêche, je fais tout de même partie des pessimistes qui investissent dans le cadenas plutôt que dans le vélo parce qu’ils partent dans l’optique que, durant leur séjour, ils vont devoir se payer plus d’un vélo. Disons que si je ne me fais pas voler ma bécane, je pourrai m’estimer heureuse. Mais là, je crois que ma carcasse est relativement assez dissuasive. Positive attitioude !

Pour résumer ma semaine : mis à part mon travail qui me frustre énormément (rien ne fonctionne comme je veux…), tout va bien dans le meilleur des mondes. Et le vélo, c’est toute une aventure !

Faute de mieux, les photos de mes ballades sont sur facebook… Si vous n’y êtes pas, envoyez-moi un mail pour obtenir l’adresse directe.

vendredi 6 mars 2009

Routine & Den Haag

Déjà une semaine depuis mon dernier billet, eh ben ! Entre temps, ma routine s’est déjà bien installée : le matin aller d’un bon pas à TU (pas de le courage de pédaler au réveil, et je préfère largement marcher 10 minutes pour bien de réveiller qu’être sur mon vélo 5min en mode Paris-Roubaix et d’arriver KO au boulot), enchaîner les thés pendant que je travaille, prendre un lunch à la hollandaise (càd sandwiches préparés à la maison) à midi tapante, tous les 2-3 jours me taper un raid commissions en fin de journée, me faire à manger et souper devant Friends/Joey (saison 4, diffusée en anglais sous-titré néerlandais parce qu’ils ne doublent pas les films etc) et le TJ suisse sur TV5, sortir suivant la motivation et les multiples fêtes (et au Ruif les mercredi soirs) et dormir 6h-7h avant de commencer une nouvelle journée. Et le weekend, je tâche de visiter les parages du, plus tard, j’irai un peu plus loin, genre à Amsterdam) et de sortir encore.

Prenons le weekend passé, par exemple.
Vendredi soir, il y avait une grosse fiesta à TU, dans le hall et la cafeteria de l’Aerospace Engineering, organisé par les étudiants de l’institut. Etant donné qu’ils nous ont saoulés toute la semaine précédente en monopolisant l’atelier pour y faire de la peinture, on était assez curieux de voir le résultat, sous le thème Cuba Libre. Alors si on connaît Balélec, c’est tout mignon, tout petit, et si simple à organiser ! Enfin bref, j’ai trouvé moyen et je ne suis décidément pas fan de ce genre de soirées. Surtout avec un mal de crâne…
Le samedi était studieux (et relativement productif) à Delft. Rien de bien transcendant.
Dimanche était consacré à la visite de musées à Den Haag (La Haie) et une vaste balade. J’étais déjà sur mon vélo pour aller à la gare avant 10h, vous vous rendez compte ?! Je suis arrivée au Gemeente Museum pour l’ouverture à 11h (eek). De l’extérieur, c’est un bâtiment plutôt moche et vieillot, et une fois dedans on se rend compte que c’est agencé disons euh spécialement. Globalement, j’ai été bien déçue par l’exposition principale « XXth Century » (dont c’était le dernier jour), mais en plus des peintres que j’aime bien (comme Mondriaan – qui a fait autre chose que des lignes et des carrés, grande révélation en ce qui me concerne (voir ci-contre) – , Van Gogh ou Kandinsky), j’y ai découvert des autres avec un style qui me plaisait bien : Karl Schmidt-Rotluff (Women in green), Herman Max Pachstein (Landscape at Dangast), Jan Toorop (Kanaal in Middelburg-Vlissingen), Robert Delauney (Cercles simultanés). Il y avait aussi quelques salles avec un chouette thème « Love ! Art ! Passion ! », où des œuvres de couples d’artistes ayant collaborés était exposées : Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, ou Hans Arp et Sophie Taeuber (que je ne connaissais pas). Pardon pour la looongue liste, ce n’était pas pour vous barber (quoique !), mais ça me servira surtout d’aide-mémoire. En sortant du musée, je me suis dirigée vers le Vredespaleis, qui abrite entre autres la Cour Internationale de Justice des Nations Unies, où il y a une flamme de la paix entourée de pierres provenant de tout plein de pays. Pour compléter ma journée culturelle, je suis allée au Panorama Mesdag. Qu’est-ce ? Au XIXème siècle, Hendrik Willem Mesdag a peint une immense fresque de 360° sur plus de 10m. Le paysage est vraiment beau (la mer, les dunes et le village de Scheveningen) et la peinture est très joliment mise en scène. Finalement, c’est ce tout petit musée qui m’a le plus plu ! Avant de rentrer chez moi, j’ai encore marché pas mal dans les rues commerçantes and vers les jolis Binnenhof et Mauritshuis (avec des bâtiments modernes au loin). Bref, j’ai fait quelques kilomètres !


Vu que ma semaine était plutôt longue à TU (et à peu près pour rien, au final… Youpie…), je vais bien me changer les idées ce weekend. Ce qui est prévu (mais va changer mille fois, comme d’habitude ici), c’est de rejoindre une fiesta avec des Espagnols ce soir et d’aller à Rotterdam demain avec les Québécois.


Je suis toujours à la recherche d’une alternative à Picasa pour mes photos… Flickr peut-être ??